Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen]
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MessageSujet: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Dim 19 Mar - 11:57

▬ ft. Candice Eizen

Isamu Kazunaga

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Une dette ou un service ?
Ambiance
Introduction
Toujours en vue de quitté la cité de Satkaon, Isamu évalue les obstacles se trouvant face à lui. Après mûres réflexions, le Pontife semble être la première difficulté sur le chemin. S'en débarrasser est donc primordial.
Récit

La nuit était tombée depuis une petite heure quand Isamu quitta le repère des Insoumis. Vêtu de noir et encapuchonné, il se balada dans les ruelles de la Grande Place où la population s'adonnait à diverses activités aussi festives que bruyantes. Isamu n'était pas sorti pour faire la fête. Il avait un rendez-vous avec une très chère connaissance, Candice Eizen.
Cette jeune demoiselle était une vieille connaissance de l'Insoumis. En effet, Thibalt, son père, faisait parti des militants et avait longtemps combattu aux côtés d'Isamu. Thibalt était un puissant sorcier capable d'invoquer des armes à l'aide de ses tatouages et possédait un pouvoir de téléportation. C'était un puissant allié et un grand ami d'Isamu. Malheureusement, le sorcier fut tué par le Pontife laissant ces deux filles, Alice et Candice, orphelines. A ce jour, Alice travaille au théâtre en tant qu'actrice. Elle côtoie encore le Pontife mais semble ne pas vouloir affronter la dure réalité dont sa famille fait face. Quant à Candice, elle menait sa vie avec une rancune palpable pour le Pontife.
Jusque là, Isamu avait toujours préféré laissé Candice en dehors de ses manigances. Il ne voulait pas la mettre en danger, se sentant déjà coupable de la mort de Thibalt. Toutefois, elle semblait ^tre la seule personne à pouvoir l'aider à mettre en place l'assassinat du Pontife. La mort de cette odieuse personne permettrait aux Insoumis de soulever l'Eglise Blanche dans la confusion et d'ouvrir les portes de la cité. Mais bien évidemment, cela n'allait pas être une mince affaire.
Toujours à pied, Isamu s'engouffra dans une ruelle, puis une autre, puis une autre jusqu'à rejoindre une porte sur laquelle il tapa un certain nombre de fois, comme un code. La porte s'ouvrit et un homme lui tapa sur l'épaule en le saluant avant de se laisser entrer. Le lieu était une petite taverne, un peu mal famé, principalement côtoyée par les membres des Insoumis. Plutôt caché, il n'y avait pas beaucoup de risque que le lieu soit débusqué par les autorités de Satkaon.
Isamu s'installa alors à la table du fond, saluant les personnes qui traînaient là, que ce soit pour boire ou pour jouer aux cartes, et demanda au barman de lui service un verre d'alcool. Ce n'était pas du whisky mais cela s'y rapprochait un peu. Le breuvage était une concoction du barman dont la recette était évidemment secrète.
Le breuvage déposé sur la table, il en bu une bonne gorgée et plongea sa main dans sa poche pour en tirer un vieux paquet de cigarettes bien usé. Il le tapota pour constater qu'il était presque vide et soupira en extirpant une cigarette de ce dernier. Il chercha ensuite dans une autre poche et sorti une boite d'allumettes avec laquelle il s'alluma la cigarette qu'il s'empressa d'amener à sa bouche avant de tirer dessus dans un long crépitement. Il ferma les yeux, inspirant profondément la fumée et la laissa ensuite s'échapper par ses narines.
Son invitée n'allait pas tarder. Isamu avait demandé à deux hommes de main de l'escorter jusqu'ici, ce n'était qu'une question de temps.

Désolé, ça fait un petit moment que j'ai pas RP, j'espère je suis pas rouillé ^^'
Corrections apportées sur les pouvoirs de Thibalt.

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Mar 21 Mar - 20:35

Candice
Eizen

Isamu
Kazunaga

Une dette ou un service ?

Ça va faire un bon moment déjà que je n'ai pas vu Isamu... Depuis au moins deux ans... Ce jour où il est venu me sauver avec mon père. Qui aurait cru que je serai encore vivante aujourd'hui grâce au chef des Insoumis ? Cet homme était un ami de mon père, et je lui dois la vie. Même après l'incident qui m'a laissé une cicatrice entre ma poitrine, il ne m'a jamais mêlé dans ses plans. Ni demandé de service ou de rendre la pareille, un homme bien en somme qui souhaite seulement que les habitants de Satkaon puissent sortir si l'envie leur en dit et surtout leur bien. Un grand combat qui a fini par bien se faire remarquer, mais que ni moi ni ma sœur avons décidé de joindre. Pourquoi est-ce que je voudrais sortir d'ici alors que ma raison d'être et de tuer le Pontife ? Et Alice à tout à perdre si elle retourne dans le monde normal, elle ne sera plus une grande actrice, juste une personne banale. 

Mais un autre homme a attiré mon attention depuis peu. Un homme masqué, il a connu mes parents avant même qu'on arrive ici et avait clairement l'air selon ses dires d'essayer de les sauver. Mais que peut-on réellement croire quand on cache ses expressions à l'aide d'un masque. Non pas un masque métaphorique, mais un vrai masque matériel... Je ne sais clairement pas quoi penser de lui et je sais encore moins si je peux réellement le croire ou non. Je me serais bien confié à Alice, mais j'ai clairement peur de la mêler à mes histoires. J'ai toujours pensé que je suis comme ma mère, une femme dont la pouass la poursuit chaque jour, au point de me persuader que tous mes proches peuvent en perdre la vie, la preuve... J'ai passé une majeure partie de mon temps dans ma chambre totalement enfermé à réfléchir encore et encore à ma situation. Et quand le soir tombe, je décide de sortir pour aller au monument au mort. J'avais vraiment besoin de parler. 

