Les astres pourpres [PV Candice Eizen]
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MessageSujet: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Jeu 2 Mar - 16:39

Dimma Dökkhönd

Sélène… Encore ? Mais combien de fois vais-je devoir te tuer ?!

Les astres pourpres
L'imposante cathédrale de l'Église Blanche se dressait majestueusement au centre du paysage. La pâleur immaculée de ses pierres ressortait du ciel nocturne, tandis que sa taille colossale obstruait jusqu'à la lune.

Dimma patientait silencieusement dans une ruelle, à l'abri des regards, en compagnie de Stirbjórn et de quelques-uns de ses miliciens.

C'était une heure où la population était rentrée dormir chez elle, et où les hommes de l'ombre prenaient le relai dans la vie trépidante de Satkaon. Ces hommes de l'ombre qui œuvraient pour cette association d'écoliers naïfs qu'étaient les Insoumis, ou ceux qui œuvraient honnêtement à rendre le monde meilleur grâce à Rautt Stjarna.

Dimma leva les yeux et fixa la voûte céleste, se demandant comment il avait bien pu avoir l'idée de renommer sa milice Rautt Stjarna, l'étoile rouge. Il lui semblait que cette pensée lui avait traversé l'esprit alors qu'il était en train de boire un thé et de lire un livre tandis que Stirbjórn l'avait pressé sur le sujet, soi-disant parce que les miliciens n'avaient pas d'identité. Dimma préférait davantage le concept de ne pas avoir de nom, car celait rendait son ambition insaisissable, intangible… indestructible. Il craignait vraiment que l'identifier sous un nom ne finisse par faire plus de mal que de bien.

Stirbjórn se révélant toujours plus insupportable sur la question, Dimma avait fini par craquer et lui donner le nom de l'étoile rouge dans son islandais natal, bien que cela fût si longtemps qu'il ne le pratiquait plus qu'il n'était même pas sûr de l'orthographe ni de la grammaire correcte. Néanmoins, Stirbjórn était satisfait. Heureusement, car Dimma ne se voyait pas tergiverser davantage sur un sujet aussi secondaire. Et heureusement qu'il s'en était chargé lui-même, car les idées de son lieutenant n'étaient pas bien brillantes : les Karma Bros, la Société Secrète, la Ligue d'Injustice, ou, le plus idiot de tous, la Kabbale.

La silhouette diffuse d'une femme se détacha de l'ombre menaçante de la cathédrale. Elle courait comme si l'Enfer était à ses trousses, un imposant incunable calé tant bien que mal sous son bras gauche. Au moment où elle allait dépasser Dimma, celui-ci l'attrapa par l'épaule. Elle poussa un cri de surprise et se cacha aussitôt près des miliciens.

— Je l'ai, Maître.
— Montre-le-moi.


Stirbjórn intervint d'un bond.

— A-ta-ta-ta, pas si vite ! Quel est le code ? Prouve-nous que tu es bien des nôtres !

La femme le regarda d'un air confus.

— Mais enfin… on s'est vus ce matin, mon lieutenant. Je…
— Le code !


Dimma soupira d'agacement et, d'un geste, invita la femme à se soumettre à la requête de Stirbjórn, l'esprit brillant chez qui le code secret pour se reconnaître trouvait son origine.

L'échiquier est le monde, les pièces sont les phénomènes de l'univers, les règles du jeu sont ce que nous appelons les lois de la Nature. Le joueur qui me fait face nous est invisible. Nous savons qu'il joue toujours avec justesse et patience. Mais nous savons aussi, à nos dépens, qu'il ne commet pas la moindre erreur, et profite de la moindre faute. C'est bon, j'ai juste ?

Dimma hocha la tête. Stirbjórn allait renchérir une idiotie de plus, mais son maître l'en empêcha en scellant sa bouche du bout du doigt sur les lèvres. Depuis qu'il l'avait entendu dire cette citation une seule fois à "Noctis-sama", Stirbjórn en était devenu un adorateur inconditionnel. Cela valait toujours mieux que ses idées farfelues sur l'étrange relation homosexuelle qu'il lui avait prêtée avec le dragon. C'était ridicule : Dimma n'était pas attiré par les roux.

— Montre-moi le livre, Sagna.
— Le voici, Maître.


Et cette manie de l'appeler Maître à tout bout de champ…

Dimma s'empara du volumineux volume et l'ouvrit au milieu pour l'examiner brièvement. La noirceur de la nuit ne favorisait pas la lecture, mais il s'y attarderait de toute façon une fois en sécurité au repaire. Il referma l'ouvrage.

— Allons-y.
— Non, Maître. Je reste en arrière. Les inquisiteurs me cherchent.
— Je ne vois pas de meilleure raison pour déguerpir, alors, Sagna.
— Bénissez-moi, Maître. Ainsi, je saurai leur résister.


Au moins Stirbjórn avait eu raison sur un point : identifier la cause sous un nom unique avait redoublé la foi de ses miliciens. Sagna était à peine arrivée parmi eux qu'elle souhaitait déjà se sacrifier. Et Dimma consentait à cette abnégation totale de l'être. La femme s'agenouilla et écarta les bras. Dimma apposa l'index et le majeur sur son front, et lui effaça la mémoire.

— Va, Sagna. Tu ne seras pas oubliée.

La femme sourit, se releva, et retourna en courant vers la cathédrale.

— Allons-y, maintenant.

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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Jeu 2 Mar - 22:08

Candice
Eizen

Dimma
Dokkhond

Les astres pourpres
Je me sens bien la nuit... C'est un des seuls moments où on peut espérer une tranquillité. Ce silence si appréciable, une solitude assouvie... Avec tout ce genre de qualité, ça me pousse à me coucher tout le temps tard. Et puis en vue de ma situation actuelle le soir me fait réduire les risques de me faire repérer par les inquisiteurs, enfin, je crois... Quoi qu'il en soit je trouverai toujours un prétexte pour préférer la nuit au jour. Donc comme à mon habitude, je suis dehors seule en pleine nuit sans lumière, un peu comme si je la craignais. Cacher dans une ruelle, les yeux fermés, j'ouvre un œil quand j’entends une conversation de deux passant. Au temple, une fille aurait volé un manuscrit et les inquisiteurs sont à sa poursuite. Je fronce les sourcils et escalade les toits pour en savoir plus, pour savoir ce qu'il se passe vraiment. Je me faufile de toit en toit jusqu'au temple et vois qu'il y a en effet une femme avec un grimoire à la main et... Elle se fait tirer dans une ruelle ?! Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Je cours voir ce qui se passe et tout ce que j'ai pu voir, c'est un homme masqué qui pose sont index et majeur sur son front et part en courant le grimoire en main. Les inquisiteurs n'étaient pas loin, je sors de ma cachette et attrape la jeune femme par le bras, lui couvre la bouche et la cache avec moi dans une ruelle plongé dans le noir derrière une sorte de benne à ordure métallique.

Mes yeux devenant instinctivement noir pour voir dans la pénombre, je les fixe, mains maintenues à sa bouche et la relâche une fois qu'ils sont éloignés. L'inconnue respire bruyamment visiblement effrayé et réagit comme si je l'avais empêché de respirer. Mêlant toute hypothèse, je la regarde droit dans les yeux et attends qu'elle se calme pour lui adresser la parole.

« L'homme masqué, il est avec toi ? »

La jeune femme semble perturbée et complètement déboussolée.

« C... Comment ? »

Je fronce les sourcils et tente d'être plus claire. 

« Je ne ferais de mal à personne, je suis juste venue vous aidez. Vous venez de voler un grimoire dans le temple. Vous étiez, du coup, poursuivi et un homme masqué et parti avec ce que vous avez pris. Est-ce qu'il était avec vous ? »

Complètement choqué, elle se met à trembler.

« Mais de quoi vous parlez ?! Je n'ai rien à voir avec ce que vous dites ! Vous-vous trompez de personne ! »

Elle s'en va en courant. Je la laisse partir comprenant vite que sa mémoire était effacé et que par évidence cet homme n'était pas avec elle. Je me mets alors à sa poursuite me souvenant de la direction par laquelle il a fui et m'aide de ma connaissance des lieux pour le rattraper par des petits raccourcis encore et toujours plongé dans le noir. C'est seulement quand je commence à le voir de très loin que j'utilise un portail de téléportation pour apparaître dans une ruelle qui donne lieu droit sur lui pour lui couper la route. Ne voulant pas le perdre de vue, je ne tarde donc pas à leur coupé la route les yeux encore noirs et le sabre de mon père prêt à sortir de son fourreau. 

« Donnez-moi ce grimoire. Elle appartient à la personne dont vous lui avez effacé la mémoire pour mieux la voler. » 

Mon ton été sec et froid.

« Nous gagnerons beaucoup plus de temps si vous ne me forcez pas à avoir recours à la force. »
 
Gagner du temps... Je n'ai pas très envie d'avoir les inquisiteurs à mes trousses ce soir...


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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Ven 3 Mar - 15:35

Dimma Dökkhönd

Qui es-tu ?

Les astres pourpres
Le commando de Rautt Stjarna se dépêchait d'atteindre la bouche d'égout la plus proche pour échapper définitivement aux inquisiteurs possiblement sur ses traces.

Dimma s'arrêta net à une intersection, aussitôt imité par ses fidèles.

— Un problème ?
— Une sécurité.


Il donna l'imposant incunable à Stirbjórn.

— Pars par là avec la moitié des hommes. Je pars de ce côté-ci avec les autres. Nous nous retrouverons au repaire.
— Qu'est-ce qui te fait croire qu'ils te suivront toi ?
— Pourquoi suivraient-ils un sous-fifre ?
— C'est juste.
— Va.


Dimma poussa son lieutenant en avant, et fit signe à une moitié du groupe de le suivre avant d'obliquer dans l'autre direction.

Il ne parcourut pas deux cent mètres que sa prévoyance s'avéra des plus justes : une silhouette leur coupa brusquement la route. Une silhouette de femme, vêtue de sombre, les cheveux mi-longs, une épée dans un fourreau à la taille… et des yeux d'un noir absolu.

Dimma eut un mouvement de recul.

Sélène. C'était Sélène. Encore.

— Donnez-moi ce grimoire. Elle appartient à la personne dont vous lui avez effacé la mémoire pour mieux la voler. Nous gagnerons beaucoup plus de temps si vous ne me forcez pas à avoir recours à la force.

Les miliciens attendaient que Dimma réagisse, mais il demeurait parfaitement immobile, si ce n'était sur la défensive, et silencieux.

C'était Sélène Rascorb. Aucun doute n'était possible. D'abord Rasmus, maintenant elle… La famille Rascorb ne le laisserait jamais en paix… et ne resterait jamais mort.

Cependant… aucun corbeau n'avait annoncé son arrivée. Logique, puisqu'il n'y avait a priori aucun corbeau à Satkaon, mais tout de même. Et c'était étrange qu'elle ne l'ait pas reconnu. Il l'avait tuée en personne, de ses propres mains… Elle l'avait connu peut-être même mieux que Stirbjórn, alors pourquoi ne s'était-elle pas jeté sur lui tandis qu'elle avait l'avantage ?

Et les ailes ? Elle était apparue miraculeusement, or Sélène avait des ailes et volait. Quelque chose de louche se tramait.

Finalement, un milicien fit un pas en avant.

— Comment oses-tu accuser le Maître d'avoir commis un tel crime ? Sais-tu qui nous sommes ? Nous sommes l'Étoile Rouge ! Nous sommes…

Dimma l'interrompit en lui posant la main sur l'épaule.

— Je m'excuse pour cette… intervention mal placée, mon amie. Nous n'avons manifestement pas ce livre que vous recherchez, et quand bien même nous l'aurions en notre possession et nous le vous donnerions, cela ne vous serait d'aucune utilité. Puisque nous avons "effacé la mémoire" de cette personne, ce livre ne pourra lui servir en rien.

Il croisa les mains dans son dos et fit deux pas en arrière.

— Et puisque vous n'avez pas l'air décidée à partir…

Soudain, deux miliciens bondirent sur l'inconnue pour l'occuper. Pendant ce temps, Dimma récupéra deux longs bâtons d'acier que ses sbires transportaient avec eux, les emboîta, et fixa à une extrémité une dague, se confectionnant ainsi une lance.

Ses dernières pérégrinations lui avaient appris à se montrer beaucoup plus préparé qu'auparavant. Il savait ses pouvoirs actuellement scellés… néanmoins ses compétences physiques pures étaient restées au même niveau. Et avec cela, il comptait gagner tout le temps nécessaire à l'accomplissement de la mission.

— Rejoignez le repaire. Je vais me charger d'elle.

Les deux miliciens déjà engagés au combat continuaient de presser leur assaut, tandis que les autres retournèrent sur leur pas et s'en allèrent suivre le chemin de Stirbjórn.

Dimma n'espérait pas tuer cette femme. Il désirait simplement attirer l'attention d'un plus gros poisson…

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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Sam 4 Mar - 21:48

Candice
Eizen

Dimma
Dokkhond

Les astres pourpres
Je m'en suis douté et pourtant, j'ai foncé tête baissé sans réfléchir, trois contre un... Même avec ce que je viens de dire, je doute fortement qu'ils acceptent de me donner le grimoire sans rien dire, ils sont en surnombre et j'ignore encore si ce sera pour moi oui ou non un problème. Cependant, je n'ai pas plus m’empêcher que celui qui semble être le leader recul d'un pas. Pourquoi... Pourquoi est-ce qu'il a l'air de... me craindre ? Je veux bien être parfait impressionnante, voir que non pas du tout, mais enfin ! C'est mon ton sec qui lui fait peur ? Ou alors mes yeux ? Il est à Satkaon et il n'a jamais rien vu de bizarre comme mes yeux ? C'est... Vraiment bizarre. Un de ses hommes finis par agir constatant que leur chef ne réagit pas des moindres.  