Je reste, du coup, planté là, devant le monument au mort. Le corps de mon père comme tout autre mort est devenu une gardienne et son esprit se repose dans le cristal de Shën... Cette grande statue et la seule possibilité pour se recueillir. Comme à mon habitude, je pose des fleurs et une part de pizza 4 fromages qu'il aimait tant et inspire un grand coup. Alors que j'étais prête à parler rien ne sort, absolument rien. J'avais beau m'imaginer lui parler, je n'y arrive pas. Ce n'est qu'une putain de statue ! Qui représente absolument tous les morts de Satkaon ! Et tout au fond de moi... Quelque chose me dit que même s'il était en face de moi, je n'aurais pas réussi à parler. Il y a toujours ce quelque chose qui me bloque, qui me noue la gorge, qui m'enferme dans mon cocon. Les sentiments finissent tout de même par m'a gagner et les paroles que j'ai voulu prononcer se transforment en sanglot. Il me manque, il me manque tellement, et je n'en peux tellement plus de devoir fuir pour survivre ! 

Des bruits de pas me coupe dans mon élan, j'essuie très rapidement mes larmes d'un revers de bras et me tourne subitement vers eux : des partisans des Insoumis. Surprise, je fronce les sourcils et l'un d'eux prend la parole avant même que je ne puisse poser une quelconque question. Isamu voudrait me voir... Pourquoi je n'en sais rien, mais en vu de ce qu'il a fait pour moi, je me voyais mal refuser. Je les suis donc sagement sans rien, nous marchons de ruelle en ruelle, veillant à ce que nous ne soyons pas suivis et nous finissons par entrer dans un bar caché dont l'ouverture n'est visiblement autorisée que pour ceux qui connaissent une frappe secrète. L'ambiance du bar était typique des bars de malfrats, sales, bruyants... Une collection d'alcool fait maison qui trône derrière le bar. On finit enfin par me mener à une table. C'était bien Isamu, en train de se fumer une vieille cigarette dans une table de fond. Je pince les lèvres appréhendant un peu ce qui pouvait bien de passer, me posant mille questions. Je finis par me poser devant sa table suivie des partisans et le regarde.

« Bonsoir... Vous... M'avez demandé à me voir... »

Je ne peux pas m’empêcher de le regarder. Cet homme représente mine de rien pas mal de chose pour moi. Et avant tout, il est la seule personne à avoir bien connu et apprécier mon père autre que moi et ma sœur. Lui éprouvant un très grand respect, je reste debout et attends d'avoir l'autorisation de m’asseoir. Qui sait peut-être qu'il n'en a pas envie ? Que se sera tellement rapide que ce ne sera pas nécessaire de s’installer. 



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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Mar 21 Mar - 23:16

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Précédemment
Dans sa quête de libération, Isamu cherchait un moyen de mettre le Pontife hors d'état de nuire. En effet, l’évêque de l'Eglise Blanche semblait être la première serrure à ouvrir pour sortir de cette prison. Pour ce faire, il allait avoir besoin d'aide. Une aide qu'il décida de chercher auprès d'une vieille connaissance. Assis au fond d'une taverne aussi illégale qu'inconnue, il attendait alors la venue de son hôte.
Récit

Remuant son verre pour en faire tournoyer le fond, Isamu semblait plongé dans ses pensées. Son regard était perdu mais laissait apparaître une once d'inquiétude. Lui qui d'habitude était toujours serein, et c'était nécessaire dans son rôle de leader, il semblait pour la première fois n'être pas sûr de son choix, de ses actions. Devait-il vraiment faire appel à elle ? Était-ce raisonnable de lui demander de l'aide ? Finalement, n'était-ce pas finalement un dû qu'elle lui devait pour lui avoir sauver la vie ? Isamu ne savait vraiment. C'est après de nombreuses réflexions qu'il avait fait ce choix. Le choix de cette nouvelle approche. Une approche certes plus sournoises mais qui lui permettrait peut-être enfin d'en finir avec le Pontife. Mais à quel prix... La mise en danger de sa vie n'était pas un prix raisonnable et il le savait pertinemment bien. Il n'attendait pas qu'elle accepte ses manigances, pas du tout. Mais ce serait mentir que de dire qu'il savait pertinemment qu'elle le ferait, se sentant redevable envers lui. Était-ce donc malhonnête d'agir de la sorte ? La question était ouverte, et Isamu s'y perdait.

Heureusement pour lui, le son d'une douce guitare le ramena à la réalité. Non loin de lui, un jeune homme avait saisit l'instrument pour en jouer quelques notes. Il fallait tendre l'oreille pour en écouter la mélodie plutôt agréable. En effet, le brouhaha général parasitait le son chaleureux de l'instrument à corde. Regardant alors un petit instant le musicien, il ramena sa cigarette à la bouche, à moitié consumé d'elle-même durant son absence, et en tira une longue bouffée dans un crépitement doux.

Un bref instant plus tard, la lumière de la ruelle pénétra une nouvelle fois dans la taverne. La porte s'était ouverte pour laisser rentrer deux individus suivit d'une jeune demoiselle bien charmante. Se faufilant entre les quelques personnes sur le passage, les trois nouveaux clients s'avancèrent jusqu'au fond pour rejoindre Isamu. Une douce voix, qu'il ne pouvait oublier, vint rejoindre ses oreilles.

« Bonsoir... Vous... M'avez demandé à me voir... » dit-elle avec une gêne palpable.

Isamu leva alors son visage pour faire face à son hôte enfin arrivé et un sourire commença alors à se dessiner sur ses lèvres. Ses joues suivirent le mouvement dans ce qui semblait être un sourire des plus sincères. Candice Eizen, fille du feu Thibalt, était là. Isamu ressentit une forte émotion en voyant la jeune demoiselle qui avait tout de même bien changée depuis leur dernière rencontre, il y avait de ça bien deux ans.

« Bonsoir Candice » entama-t-il d'un ton amical avant de poursuivre en pointant le siège devant lui de sa main gauche. « Assied toi, je t'en prie ».