— Comment oses-tu accuser le Maître d'avoir commis un tel crime ? Sais-tu qui nous sommes ? Nous sommes l'Étoile Rouge ! Nous sommes…

Je fronce les sourcils. Maître ? Il vient de l'appeler... Maître ? Ce mec a besoin de remonter son ego au point d'exiger de se faire appeler maître ? Bordel, c'est tellement ridicule... Pourquoi pas l'appeler Dieu tant qu'on y est genre Kami-sama digne des histoires raté imaginé par une gamine de 12 ans. Le chef finit par interrompre en lui touchant l'épaule tandis que moi, je reste sur mes gardes ma main empoignant mon sabre. 

— Je m'excuse pour cette… intervention mal placée, mon amie. Nous n'avons manifestement pas ce livre que vous recherchez, et quand bien même nous l'aurions en notre possession et nous le vous donnerions, cela ne vous serait d'aucune utilité. Puisque nous avons "effacé la mémoire" de cette personne, ce livre ne pourra lui servir en rien.

Mon amie... Ce surnom me fait étrangement grincer des dents. Et pour couronner le tout, il se moque de moi. Il recule un peu, je commence à sortir légèrement mon sabre. 

— Et puisque vous n'avez pas l'air décidée à partir…

Ces deux hommes finissent par se jeter sur moi. Je pointe la paume de ma main au sol vers mes pieds. Le sol se met à onduler légèrement et je disparais soudainement, comme si je tombais d'un trou pour réapparaître derrière ses hommes comme si je sortais du sol qui présente ces mêmes signes légers de vague. Je sors enfin mon sabre de mon fourreau et blesse mes ennemis en plus coupant le dos, une blessure pas bien grave mais suffisante, j'espère pour le dissuader d'abandonner. 

— Rejoignez le repaire. Je vais me charger d'elle.  

Visiblement, non. Je remarque très rapidement la pseudo lance qu'il s'est fabriqué. Je hausse un sourcil, et mets à l'évidence qu'il y a de fortes chances que ce ne soit pas lui qui a le livre. Je ne l'ai pas vu contre ceux qui partent et il n'a aucun intérêt à rester seul avec moi s'il était en possession du grimoire. De plus, il me semblait qu'il était plus nombreux que ça quand je l'ai vu effacer la mémoire de cette pauvre fille... En position d'attaque, je murmure.

« Vous en personne ? Trop aimable... »

Je regarde autour de moi pour vérifier que nous ne soyons pas repérés par les inquisiteurs et surtout trouver une échappatoire si jamais ils arrivent. Je fixe les yeux vers le sol et fais un léger sourire trouvant solution à mon dilemme. Je fixe de nouveau l'homme masqué de mes yeux noirs.

« Pourquoi perdre votre temps avec moi mh ? Vous auriez très bien pu les rejoindre... Sur de vous comme vous avez l'air... Et plus qui est en surnombre par rapport à moi. »

Ce mec est étrange. Je plisse les yeux et demande sèchement.

« Où se trouve le reste de votre misérable équipe ? »

Ne m'attendant pas à ce qu'il coopère, je garde mon sabre en mains et ne le quitte pas du regard. Au moindre geste qu'il fera, j’agirai en conséquence. 


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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Lun 6 Mar - 14:28

Dimma Dökkhönd

Qui es-tu ?

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La femme disparut soudain dans le sol, ressortit derrière les miliciens, ascendant comme si elle était sur un chariot élévateur souterrain, et les mit hors combat d'un simple geste de sa lame.

Étrange capacité…

— Vous en personne ? Trop aimable…

Dimma fronça les sourcils derrière son masque. Ce sabre… Il le connaissait. Il l'avait déjà vu. Il en reconnaissait la garde, la poignée, la lame encore vibrante…

Et ces yeux d'un noir total qui le fixaient en permanence. Ces yeux vides de toute émotion.

— Pourquoi perdre votre temps avec moi, mh ? Vous auriez très bien pu les rejoindre… Sûr de vous comme vous avez l'air… Et qui plus est en surnombre par rapport à moi.

Au moins cette femme savait-elle compter, c'était déjà un soulagement. Dimma n'espérait pas se lancer dans une joute verbale, mais c'était toujours plus agréable que d'avoir affaire à des crétins finis comme Lev, le chimpanzé Rock ou cette petite prétentieuse de Marlyse.

— Où se trouve le reste de votre misérable équipe ?

Dimma se mit en garde, tendant en avant sa lance improvisée pour tenir l'inconnue en respect.

— Cette confiance, ce ton de défiance, cette maîtrise de l'épée… J'imagine qu'on peut appeler cela la fougue de la jeunesse. Vous me semblez bien jeune pour vous promener aussi tard dans les rues de Satkaon. Ce n'est pas un lieu convenable pour les jeunes femmes telles que vous. Où sont donc vos parents ?

Il remarqua une échelle contre le mur du bâtiment de droite, quelques mètres derrière son opposante. S'il pouvait l'atteindre, il serait en mesure d'amener l'échauffourée sur le toit, et par conséquent de se mettre en pleine vue des inquisiteurs.

Pour ce faire, le plus sage était de provoquer cette attaquante, de la pousser à l'erreur, voire à la faute, qu'il saurait facilement mettre à profit. Et puis, il n'y avait aucun mal à être civilisé, surtout en ces temps troublés par la haine et la dissension interne.

— Je ne vous le cacherai pas, vous me rappelez fortement quelqu'un de mon passé. C'est comme si cette personne… harcelait mon esprit. J'imagine que vous voyez. Une sorte de fantôme, dont le corps s'est volatilisé depuis longtemps. C'est amusant, votre présence ici fait remonter à ma mémoire quelques souvenirs que je pensais engloutis dans mon subconscient.

Dimma fit tournoyer sa lance à la verticale. La lame heurta de plein fouet le sabre de la jeune femme, pour la déséquilibrer, puis Dimma s'accroupit et glissa l'autre extrémité de son arme entre les jambes de l'inconnue et fit levier, la faisant tomber par terre. Suite à cela, il se précipita vers l'échelle et commença à escalader le bâtiment.

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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Mar 7 Mar - 22:58

Candice
Eizen

Dimma
Dokkhond

Les astres pourpres
Je ne peux pas approcher directement de l'homme masqué à cause de sa lance et à première vue, je ne vais rien tirer de lui en tentant une simple discutions et ses dires me le confirment. 

— Cette confiance, ce ton de défiance, cette maîtrise de l'épée… J'imagine qu'on peut appeler cela la fougue de la jeunesse. Vous me semblez bien jeune pour vous promener aussi tard dans les rues de Satkaon. Ce n'est pas un lieu convenable pour les jeunes femmes telles que vous. Où sont donc vos parents ?

Au début, je soupirai d'agacement et je finis par grincer des dents exprimant ouvertement de la colère sur mon visage et sans doute dans le regard. Des parents... J'aurais tellement aimé pouvoir jouir d'en avoir encore. Connaître ma mère... Qu'elle soit avec nous et notre père... Mais le destin en a décidé autrement. Comme si notre famille est condamnée à de tristes sorts qui s’enchaînent sur d’innombrable malchance. Je ne peux pas m’empêcher de murmurer. 

« Franchement... Ta gueule... »

Je serre mon emprise sur mon sabre alors qu'il continue. 

— Je ne vous le cacherai pas, vous me rappelez fortement quelqu'un de mon passé. C'est comme si cette personne… harcelait mon esprit. J'imagine que vous voyez. Une sorte de fantôme, dont le corps s'est volatilisé depuis longtemps. C'est amusant, votre présence ici fait remonter à ma mémoire quelques souvenirs que je pensais engloutis dans mon subconscient.

Je perds peu à peu patience, il est de plus en plus difficile pour moi de me contenir. Je ne sais pas grand chose de ma mère, je connais seulement une histoire dont un Aldrich nous poursuivait pour nous tuer enfin les tuer. Rien d'autre, et ses dires seraient presque un sous-entendue que ça pourrait être lui, mais comment en être sûr ? Il est masqué et je ne l'ai jamais vu, je ne connais que son nom et ses manières. Je n'ai d'ailleurs pas eu le temps de lui répondre bien trop préoccuper par mes suppositions et mes dires. Et si je ressemblais tout simplement à une personne qu'il a déjà vue ? Et que ça n'a aucun rapport avec ma mère ? Pourtant... D'après mon père, je suis ressemble beaucoup... Perdu dans les pensées, je reviens très vite sur terre quand je sens mon sabre se faire percuter. Ne le lâchant pas pour autant mon arme et contre de justesse son attaque vers l'entre-jambe, mais tombe malgré moi lorsqu'il tire sa lance vers lui. 

Je le vois fuir vers une échelle et commencer à grimper. Je peste en me relevant et sans réfléchir utilise une fois de plus mes portails de téléportation d'une manière plus vive. Je tends ma main en face de moi jette un coup d’œil vers lui et cours pour soudainement apparaître devant lui dans les airs fronçant droit sur lui. Déterminé, je donne un coup de sabre sur sa lance dans le but de la dégager de mon objectif et saisie la gorge de ma main de libre mon opposant. Ma chute nous fait (normalement) tomber au sol. À califourchon sur lui le sabre toujours sur sa lance, j'oublie complètement mon objectif principal.

« Quel est son nom ? Cette personne à qui je vous fais penser... QUEL EST SONT NOM ?! »

Obnubilée par le doute de la réelle identité de celui qui se trouve en face de moi, je serre mon étreinte dans pensé que ça puisse l’empêcher de parler.

« ET VOUS REPONDEZ CETTE FOIS ! »

Une lumière de réflexion jaillie de mon esprit et je dégage ma main de son coup pour maintenir son seul bras de libre au sol. Mes yeux restent noirs et le fixe sans relâche jusqu'à ce que je puisse enfin avoir une réponse. Mais s'il s'agit réellement de ce Aldrich... Je le tue. Quoi que... Personne ne sait si elle est réellement morte... C'est pour ça que papa voulait partir d'ici, pour s'assurer qu'elle soit en vie et qu'on soit de nouveau une famille. Mais s'il est ici en tant qu'Aldrich ce n'est pas par pur hasard... Et maman serait sans doute de retour ici depuis... Depuis au moins, sa venue à lui... Elle sait que nous sommes ici.


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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Dim 12 Mar - 12:39
 

Dimma Dökkhönd

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Dimma avait déjà escaladé la moitié du bâtiment quand il décida de se retourner brièvement pour jeter un coup d'œil en contrebas.

La fille s'était volatilisée.

— Qu'est-ce que…

Il redirigea son attention devant lui, et s'aperçut avec effroi que son adversaire lui tombait droit dessus, son sabre en avant. Pris de court, il leva sa lance dans l'espoir d'une protection. La brutalité de l'entrechoquement le fit lâcher prise, et la femme l'entraîna avec elle dans sa chute. Ils s'écrasèrent lourdement au sol.

L'armure absorba une partie du choc, mais trop sonné pour réagir, Dimma se laissa dominer. Son opposante était assise sur lui, coinçant la lance sous son sabre et le tenant par la gorge.

— Quel est son nom ? Cette personne à qui je vous fais penser… QUEL EST SON NOM ?!

Elle resserra sa poigne et Dimma laissa échapper un hoquet de surprise. Son cerveau fonctionnait à mille à l'heure, essayant de trouver une issue à cette impasse embarrassante.

— ET VOUS RÉPONDEZ CETTE FOIS !

Soudain, la fille le relâcha pour maintenir plutôt son bras encore libre au sol. Dimma passa les secondes suivantes à reprendre son souffle.

— Pourquoi… finit-il par crachoter, pourquoi vous accrocher à un détail ? À une éphémérité ? Cela n'a aucun sens. Vous ne connaissez pas cette personne, vous ne me connaissez pas moi, en quoi cela vous avancera-t-il en quoi que ce soit ? Vous paraissez être une jeune femme plein de talent et de compétence alors, quand bien même vous connaîtriez cette personne, quand bien même vous connaîtriez ce nom… à quoi bon rester orienté vers le passé ? Vous semblez avoir à peine vingt ans et vous parlez comme une arrière-grand-mère acariâtre qui a déjà tout fait et tout vécu.

Il lâcha soudain sa lance et attrapa la main de son adversaire, lui envoyant une douloureuse impulsion électrique, puis employa ses forces restantes à la déstabiliser et à la faire tomber par terre, empoignant au passage le sabre si précieux.

Profitant de ce court répit, Dimma, debout, inspecta la lame.

C'était bien celle qu'il connaissait.

— Thibalt… murmura-t-il.

Il leva les yeux vers le ciel, comme à la recherche d'une réponse divine.

— Tu es ici… bien entendu… C'est pour cette raison que je n'ai trouvé que Sélène…

Il reporta son regard sur la jeune femme.

— Donc cela ne veut dire qu'une chose… vous êtes…

Dimma éclata soudain d'un rire bruyant. Ce fut si brusque que même lui s'en trouva surpris. C'était la première fois depuis très longtemps que les échos d'un rire franc se déployaient dans sa gorge, comme s'il s'agissait d'une capacité depuis longtemps oubliée qu'il venait de réacquérir après des années de convalescence.

— Tu fais partie de la famille. C'est évident. Tu n'es qu'un autre rejeton du professeur Horror. Qui aurait pu le croire ? Et qui es-tu donc, jeune fille ? La sœur cachée de Sélène et de Rasmus ? Une autre enfant de cet orphelinat lointain ?

Il garda la lame contre lui, croisant les bras.

— Je suis curieux de savoir, pour tout te dire.

Néanmoins, sa jovialité le quitta et il se rembrunit, récupérant son ton habituel. Thibalt était ici. Il lui avait déjà fait office d'épine sous le pied une fois, il y a longtemps… il ne le laisserait pas recommencer.