Il tira une dernière fois sur sa cigarette, qu'il écrasa ensuite dans le bout de taule faisant office de cendrier et regarda les deux partisans qui avaient accompagnés la demoiselle. Il les remercia et les invita à boire un verre au bar, insistant bien que cela était à mettre sur son ardoise... ce qui fit bien rire les deux individus. Reprenant son attention sur Candice, il reprit alors la parole, toujours sur un ton doux et amical :

« J'espère qu'ils t'ont traité avec tout l'honneur que tu mérites. Ils ont l'air de gros durs mais ce n'est qu'une carapace. » Il laissa un petit rire s'échapper de sa bouche et reprit. « Attend, je vais nous commander quelques choses à boire. »

Isamu plaça son index et son pouce droite entre ses lèvres et souffla pour laisser s'échapper un fort sifflement qui alerta l'ensemble des personnes présentes. Il fit alors signe au tavernier de s'approcher et d'un signe de la main invita toutes les personnes à reprendre leurs activités. Le barman s'approcha alors, saluant avec manière l'invitée d'Isamu avant d'écouter la demande de ce dernier. Lui tendant son verre vide, il en réclama un nouveau. Puis, regardant son invitée, il demanda au tavernier :

« Quelques choses sans alcool, ou du moins pas trop fort pour mon invitée veux-tu ? » Puis se tournant vers Candice « Sauf si tu veux autres choses ? ».

Vous l'aurez compris, Isamu agissait avec une certaine paternité envers Candice. La culpabilité du meurtre de son père le hantait. Il savait bien évidemment que la demoiselle ne l'accusait aucunement de la mort de son père. Mais cela ne l’empêchait pas lui de se sentir fautif. Il savait que jamais il ne pourrait remplacer Thibalt, et ce n'était pas là le but de la chose. Mais il s'était promis de la protéger. Une promesse qu'il avait fait devant le monument des morts à son vieil ami. Cela semble anodin, mais il faut savoir qu'Isamu détestait cet endroit et ne s'y rendait que lorsqu'il y était obligé.

Lui et son invitée servis, Isamu leva son verre pour trinquer avec Candice et mouilla ses lèvres dans le verre pour en absorber le breuvage. Il tapota une nouvelle fois son paquet de cigarette et en extirpa une. L'avant-dernière constata-t-il dans un léger râle. Une fois allumée, il l'apporta à sa bouche et en tira plusieurs bouffées qu'il souffla non-pas face à lui mais vers le côté.

« Avant toutes choses Candice, comment vas-tu ? » demanda-t-il. « J'aimerais te remercier d'avoir accepter mon invitation et j'espère que tu n'as pas ressenti d'obligation à cela. » Il posa sa cigarette sur le bout de métal se trouvant se la table et ramena ses deux mains devant son visage. « Si je t'ai fais venir, c'est car j'ai besoin de toi Candice. »

Les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer.

Fiou ! Fini !

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Dim 26 Mar - 0:50

Candice
Eizen

Isamu
Kazunaga

Une dette ou un service ?
Un sourire... C'est la première chose qu'il me montre quand je répond présenter à son appel. Un sourire très bref ne peut pas s’empêcher de déformer mon visage. Sourire et rire n'est plus un luxe que je peux m'offrir depuis deux ans, et voilà que j'adresse à peine la parole à mon sauveur qu'il réussit à m'en faire dégager un rictus. 

« Bonsoir Candice »

Il me présente le siège en face de lui.

« Assieds-toi, je t'en prie. »

Je lui réponds d'un signe de tête et finis par m'asseoir comme autorisé en face de lui. Je n'ose clairement pas dire un mot en face de lui de peur de lui couper la parole ou alors d'involontairement le contrarier. Il termine sa cigarette, fait partir un peu plus loin ses hommes et me donne l'air de se concentrer que sur lui et moi. 

« J'espère qu'ils t'ont traité avec tout l'honneur que tu mérites. Ils ont l'air de gros durs mais ce n'est qu'une carapace. Attend, je vais nous commander quelques choses à boire. »

Cet air si amical... On pourrait presque croire qu'il me prend pour Thibalt, mais bien heureusement, je sais que c'est faux. Je le regarde appeler un serveur histoire de confirmer ses dires d'une manière totalement inattendue. Il siffle... Qui oserait siffler dans un bar ? À moins que ce bar... l'appartienne ? Je n'en sais rien... Il fait signe au tavernier et les autres clients reprennent leur cours des choses comme si ne rien était. Une autorité si naturelle émane en lui, ça m'a toujours impressionné depuis que je l'ai connu. Même Thibalt mon père n'osait pas souvent contredire ses ordres. La tavernier s'approche de nous et une fois à notre distance, il reprend la parole.

« Quelques choses sans alcool, ou du moins pas trop fort pour mon invitée veux-tu ? » 

Il finit par se tourner vers moi d'un air interrogatif. 

« Sauf si tu veux autre chose ? » 

Je lui fais un non de tête léger et lui réponds instinctivement.

« Non... ça ira. »

Vague, mais assez parleur pour qu'il face ce que bon lui semble. J'ai totalement conscience qu'il ne se comporte pas de la sorte avec tout le monde. Cet air si... Paternel, aimant limite... Non pas que ça me dérange, mais ça reste déroutant, surtout venant d'un bel homme fort et intelligent comme lui. N'allant pas plus loin que l'admiration, j'ose espérer pouvoir un jour lui rendre la pareille pour le jour où il m'a sauvé la vie sans rien demander en retour. Nous finissons par très vite être servis, le remercie d'un signe de tête et regarde mon verre comme pour tenter de deviner son contenu. C'est seulement à ce moment-là que nous nous reparlions de nouveau. 

« Avant toutes choses Candice, comment vas-tu ? » 

« Bien. »

Mensonge bien entendu, ça se voit comme un nez au milieu de la figure, mais je n'avais clairement pas envie de parler de ma rencontre avec l'homme masqué. Il a connu mes parents donc c'est une affaire qui m'est personnelle. 

« J'aimerais te remercier d'avoir accepter mon invitation et j'espère que tu n'as pas ressenti d'obligation à cela. »

Je lui fais un non de tête sincère cette fois.

« Pas du tout. »

Il pose sa cigarette et joint ses deux mains, ça y est, il va passer au chose sérieuse. C'est une évidence pour moi.

« Si je t'ai fais venir, c'est car j'ai besoin de toi Candice. »

J'inspire un grand coup, comme touché par ses mots. Lui ? Avoir besoin d'une fille comme moi ? Mais en quoi ? Et comment surtout ? Un embarras s'empare de moi, parce que je n'ai pas envie d'intégrer sa faction pour plusieurs raisons. Je ne possède pas leur but commun de vouloir partir d'ici et je ne veux pas mêler des personnes aussi bien qu'eux dans mes emmerdes actuelles. Ne le quittant pas du regard, je me penche légèrement vers lui et lui demande.

« En quoi avez-vous besoin de moi Isamu ? »

Une occasion en or pour rembourser ma dette envers lui. Mais est-ce que se sera dans ma mesure du possible ? Est-ce que je vais réellement pouvoir lui être utile avec mon impulsivité évidente ? Je verrai bien, Isamu me connaît après tout. Oubliant totalement mon verre, je le regarde droit dans les yeux attendant d'en savoir plus. 


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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Lun 27 Mar - 18:08

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Isamu Kazunaga

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C'est avec une certaine émotion qu'Isamu accueille son invitée, Candice Eizen, fille de feu Thibalt. Malgré les circonstances qui ont aboutit à ces retrouvailles, c'est avec beaucoup de plaisir que l'homme revoit la demoiselle qu'il ne vit depuis deux ans déjà. Toutefois, cela ne sera pas bien long et les choses sérieuses ne tarderont à arriver.
Récit

Après quelques formelles salutations, Isamu avait invité la jeune demoiselle à s'asseoir à sa table. Chose faite, il avait commandé à boire en bon hôte avant de s'intéressé particulièrement à son interlocutrice. En toute politesse et surtout sincérité, Isamu commença l'entretien en demandant à Candice comment elle allait. La réponse fut brève mais positive. Toutefois, elle ne dupa aucunement Isamu qui sentit qu'il y avait quelques choses derrière cette réponse. Voyant clairement qu'elle ne désirait pas parler de cette chose, Isamu n'insista pas. Il continua alors de mener la discussion et demanda à la demoiselle si sa venue était faite à contrecœur. La réponse négative rassura le Leader des Insoumis qui ne lâchait pas du regard la jeune Candice. Le regard d'Isamu pouvait sembler fatigué, voir fébrile, il n'en était pour autant pas affûté. Le jeune homme était un fin observateur qui ne laissait pas lui échapper la moindre trace de dialogue corporelle. Un regard fuyant, un ravalement de salive, toutes ces choses étaient analysées par Isamu avec une attention particulière. C'est avec une certaine simplicité qu'il sentait une certaine gêne en Candice. Elle semblait vouloir se faire la plus petite possible. Ne pas déranger, ni lui, ni personne. Cela se mêlait avec un profond respect qu'elle avait pour lui. Un respect qu'elle lui avait toujours montré en fait. Si le jeune homme n'appréciait guère la distance que cela générait entre lui et elle, il acceptait la situation sans broncher voyant bien que Candice le voyait et le verrait toujours comme son sauveur.

Toujours aux commandes de la discussion, Isamu ne voulu pas faire attendre plus longtemps la douce demoiselle. Prenant une posture plus sérieuse, il expliqua alors à Candice que son aide était nécessaire. Cela sembla la surprendre. Puis, la surprise laissa place à une certaine gêne, presque du malaise. Elle s'approcha alors de lui, rendant la discussion confidentiel, et lui demanda en quoi elle pouvait l'aider. Un petit sourire se dessiner sur le coin droit des lèvres d'Isamu. Il s'avanca alors à son tour vers Candice et passa son visage sur la droite de cette dernière pour que ces lèvres rejoignent son oreille. Là, il murmura simplement :

« J'ai besoin de toi, pour me débarrasser du Pontife. »

Lâchant ses mots comme on lâcherait une bombe, Isamu savait pertinemment que cela ferait mouche auprès de la demoiselle. Sans réellement s'en rendre compte, le jeune homme était assez manipulateur. Il savait utiliser les bons mots, au bon moment et surtout avec les bonnes personnes. On obtient pas le poste de Leader sans des atouts de taille. Et la force n'est pas si avantageuse.

Après ces quelques mots, il se recula et se laissa légèrement tomber sur la banquette du banc sur lequel il se trouvait contre le mur. Il tendit son bras droit et attrapa fébrilement sa cigarette qu'il ramena jusque ces lèvres avant de tirer dessus une longue bouffée qui embrasa le bout de cette dernière. Après un court instant, une longue tirée de fumée s'échappa de ses narines. Il tapota alors la cendre et reprit la parole.

« Je préfère être direct avec toi Candice. Je te demande un service, pas de rembourser une quelconque dette. »

Isamu savait qu'il ne pouvait pas empêcher Candice de se sentir redevable envers lui. Il avait toutefois besoin de s'exprimer là-dessus. Peut-être simplement pour se décharger moralement de cela. Mais il ne fallait pas se mentir. Si Candice acceptait l'offre, cette raison allait fortement faire pencher la balance.

« Je sais que le combat des Insoumis ne t'intéresse pas et je respecte complètement ton choix. Je ne te demande donc pas de rejoindre mes rangs. Les circonstances font que nous avons un objectif en commun toi et moi. En collaborant, nous pourrions peut-être l'atteindre. »

Un sifflement se fit entendre dans tout le bar. Le silence se fit instantanément et Isamu coupa net la discussion. Son regards se tourna alors vers la porte d'entrée. La personne ouvrant la porte hocha la tête à son regard.