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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Lun 13 Mar - 18:54

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Et si c'était lui ? Et si c'était lui... L'homme qui pourchassait mes parents et sans doute tué ma mère... Qu'est-ce que je serais censé faire. J'ai toujours été tellement obnubilée par ma vengeance contre le pontife que je n'ai jamais pensé à une telle éventualité. Du coup, dans le fond, je ne voulais pas y croire. Croire que ce n'est pas lui m'arrange malgré la question que je lui pose. Au moindre doute, j'aurais pût le tuer, qu'est-ce que ça m'aurait coûté apart avec en plus de ça la police sur le dos si jamais je me fais prendre ? Savoir, ne pas savoir, tout ce mélange dans ma tête. Un peu comme une panique total, comme si mille personnalités surgissent de nul part donne soudainement leur avis sur la situation. 

— Pourquoi… pourquoi vous accrocher à un détail ? À une éphémérité ? Cela n'a aucun sens. Vous ne connaissez pas cette personne, vous ne me connaissez pas moi, en quoi cela vous avancera-t-il en quoi que ce soit ? Vous paraissez être une jeune femme plein de talent et de compétence alors, quand bien même vous connaîtriez cette personne, quand bien même vous connaîtriez ce nom… à quoi bon rester orienté vers le passé ? Vous semblez avoir à peine vingt ans et vous parlez comme une arrière-grand-mère acariâtre qui a déjà tout fait et tout vécu.

Une colère monte doucement, frustré de ne pas avoir ma réponse de suite.

« Je t'ai dit de répondre ! Putain ! Pas de poser d'autres questions et encore moins de me donner ton avis ! »

À peine, je finis ma phrase que je remarque à peine son geste. Il lâche sa lance pour saisir mon poignet. Alors que je m’apprêtais à agir, je sens soudainement un courant électrique très douloureux. Je gémis de douleur et me retrouve désarmé au sol tandis que mon adversaire ce lève ne se gênant pas de saisir mon sabre pour mieux le regarder. N'étant plus concentré à quoi que se soit, mes yeux reviennent à la normale, de couleur bleue. 

« Lâche ce sabre ! »

Ce sabre est tout ce qui me reste de mon père, alors que je me lève pour lui donner un coup-de-poing en pleine figure, je me stoppe en pleine course à cause de son murmure.

— Thibalt…

Il connaît mon père... Et il a... Reconnue, son sabre ?! Les yeux ronds comme des billes, je tente de me calmer. De nouveau paniqué dans ma tête, je reste immobile comme figé, un peu comme si une force invisible me retient de faire quoi que se soit contre lui. 

— Tu es ici… bien entendu… C'est pour cette raison que je n'ai trouvé que Sélène…

Mon cœur fait un bon lorsque j’entends le nom de ma mère. Cet homme connaît mes parents, sans trop savoir dans quel contexte. Mais papa m'a seulement parlé d'un Aldrich qui voulait leurs morts. Il ne m'a pas signalé d'autre rencontre amicale. Ce pourrait-il que se soit lui alors ce Aldrich ? Mais dans les descriptions de mon père, il ne portait pas de masque ? Ma gorge se serre, je ne sais pas quoi penser de ces dires et de sa situation envers mes parents. Il finit par me regarder de nouveau alors que je reste figé et complètement plongé dans mes pensées et surtout hypothèses en tous genre.

— Donc cela ne veut dire qu'une chose… vous êtes…

Je le fixe à mon tour sourcils froncé calmant au mieux ma respiration quand il se met à rire. Non mais... Qu'est-ce qu'il y a d'aussi drôle ?! Je serre la mâchoire et tente de me calmer pour avoir une réaction bien plus censée. Qui sait... Me voir en colère ou paniqué, c'est peut-être ce qu'il veut. 

— Tu fais partie de la famille. C'est évident. Tu n'es qu'un autre rejeton du professeur Horror. Qui aurait pu le croire ? Et qui es-tu donc, jeune fille ? La sœur cachée de Sélène et de Rasmus ? Une autre enfant de cet orphelinat lointain ?

Dans tous les cas, j'ai la réponse à ma question. Je lui fais penser à Sélène, ma mère. Rien de plus logique, car d'après-papa, je lui ressemble beaucoup. Je croise les bras baisse la tête en me mordant la lèvre inférieure.

— Je suis curieux de savoir, pour tout te dire.

Je me mets à rire à mon tour, cependant mon rire était étouffé étranglé par des larmes que je retenais. Un rire qui ne ressemble à rien, pas même à un rire nerveux à cause de l'étranglement de ma gorge par les sentiments que je refoule en moi. J'inspire un grand coup, avalant toute cette panique que j'ai pu ressentir.

« Donc il s'appelait Horror... Il porte plutôt bien son nom... »

Mon père ne connaissait pas le nom du scientifique qui a fait de ma mère une femme corbeau. Je relève la tête pour le fixer de mes yeux bleus.

« Sélène... D'après mon père, elle n'a pas de sœur... Elle n'a qu'un frère qui est un corbeau... Liée par le fait qu'ils ont le même esprit ou une connerie dans le genre... »

Au fur et à mesure que je parle, je bouge discrètement mes doigts et forme mon portail de téléportation. Une fois le portail fait mes yeux deviennent de nouveau entièrement noir. Je fais un pas en avant et tombe dans un trou invisible pour me retrouver derrière son dos. J'attrape un petit couteau du revers de ma veste et la pose sur sa gorge.

« Rends-moi mon sabre ou je t'égorge vif. »

Je pose ma main libre sur la dite arme.

« La seule personne qu'on m'a citée, qui peux aussi bien connaître l'arme de mon père, c'est Aldrich. Un homme qui a poursuivi mes parents dans le seul but de les tuer. Ce n'est pas dur de comprendre par vos propres paroles, que vous avez tué ma mère... Sélène de sang-froid... »

Aillant peur de faire une bêtise en aillant des conclusions trop hâtives, je soupire.

« Après je peux très bien me tromper... Je n'avais que 2 ans à peine quand elle nous a laissés ici avec Thibalt mon père. Elle a sans doute connu des personnes qui ont tenté de l'aider brièvement... En fonction de votre réaction, je pourrais m'y faire à l'idée. »

J'appuie un peu plus mon couteau à sa gorge.

« Maintenant... Mon sabre, je vous prie. »


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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Mer 15 Mar - 16:36
 

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— Donc il s'appelait Horror… Il porte plutôt bien son nom…

C'était un nom stupide, oui. Et le pire était que Horror sûrement son véritable patronyme.

— Sélène… D'après mon père, elle n'a pas de sœur… Elle n'a qu'un frère qui est un corbeau… Liée par le fait qu'ils ont le même esprit ou une connerie du genre…

Par le fait… Évidemment. C'était bien le signe qu'elle ne pouvait que faire partie de cette famille de dégénérés. Par le fait. Combien de fois Dimma avait-il corrigé Sélène en lui expliquant qu'il y avait d'autres formulations que "par le fait" ? Des milliers.