« Merde..! »

Ne laissant que ces simples mots s'échapper de sa bouche, Isamu tendit la paume de sa main au dessus de la table et un cliquetis se fit entendre sous cette dernière. Une petite trappe se trouvait sous cette table du fond. Bien évidemment, ce n'était pas la table du chef pour rien. Malheureusement, la cachette ne permettait pas à deux personnes de s'y mettre. Isamu regarda alors Candice d'un air des plus sérieux, et comme un ordre ajouta :

« Caches-toi, vite. »

Dans quelques secondes, la porte de la taverne allait s'ouvrir pour y laisser entrer des inconnus. Vu le regard du portier, c'est les ennuis qui venaient de frapper à la porte...

Bonne lecture Smile

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Lun 27 Mar - 21:59
Une dette ou un service ?

La porte de la taverne vola en éclats, et un puissant torrent de vent se déversa dans l'établissement, envoyant les individus les plus proches valdinguer contre les murs alentour.

Lévitant à quelques centimètres du sol, les bras dans le dos, le Pontife pénétra dans l'enceinte de l'auberge. Il balaya la foule de son regard bleu incandescent, scrutant avec attention tout un chacun. Ses yeux se posèrent après un moment sur celui qu'il savait être le chef de l'opposition.

— Eh bien apparemment vous n'avez pas encore trouvé le moyen de quitter notre charmante cité. Depuis combien de temps ne nous sommes-nous pas revus, mon ami ? Un an ? Deux ? J'espère que vous avez fini par comprendre qu'il n'est aucunement possible de repartir.

Il avança au centre de la pièce, ne lâchant pas Isamu Kazunaga de ses lentilles glacées.

— Je dois avouer, mon ami, que je pensais avoir définitivement perdu votre trace. Mais la chance a fini par me sourire, dirait-on. Vous pourrez remercier la petite Eizen pour cela.

La piste inespérée s'était révélée quelques jours plus tôt. Un grimoire avait été dérobé à la cathédrale. La coupable du vol avait été rapidement appréhendée, bien que l'objet de son larcin fût déjà transmis à ses complices. Et, étonnamment, lors de l'interrogatoire, la voleuse avait fait la description d'une femme pour ainsi dire identique à Candice Eizen. À partir de là, remonter les traces de la fuyarde n'avait été qu'un jeu de Kudarata.

— À ce propos, où est-elle ?

Il balaya à nouveau la foule du regard.

— Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas ici pour vous, mais pour elle. Je sais qu'elle est ici. Livrez-la-moi, et non seulement je repartirai d'ici sans vous faire le moindre mal… mais en plus je vous donne ma parole de vous aider à rejoindre votre monde d'origine en intercédant en votre faveur auprès de Shën. Votre collectif et vous-même pourrez retrouver vos familles, vos amis en toute impunité, et vous n'entendrez plus jamais parler de Satkaon, de moi, ou de quoi que ce soit lié à nous.

Il replanta son regard dans celui d'Isamu Kazunaga et le fixa, comme pour lire la réponse à l'intérieur du cerveau de son adversaire, avant même que ce dernier ne puisse bouger les lèvres pour la formuler.

— Vous êtes un homme très intéressant, Isamu Kazunaga. Vous êtes dévoué envers les vôtres, et c'est une qualité que je ne peux que respecter et admirer. Et je sais que vous êtes raisonnable et rationnel.

Le Pontife le savait, ce dilemme cornélien n'avait en réalité qu'une seule solution possible : si Isamu refusait, il mettrait la vie de ses hommes en danger, et ceux-ci ne verraient alors en lui qu'un traître à leur cause, prêt à les sacrifier pour protéger une seule personne. Et quand bien même refuserait-il, il se doutait que Candice Eizen devait se sentir redevable envers lui, et se montrerait alors sûrement pour lui épargner la difficulté du choix. Ou bien pour le tuer, lui, le maître de Satkaon.

Il était curieux de connaître l'issue de cette rencontre.

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Lun 27 Mar - 23:11

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Les choses sérieuses commencent enfin entre les deux interlocuteurs. La présence de Candice en ce lieu prend son sens : Elle fait partie d'un plan échafaudé par le Leader des Insoumis dont le but est de mettre fin aux agissements du Pontife. Malheureusement, l'entretien prend brutalement frein. Des invités non-désirés sont aux portes de la taverne.
Récit

Candice eut juste le temps de glisser dans la trappe, forcée par Isamu, que la porte de la taverne vola en éclat, faisant valdinguer le portier se trouvant derrière. Le bras tendu, la paume en direction de l'ouverture, Isamu retint un maximum de débris avec ses pouvoirs télékinétiques. Les morceaux de bois et de verres se figèrent alors avant de retomber au sol. La large lumière émanant de l'entrée fut alors combler par une silhouette qu'Isamu pouvait reconnaître entre mille. Une silhouette dont il cauchemardait chaque fois qu'il fermait les yeux. Cette posture, ce corps en lévitation et ces deux billes en guise de yeux... c'était lui, le Pontife.

L'individu pénétra dans le lieu, captivant toute l'attention autour de lui dans un silence de mort. Son regard ne tarda pas à plonger dans celui d'Isamu qui, lui, lutta pour ne pas dévier le sien. Le visage du chef Insoumis se figea sur une expression de colère derrière laquelle une certaine peur se cachait. Ses yeux se noyant dans le bleu incandescent du regard du Pontife. L'individu s'adressa alors directement à Isamu. Le ton était étrangement familier. Cela montrait bien que ce n'était aucunement la première altercation des deux camps. Isamu rétorqua alors :

« Comme vous le voyez très cher, ma carcasse traîne encore dans les rues de Satkaon. Mais je ne désespère pas de quitter cette prison. J'aimerais dire que vous m'avez manqué depuis tout ce temps, mais cela ne serait pas honnête de ma part. »

Cela faisait effectivement deux ans qu'une telle confrontation n'avait eu lieu. Et a dire vrai, Isamu n'avait pas prévu qu'une telle situation puisse se produire de si tôt.

La menace s'approcha alors pour rejoindre le centre de la taverne. Les hommes s'écartèrent sur son chemin, dressés par la peur que sa simple présence générait. La suite de discours fut particulièrement sanglante. C'était la faute de Candice ? A ces mots, de nombreux hommes se tournèrent vers Isamu. Leurs regards en disaient long sur la situation. C'était de sa faute. Pourtant, l'homme faisait confiance en la jeune fille. Une confiance aveugle. Elle ne pouvait être responsable de cela. Malheureusement, Isamu ne pouvait détourner son regard du Pontife pour le moment. Un seul faux mouvement pouvait mettre Candice en danger et il était hors de question que cela ne se produise.

La situation devint alors des plus critiques quand le Pontife expliqua la raison de sa venue. Il n'était pas là pour Isamu. Il était là pour la demoiselle. Une demoiselle qu'il était prêt à acheter contre la liberté des Insoumis. Un marché des plus juteux qui était en fait une lame froide collée à la gorge du chef de l'opposition. Au fur et à mesure du discours, une veine commença à apparaître sur le front du jeune homme qui, à l'aide de ses pouvoirs télékinétiques, maintenait la trappe plaquée au sol. Candice n'allait certainement pas accepter de mettre toutes les personnes présentes en danger. Mais Isamu n'allait aucunement la laisser se rendre, pas si facilement.

Les mots du Pontife furent les échafauds d'une guillotine dans laquelle Isamu semblait désormais coincé. Il savait que tout cela était mensonge. Du bluff rien d'autre. La simple idée que ce monstre puisse être franc était balayé par l'esprit d'Isamu. Malheureusement, c'était certainement le seul à penser de la sorte actuellement. La vie de Candice importait peu pour les autres individus se trouvant dans la taverne. Comme pour le reste des Insoumis. Qui était-elle pour eux ? Personne. Le simple espoir de pouvoir partir valait largement ce sacrifice.

Rapidement, Isamu sentit que l'ensemble des regards étaient désormais portés sur lui. Il était seul. Une goutte de sueur perla doucement sur le haut de son front, l'utilisation de son pouvoir devenait compliqué et la situation quant à elle était des plus critiques. Gardant son calme, il répondit alors au Pontife avec le plus d'assurance possible :

« Je peine à vous croire mon cher ami. Lorsqu'il faut rappeler à mes hommes et moi que Satkaon ne peut être déserté, vous êtes le premier à prêcher la bonne parole. Et là, pour une simple demoiselle, la liberté pourrait nous être offerte ? Vous êtes un bon joueur mon ami, je dois l'admettre et je respecte cela, plus que jamais. Mais ne misez-vous pas trop vite ? »

Isamu tentait à la fois de récupérer ses hommes à qui le Pontife avait promis l'El Dorado tant attendu et trouver une solution pour sortir de cette situation sans délivrer Candice à son ennemi.

« Candice était effectivement bien présente. Mais des hommes m'ont avertis de votre venu, il faut dire que vous n'êtes pas l'individu le plus discret de Satkaon. Je l'ai fais évacué avant votre arrivée. Cette discussion n'a pour but que de vous ralentir de vos recherches. Le lapin que vous pensiez en cage est déjà en train de gambader dans les ruelles de la cité. »

Isamu était obligé de mentir. Mais dire que Candice n'était pas là n'allait pas fonctionner. Cette variante pouvait peut-être suffire pour berner le Pontife. Du moins, si la chance était avec lui. A tout moment, n'importe quel homme ici présent pouvait vendre Candice à ce monstre. Si cela n'était pas déjà fait, c'était grâce au profond respect qu'avait ces hommes pour Isamu. Toutefois, cela avait une limite et effectivement, le choix le plus rationnel était de donner Candice au Pontife. Ne pas le faire, c'était peut-être déchirer à jamais les Insoumis.

La guillotine était prête à trancher la tête d'Isamu...

T'es un grand malade, mais j'adore le personnage du Pontife. J'espère que la réponse te plaira. Elle est un peu faite dans le rush, mais je suis à fond !

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Jeu 30 Mar - 23:52

Candice
Eizen

Isamu
Kazunaga

Une dette ou un service ?
Dans le fond... J'étais plutôt impatiente de savoir ce qu'il me voulait, je n'ai pas de qualité exceptionnelle qui pourrait être indispensable pour Isamu. Il a toujours réussi à se débrouiller seul, et il a bon nombre de qualité qui justifie très bien son statue actuel. Et pourtant… Sont petit sourire montrait bien qu'il était sérieux. Il finit par se pencher un peu plus vers moi, nos visages se frôlent pour qu'enfin de compte sa bouche se dirige vers mon oreille pour y murmurer des mots. Et ces mots la résonnent dans ma tête comme l'énorme son d'une cloche. 

« J'ai besoin de toi, pour me débarrasser du Pontife. »

Mes yeux finissent par s'écarter instinctivement. Ma gorge se noue, et un stress se forme sans grande difficulté à cette révélation. Il veut se débarrasser du Pontife... Mon ennemi juré, la personne dont je me suis promis de tuer de mes propres mains quand j'en aurais la force et surtout la puissance nécessaire. Le monstre qui a tenté de me tuer et qui a surtout tué mon père. Comme choqué par le plan, je ne parviens pas à lui dire quoi que se soit. En quoi, en quoi est-ce que je pourrais l'aider à le débarrasser de ce mec surpuissant. Isamu est déjà très fort et pourtant, il le surpasse, alors qu'est-ce que MOI je vais pouvoir apporter dans tout ça ? Dans tous les cas, il a l'air sur de lui et totalement à l'aise par la situation. 

« Je préfère être direct avec toi Candice. Je te demande un service, pas de rembourser une quelconque dette. »

Mon cœur bat à cent à l'heure et je m’efforce de garder mon calme face à la situation. Un rire nerveux alors m’échappe, très bref et ce montre que par un sourire crispé. C'est plutôt perturbant de constater, qu'une personne qui n'est même pas de ta famille nous connaisse si bien. Si bien que ça prévoie même ce qu'on pourrait faire ou pensé dans une quelconque situation. Ma réponse à ce sujet fut alors brève voir même inexistant.