Alors qu'il était plongé dans ces quelques réminiscences d'un temps depuis déjà longtemps révolu, Dimma sentit brusquement le tranchant d'une lame sous sa gorge. Il tourna légèrement la tête : la fille était derrière lui.

— Rends-moi mon sabre ou je t'égorge vif.

Son sabre ? Pas "le sabre de Thibalt" ? Captivant.

— Ce serait toujours plus malin que de m'égorger déjà mort, tu ne crois pas ?

Il sentit une pression sur le sabre mais ne bougea pas.

— La seule personne qu'on m'a citée, qui peut aussi bien connaître l'arme de mon père, c'est Aldrich.

Aldrich ? Voilà un nom qu'il n'avait pas entendu depuis longtemps.

— Un homme qui a poursuivi mes parents dans le seul but de les tuer. Ce n'est pas dur à comprendre par vos propres paroles que vous avez tué ma mère… Sélène, de sang-froid.

Sa mère ? Sélène était sa mère ? Mais c'était impossible, elle ne pouvait pas être si âgée que cela. Était-ce possible ? Dimma réalisait progressivement que beaucoup de temps s'était écoulé…

— Après je peux très bien me tromper… Je n'avais que 2 ans à peine quand elle nous a laissés ici avec Thibalt, mon père. Elle a sans doute connu des personnes qui ont tenté de l'aider brièvement… En fonction de votre réaction, je pourrais m'y faire à l'idée.

Elle appuya un peu plus le couteau sur la gorge de Dimma.

— Maintenant… Mon sabre, je vous prie.

Il ne desserra pas son emprise. Elle tenait le sabre par la lame, donc elle lâcherait bien avant lui.

— Tu es le portrait craché de ta mère, petite. Impulsive. Irréfléchie. Imprudente. Irrationnelle.

D'un bref geste, il toucha la main de la femme, lui envoyant une impulsion électrique nerveuse qui la força à ouvrir ses doigts, laissant tomber le couteau par terre.

Il fit volte-face sans lâche le sabre et attrapa la fille à la gorge, puis d'un balayage de jambe la fit tomber par terre. Il acheva son enchaînement en plaquant le sabre sur le cou de sa future victime.

— Et tu as aussi tous les défauts de ton père. Impulsive. Irréfléchie. Imprudente. Irrationnelle. Fascinant. Au lieu de s'annuler, tous ces défauts se cumulent. Tu es un véritable cas d'étude, jeune fille.

Il leva le sabre et le laissa tomber à plat sur la fille.

— Je n'ai pas de temps à perdre avec toi, gamine. J'ai d'autres projets que de servir de défouloir à une petite capricieuse. Je ne m'appelle pas Aldrich, et ne j'ai pas tué ta chère maman. Je pensais que tu étais une ennemie envoyée par le Pontife pour reprendre le grimoire que nous lui avons subtilisé… mais c'est évident maintenant que tu n'es qu'un chat de gouttière. Un chien errant qui a perdu son foyer.

Dimma pivota et fit quelques pas avant de s'arrêter.

— Je suis désolé pour Thibalt. Comme je l'ai dit, il avait ses défauts, mais c'était un garçon bien. Je suis arrivé trop tard pour ta mère… Et je suis arrivé trop tard pour ton père… Fais attention à toi, gamine.

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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Sam 25 Mar - 23:21

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Je ne suis pas ce genre de personne à faire des tactiques. Je n'ai jamais essayé et je ne m'en sens pas tellement capable. J'ai toujours foncé dans le tas pour improviser par la suite, je me doute bien que ça me portera préjudice un jour, mais pas aussi tôt. Il tenait mon sabre par le manche, par un réflexe stupide, j'ai tenu l'arme par la lame osant espérer qu'il lâchera mon bien pour sauver sa peau. Mais à l'évidence ce n'est pas le cas.

— Tu es le portrait craché de ta mère, petite. Impulsive. Irréfléchie. Imprudente. Irrationnelle.

Alors qu'une grande colère grandit en moi par ces mots, une seconde fois, je sens un coup électrique sur la main qui tient le poignard. Je lâche un râle de douleurs et ainsi que mon arme de fortune. Il finit par m'attraper par la gorge sans avoir le temps d'agir, je plaque mes mains contre son poignet en pestant et réfléchissant le plus vite possible à une solution. J'ai été totalement stupide est irréfléchie, lui-même le dit... Mais de là à dire que ma mère était pareille, ça me met hors de moi. Je finis au sol par un coup de pied sur mes jambes, les yeux fermés par la douleur désagréable du choc au sol, je les ouvre de nouveau dévoilant de nouveau mes yeux bleus et voit la pointe du sabre de mon père se mettre à la gorge.  

— Et tu as aussi tous les défauts de ton père. Impulsive. Irréfléchie. Imprudente. Irrationnelle. Fascinant. Au lieu de s'annuler, tous ces défauts se cumulent. Tu es un véritable cas d'étude, jeune fille.  

S'en est trop ! Il insulte ma mère et maintenant mon père ! Je commence à bouger mes mains pour me téléporter ailleurs et tenter d'attaquer à main nu. Mais il rend mon sabre en le lançant non-chaleureusement à plat sur mon corps. Je me fige sur place complètement perdu. 

— Je n'ai pas de temps à perdre avec toi, gamine. J'ai d'autres projets que de servir de défouloir à une petite capricieuse. Je ne m'appelle pas Aldrich, et ne j'ai pas tué ta chère maman. Je pensais que tu étais une ennemie envoyée par le Pontife pour reprendre le grimoire que nous lui avons subtilisé… mais c'est évident maintenant que tu n'es qu'un chat de gouttière. Un chien errant qui a perdu son foyer.

Je fronce les sourcils et range rapidement mon sabre. Selon lui, il n'est pas Aldrich, mais rien me le prouve, il peut très bien mentir. Tout ne monde ne peux pas avoir l’incapacité de sortir un quelconque mensonge comme moi. Et puis, on ne peut pas dire que jusqu'à présent il s'est montré amical avec moi, alors que je lui rappelais ma mère... Il commence à s'éloigner puis enfin de compte, il s'arrête pour me dire ces mots. 

— Je suis désolé pour Thibalt. Comme je l'ai dit, il avait ses défauts, mais c'était un garçon bien. Je suis arrivé trop tard pour ta mère… Et je suis arrivé trop tard pour ton père… Fais attention à toi, gamine.  