« Mh... »

Ça m'énerve un peu quand même... Cette manie de ne rien vouloir en retour, je ne trouve pas ça naturel mais abusif. Il m'a sauvé la vie bon sang ! Ce n'est pas rien ! Comment est-ce qu'il veut que je ne me sente pas redevable devant une tel chose ! N'importe qui se sentira redevable face à quelqu'un qui l'a sauvé. Me mettant automatiquement sur la défensive, je m'enfonce un peu dans mon siège et croise les bras contre ma poitrine et continue d'écouter ce qu'il a à dire. 

« Je sais que le combat des Insoumis ne t'intéresse pas et je respecte complètement ton choix. Je ne te demande donc pas de rejoindre mes rangs. Les circonstances font que nous avons un objectif en commun toi et moi. En collaborant, nous pourrions peut-être l'atteindre. »  

Je fronce les sourcils gardant ma pose actuelle et commence à poser une question.

« Mais en quoi je pourrais t'être utile à ce sujet ? Tu es bien plus puissant que... »

Un sifflement et un silence me coupent dans mon élan. Je me tourne vers tout ce monde pour comprendre ce qui se passe. Isamu lui avait parfaitement l'air de savoir ce qu'il s'agissait et il en pesta d'avance.

« Merde..! »

Aussitôt par ses pouvoirs, il ouvre une sorte de trappe qui se cachait en dessous de la table et me regarde d'un air sérieux qui voulait tout dire pour moi... Il va recommencer, il va recommencer à vouloir me protéger alors que c'est mission suicide dans ma situation actuelle. 

« Caches-toi, vite. »  

Je le regarde d'un air colérique agacé et lui réponds automatiquement.

« C'est hors de question ! Caches-toi y toi tu es bien plus important ! »

Mais je n'ai pas eu le temps de l'y forcer qu'il le fait lui-même sans même avoir le temps de riposter, je me retrouve enfermé sous le sol de ce bar. Révolté, je frappe contre la trappe, mais en vain, elle ne s'ouvrira pas. Soudain, j’entends un grand fracas suivit d'un grand silence, jusqu'à ce que j'entende une voix que je connais que trop bien...

— Eh bien apparemment vous n'avez pas encore trouvé le moyen de quitter notre charmante cité. Depuis combien de temps ne nous sommes-nous pas revus, mon ami ? Un an ? Deux ? J'espère que vous avez fini par comprendre qu'il n'est aucunement possible de repartir.

Le Pontife... La Pontife était ici, dans ce putain de bar. J'en reste figé et silencieuse par la peur, la peur qu'il me trouve et qu'il tente encore de me tuer. Je ne suis pas prête, je ne suis clairement pas prête, il est encore mille fois plus fort que moi, je n'y arriverai pas, je vais me faire tuer pour de bon. 

— Je dois avouer, mon ami, que je pensais avoir définitivement perdu votre trace. Mais la chance a fini par me sourire, dirait-on. Vous pourrez remercier la petite Eizen pour cela.

Oh non... Non-non NON ! Mais comment est-ce possible ! Une énorme culpabilité mélangée à la peur m'envahit. Sa venue serait donc entièrement de ma faute ? Mais pourtant... Moi et les Partisan, on a veillé à ce que personne ne nous suit. Je commence à réfléchir des possibilités, des inattentions que j'ai pu avoir et qui m'ont trahi, mais rien ne vient pour le moment. Jusqu'à ce que je me remémore la fille que j'ai interrogée dans une ruelle concernant le vol d'un grimoire dont elle ne s'est pas souvenue... Merde.

— À ce propos, où est-elle ?

Ma respiration se bloque à ses dires, comme si c'était la fin pour moi. Isamu ne me dénoncera pas, ça, j'en suis certaine, mais je suis moins sûr que ses hommes tiendront leurs langues. Je ne suis rien pour eu après tout, juste la fille de l'un des leur qui est maintenant mort des mains du nouveau visiteur. 

— Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas ici pour vous, mais pour elle. Je sais qu'elle est ici. Livrez-la-moi, et non seulement je repartirai d'ici sans vous faire le moindre mal… mais en plus je vous donne ma parole de vous aider à rejoindre votre monde d'origine en intercédant en votre faveur auprès de Shën. Votre collectif et vous-même pourrez retrouver vos familles, vos amis en toute impunité, et vous n'entendrez plus jamais parler de Satkaon, de moi, ou de quoi que ce soit lié à nous.

Un silence ce fait. Maintenant, c'est sûr... Avec une offre pareille, je suis foutue, recroquevillé sur moi-même, la tête contre mes genoux.

— Vous êtes un homme très intéressant, Isamu Kazunaga. Vous êtes dévoué envers les vôtres, et c'est une qualité que je ne peux que respecter et admirer. Et je sais que vous êtes raisonnable et rationnel.

Je ferme les yeux prête a accepté mon sort, même Isamu pourrait cette fois me dénoncer, ce dilemme atroce que lui inflige le Pontife ne lui laisse en vérité aucune issue. 

« Comme vous le voyez très cher, ma carcasse traîne encore dans les rues de Satkaon. Mais je ne désespère pas de quitter cette prison. J'aimerais dire que vous m'avez manqué depuis tout ce temps, mais cela ne serait pas honnête de ma part. »  

Il tente de gagner du temps pour pouvoir réfléchir ? Mais bon sang ! Tout est déjà réfléchi ! Qu'il me livre à ce monstre qu'on en finisse ! 