Je me relève sourcils encore et toujours froncé. C'est quoi ce changement de personnalité tout d'un coup ?! Il se moque clairement de moi... Il insulte ma mère, puis mon père... Et maintenant, il va me faire croire qu'il voulait les aider et qu'il est désolé de ne pas arriver à temps pour l'un ou pour l'autre ?! Fait attention à toi... Je vais lui en foutre des attentions à ce mec. Je le laisse croire que je le laisserai tranquille, mais je me sens en colère, beaucoup trop en colère pour le laisser s'en sortir si facilement. Profitant du fait qu'il soit de nouveau dos à moi, je me concentre, inspire un bon coup et bouge mes mains en direction de ses pieds. Mes yeux deviennent de nouveau noirs et l'homme masqué tombe dans mon portail de téléportation. Grimaçant un peu, étant très concentré, je lève ma main vers le haut et subitement, il apparaît dans les airs en chute libre. Je le regarde tomber d'un air haineux, alors qu'il était prêt à s'écraser au sol, je tends de nouveau ma main fait apparaître un autre portail en face de lui et le faisant apparaître au sol lui évitant tout choc par rapport à sa chute. Je le fixe un moment d'un air haineux, jusqu'à ce que mes yeux reviennent à leur couleur naturelle et lui tournent le dos avec grand mépris ne lui adressant aucun mot. Il est de toute façon totalement inutile de dire quoi que se soit quand la colère nous ronge ainsi. Tout ce que j'ai à souhaité, c'est que ses plans contre le Pontife marchent. 


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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Mer 29 Mar - 16:32
 

Dimma Dökkhönd

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Dimma n'arrivait pas à comprendre ce qu'il venait de se produire, et à vrai dire il n'arrivait même pas à aligner deux pensées cohérentes. Un instant, il était debout, l'instant d'après il était à quatre pattes par terre, avec l'impression d'avoir été retourné comme une chaussette, d'avoir senti ses organes échanger de place et d'avoir vu l'intérieur de son cerveau. Il était désormais incapable d'émettre un son autre qu'un grognement nauséeux.

Ce pouvoir de téléportation était en vérité diablement prodigieux. C'était après tout quelque chose à attendre de la part de la fille de Thibalt Eizen. Elle tenait beaucoup plus de son père que de sa mère. Sélène se serait déjà emmêlé les pinceaux et aurait trébuché, se cassant le nez sur le bitume, avant de se relever et d'implorer pardon pour sa propre bêtise.

Aussi loin qu'il s'en souvenait, Sélène avait toujours été plus suicidaire qu'utile… Peut-être que sa descendance pourrait jouer un rôle plus actif dans ses plans.

C'était quand même incroyable. Dimma ne pensait pas que Sélène savait comment se faisaient les bébés, et il imaginait encore moins qu'elle fût capable d'être mère.

Impossible.

Dans un effort surhumain, Dimma attrapa le mollet de la jeune femme et lui envoya une impulsion électrique pour la paralyser entièrement et la faire tomber par terre. Ensuite, il se traîna jusqu'à elle, et s'écroula sur son corps, tentant de la recouvrir au mieux.

L'instant d'après, un inquisiteur les survolait. Il était facilement remarquable, avec sa toge blanche et son masque d'or qui contrastait avec le noir de la nuit.

L'inquisiteur resta un instant au-dessus de la ruelle, l'inspectant avec attention et minutie, avant de détourner le regard et de poursuivre son chemin.

Dimma attendit encore un bref moment avant de se relever. Encore étourdi, il s'accouda contre le mur et reprit son souffle. La nausée le reprenait déjà.

— La paralysie va s'estomper dans une minute ou deux… finit-il par dire.

Ce qu'il venait de faire était certainement suffisamment étrange pour qu'il ne l'explique pas. Il n'avait aucun intérêt à se faire un ennemi de cette fille dont il n'arrivait pas encore à bien cerner les capacités. En se débrouillant adroitement, il parviendrait à se servir d'elle comme d'un meilleur objet que Sélène.

Comme d'une arme, précisément.

— J'ai aperçu l'inquisiteur quand tu m'as…

Il n'arrivait pas à trouver les mots, donc il enchaîna aussitôt.

— Mon armure est immunisée contre la magie. Elle me rend invisible aux yeux des inquisiteurs. Voilà pourquoi je me suis… étendu de la sorte.

Il retomba à genoux, incapable de se remettre de son traumatisme.

— Pour t'isoler de son regard. Pour qu'il ne te voie pas. Je n'ai pas réussi à protéger ta mère… ni ton père, par ailleurs… mais j'espère que ce acte ridicule a au moins commencé à payer la dette que je leur dois. Je ne te laisserai pas mourir… Pas toi.

Il retomba à quatre pattes, suffoquant et combattant la nausée.

— Maintenant si tu veux passer ta colère sur moi, plus rien ne t'en empêche. Je ne pourrai même pas riposter.

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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Ven 31 Mar - 23:16

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Je ne voulais déjà plus entendre parler de lui, partagé entre le fait qu'il soit un ami de mes parents ou le fameux taré qui a cherché à les tuer, il fallait que je rentre. Que je rentre pour m'enfermer seule et réfléchir au calme à la situation. Au départ, ce début de téléportation sur lui avait pour but de le tuer, persuader qu'il était celui qui a tué ma mère. Mais lors de la chute un doute me prend et je lui sauve la mise en faisant apparaître un autre portail qui le fait tomber pas loin de moi. Pour ma part, j'ai l'habitude de ce genre de voyage, mais lui, c'est moins sûr et quand je vois qu'il arrive à peine à ce lever... Je commence à avoir la certitude qu'il ne pourra pas me suivre. Alors que je lui tourne le dos pour rentrer chez moi, une main s'agrippe à mon mollet, les yeux écarquillés, je me retourne et vois l'homme masqué me tenir.

À peine, j'ai eu le temps de me libérer qu'une fois encore une impulsion électrique, sauf que cette fois, après celle-ci, je ne sentais plus aucun muscle fonctionner. Suite à cette sensation, je tombe au sol comme une morte, ne pouvant plus bouger ni rien faire. Une sensation horrible que je n'espère plus vivre, je me sens dans ce moment si impuissant... Si vide... Clairement comme si je venais de mourir. Seuls mes yeux parvenaient à bouger pour voir et essayer de comprendre ce qui se passe. Il rampe vers moi avec difficulté et sent avec horreur qu'il commence à s'étaler sur moi. Il me recouvre complètement, je sent son armure contre mon corps sans que je puisse faire quoi que se soit. En somme, la panique totale, surtout quand on a à faire à un personne dont on ignore tout. Je regarde alors vers le ciel comme pour supplier du regard le moindre passant qu'il puisse avoir pour qu'il me vienne en aide. 

C'est à ce moment-là que je vois l'inquisiteur, il était là, juste au-dessus de nous à rechercher quelque chose... Ou... Quelqu'un ? Je ferme les yeux persuadés que dans une situation pareille, nous étions foutus. Puis j'attends... J'attends.... J'attends.... Et constate qu'il ne se passe absolument rien. J'ouvre alors les yeux de nouveau et vois l'ennemi passer son chemin. Perturbé, je ne parviens pas encore à dire un mot. Une fois assez éloigné, l'homme masqué se dégage enfin de moi. Je ne peux pas le voir complètement par mon angle, mais je l'entendais très bien.

— La paralysie va s'estomper dans une minute ou deux…

C'est donc lui qui est responsable de cette paralysie ? Mais bordel, c'est quoi son pouvoir ?! Je n'y comprends rien ! 

— J'ai aperçu l'inquisiteur quand tu m'as…

Téléporté à l'aide de portail afin que tu comprennes que je n'ai pas, mais alors vraiment pas aimé tes propos concernant mes parents. Ça m'a mise en colère comme pas permis, tu ne peux même pas t'imaginer. Encore heureux qu'il ignore l'existence d'Alice. 

— Mon armure est immunisée contre la magie. Elle me rend invisible aux yeux des inquisiteurs. Voilà pourquoi je me suis… étendu de la sorte.

Je l'écoute attentivement ne pouvant de toute façon rien faire d'autre pour le moment. 

— Pour t'isoler de son regard. Pour qu'il ne te voie pas. Je n'ai pas réussi à protéger ta mère… ni ton père, par ailleurs… mais j'espère que ce acte ridicule a au moins commencé à payer la dette que je leur dois. Je ne te laisserai pas mourir… Pas toi.

C'est seulement après ses mots que je parviens à bouger mes bras, puis mes jambes, avec une légère douleur électrique. Doucement et sûrement, je me lève en laissant passé une légère grimace alors que mon interlocuteur tombe au sol comme si ce que je lui ai fait l'a rendue complètement HS. 

— Maintenant si tu veux passer ta colère sur moi, plus rien ne t'en empêche. Je ne pourrai même pas riposter.

Debout, je le regarde ne sachant pas trop quoi faire ni quoi dire pour le moment. Je me remémore ce qu'il a dit et soupire. Un peu comme si j'étais désolée pour lui. 

« Abandonnez l'idée de vouloir me protéger. »

Je croise les bras.

« Je ne sais pas quelle dette vous devez à mes parents... Mais oubliez l'idée de la rembourser en essayant de me protéger. Ça va vous causez plus de problème qu'autre chose. »

Je décroise les bras, m'approche de lui et m’accroupis à son niveau essayant de deviner son état malgré le masque qui cache toutes émotions.

« Le Pontife est un des habitants les plus puissants de Satkaon... Vous le savez sans doute déjà. Et bien... Il souhaite ma mort. Et s'interposer à lui seulement pour protéger ma misérable vie, c'est une idée complètement stupide. »

Je glisse mon bras sous le sien pour finir par y glisser mon épaule et le soulève comme je peux pour l'aider à ce lever. 

« Le mieux, c'est de ne pas rester ici. Je vous aide à aller dans un endroit un peu plus sûr et ensuite, je  partirai pour vous laisser tranquille. C'est plus sage je pense. »


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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Jeu 6 Avr - 13:40
 

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— Abandonnez l'idée de vouloir me protéger.

La fille de sa mère.

— Je ne sais pas quelle dette vous devez à mes parents… Mais oubliez l'idée de la rembourser en essayant de me protéger. Ça va vous causer plus de problèmes qu'autre chose.

La fille de sa mère. À nouveau. Elle régurgitait exactement le même discours, pour ainsi dire au mot près, que sa mère deux décennies plus tôt. Ou tout du moins c'était l'impression qu'elle lui donnait.

Elle s'accroupit alors au niveau de Dimma, examinant attentivement son visage masqué.

— Le Pontife est un des habitants les plus puissants de Satkaon… Vous le savez sans doute déjà. Et bien… il souhaite ma mort. Et s'interposer à lui seulement pour protéger ma misérable vie, c'est une idée complètement stupide.

Dimma ne faisait rien de stupide. Seulement du très calculé. Il en comptait pas s'en prendre au Pontife directement, pas plus qu'il se risquerait outrancièrement à sauver une inconnue sans que cela serve ses intérêts.

Tout ce qu'il avait à faire à présent était d'attendre. Tôt ou tard, le Pontife sortirait de sa chaire et commettrait une erreur. Cela serait le premier signe d'un changement à Satkaon, et il ne douterait pas que les Insoumis seraient les premiers à s'en servir pour poursuivre leur objectif court-termiste. Dimma, et par extension Rautt Stjarna, n'aurait alors qu'à marcher dans les traces de ses rivaux pour parvenir à atteindre son but sans efforts supplémentaires.

— Le mieux, c'est de ne pas rester ici. Je vous aiderai à aller dans un endroit un peu plus sûr et ensuite je partirai pour vous laisser tranquille. C'est plus sage, je pense.

La jeune femme attrapa Dimma et l'aida à se remettre sur pieds. Ce fut à cet instant qu'il réalisa qu'il ne connaissait toujours pas le prénom de la progéniture de Sélène Rascorb et de Thibalt Eizen.

De sa main libre, il agrippa le biceps de la fille et le pressa.

— Dis-moi… quel est ton nom, fille de Sélène et Thibalt ? Moi-même je me nomme Vinur.

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MessageSujet: Re: Les astres pourpres [PV Candice Eizen] Dim 9 Avr - 20:13

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Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Même si j'étais dans le doute total de sa réelle identité, il venait là à cet instant de me sauver d'un inquisiteur. Quel intérêt aurait Aldrich de sauver la fille aux personnes qu'il a traquées ? Aucun, sans doute... Enfin, je crois. Raaaah je n'en sais rien. Mais dans tous les cas, lui étant redevable du fait que, malgré son état, il m'a sauvé d'un inquisiteur. Je ne pouvais pas négliger ça et je me devais de l'aider, au moins à le mettre dans un endroit sûr et ensuite repartir de mon côté. Je l'aide donc à ce lever, lui exprimant clairement mes intentions qui me semblent les plus justes. 

Alors que pour, moi rien d'autre ne pouvait se passer, je me crispe soudainement. Depuis que j'ai rencontré cet homme tout contact physique venant de lui on toujours finit par un coup d'électricité inexplicable provocant des choses encore moins évidente à comprendre. C'est pour cette raison que je me crispe et me mets automatiquement sur la défensive lorsqu'il agrippe bien comme il faut à mon bras. Cependant rien ne se passe, pas de courant électrique ou de mauvaise surprise dans le genre. 


— Dis-moi… quel est ton nom, fille de Sélène et Thibalt ? Moi-même je me nomme Vinur.

Cette question me perturbe un peu, je ne le cache pas. En général quand on fait des présentations, c'est qu'on a l'intention ou l'envie de se revoir... Mais avec se masque... Et avec tout ce qui s'est passé, je ne sais vraiment pas si on peut le qualifier comme ça. Enfin... Après tout Satkaon est petit... Pour y avoir vécu, je peux le certifier. Le fuyant donc du regard, je lui réponds par le simple fait qu'il m'ait dit son nom aussi étrange que ça puisse paraître Vinur...

« Candice. »

Inutile de dire le nom de famille, il doit déjà le connaître. Surtout s'il a déjà connu mes parents. Sans dire un mot de plus, je le ramène donc au lieu situé et une fois déposé, je pars de mon côté à l'aide d'un de mes portails qui me fait rentrer chez moi, directement dans ma chambre. Je m’écroule dans le lit et réfléchie seule à la situation, complètement perdue. 

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