« Je peine à vous croire mon cher ami. Lorsqu'il faut rappeler à mes hommes et moi que Satkaon ne peut être déserté, vous êtes le premier à prêcher la bonne parole. Et là, pour une simple demoiselle, la liberté pourrait nous être offerte ? Vous êtes un bon joueur mon ami, je dois l'admettre et je respecte cela, plus que jamais. Mais ne misez-vous pas trop vite ?  Candice était effectivement bien présente. Mais des hommes m'ont avertis de votre venu, il faut dire que vous n'êtes pas l'individu le plus discret de Satkaon. Je l'ai fais évacué avant votre arrivée. Cette discussion n'a pour but que de vous ralentir de vos recherches. Le lapin que vous pensiez en cage est déjà en train de gambader dans les ruelles de la cité. »

Bon sang... Isamu... Mais dans quelle merde tu es en train de te mettre ? Et si un de tes hommes cafte ton mensonge que feras-tu ? Je serre les yeux et peste dans mon trou. Il faut que je face quelque chose, je ne peux pas laisser celui qui m'a sauvé dans une situation pareille. Je finis par regarder autour de moi et tente de réfléchir à une solution. Après quelque temps de réflexion laissant au Pontife de répondre au dire du chef des Insoumis, une idée finit par me venir. Je vais faire en sorte que le Pontife pense qu'il dit la vérité. Oui... Grâce à mes portails de téléportation, je vais me téléporter en face de la porte, comme si j'étais dehors depuis le début... J'entre et j'attaque le Pontife avec mon sabre ! Je pince les lèvres indécises de ce plan. Mais je n'en avais pas d'autre, je l'exécute donc en m'ouvrant un portail et apparaît devant la porte maintenant inexistante, la main posée sur le manche de mon sabre. 

J'inspire un grand coup et commence à lui foncer dessus, au fur et à mesure que je m'approchais de lui, mon cœur se met à battre vite, beaucoup trop vite. Les souvenirs de la mort de mon père reviennent comme des flash-back. Alors que j’allai précipiter ma lame vers son coup, la peur et mes émotions me fige sur place. Je me mets à trembler de peur, une larme coule sur ma joue... je murmure d'une voix tremblante.

« Non... Non... »

Il fallait que je me ressaisisse et que je le tue ! Mais la peur m'a stoppé net et lui a largement laissé le temps de riposter sans problème. Si faible... Je suis encore si faible... Tremblante, je reste alors derrière lui et lui dis d'une voie étranglée par la rage et la peur.

« Foutez-lui la paix... Je suis revenue... »

J'avale difficilement ma salive. Il m'a privé de mon père, à changer ma relation avec ma sœur... Me fait mener une vie qui m'oblige à me cacher pour le fuir... Alors pour moi, il est hors de question qu'il m'enlève une des seules personnes de confiance qui me reste, une personne que j'aime, que j'admire et que je protégerais, Isamu Kazunaga chef des Insoumis. 


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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Ven 31 Mar - 14:50
Une dette ou un service ?

— Je peine à vous croire mon cher ami.

Prévisible.

— Lorsqu'il faut rappeler à mes hommes et moi que Satkaon ne peut être déserté, vous êtes le premier à prêcher la bonne parole.

Prévisible.

— Et là, pour une simple demoiselle, la liberté pourrait nous être offerte ?

Prévisible.

— Vous êtes un bon joueur mon ami, je dois l'admettre et je respecte cela, plus que jamais. Mais ne misez-vous pas trop vite ?

Et lamentablement prévisible.

— Je ne joue jamais quand la sécurité de mon peuple est en passe d'être compromise. Je suis prêt à tout pour protéger les miens. Je pense que vous comprendrez mon raisonnement.

Isamu Kazunaga était un garçon intelligent. Terriblement court-termiste, mais intelligent. Il saurait se tirer de cette situation sous peu, avançant ses pions et gagnant du temps pour peaufiner sa tactique, repoussant l'échéance inévitable. Cependant il s'évertuait à livrer une vaine partie de jeu d'échec pour prouver sa supériorité. Se rassurer lui-même. Se prouver qu'il est capable du meilleur choix. Le Pontife secoua discrètement la tête.

— Candice était effectivement bien présente.

Prévisible.

— Mais des hommes m'ont avertis de votre venue, il faut dire que vous n'êtes pas l'individu le plus discret de Satkaon.

Bien entendu, c'était pour cette raison que tous ceux présents dans cette pièce le regardaient avec des yeux ronds comme des soucoupes. Ils masquaient leur absence d'étonnement d'une main de maître.

— Je l'ai fait évacuer avant votre arrivée. Cette discussion n'a pour but que de vous ralentir de vos recherches. Le lapin que vous pensiez en cage est déjà en train de gambader dans les ruelles de la cité.

L'objectif principal était de mettre la main sur Candice Eizen, bien sûr, mais le Pontife serait satisfait quelle que fût l'issue de cette rencontre. Il était convaincu qu'Isamu ne faisait que gagner du temps, mais dans le cas où ses propos s'avéreraient, il massacrerait quelques-uns de ses hommes. Il ne le tuerait pas lui, non, il se refusait à en faire un martyr, mais la mort de certains de ses camarades remettraient indubitablement en cause la pureté de son engagement pour la cause.

Qui voudrait rester sous les ordres d'un traître à ses idéaux, un lâche capable de laisser ses frères se faire égorger pour la protection d'une femme qui n'était même pas comme eux ?

— Vous êtes remarquable de perspicacité, cher Isamu. Tâchez cependant de relever le niveau de la conversation, j'ai l'impression de parler à un bébé dont la couche est pleine.

Il tourna la tête vers l'un des Insoumis.

— Voudriez-vous donner le biberon à votre chef, je vous prie ? Je crains que l'absence de son doudou l'ait rendu d'humeur désagréable. Bonsoir, Candice.

Le Pontife demeura immobile. Il savait que celle qu'il pourchassait était dans son dos, et il savait qu'elle ne le frapperait pas comme elle désirait, à n'en pas douter, si ardemment.

— Non… Non…

Il ne réagissait pas, attendant patiemment qu'elle dise ce qu'elle avait à dire.

— Foutez-lui la paix… Je suis revenue…

Tristement prévisible.

— C'est promis.

Il lévita derrière la très jeune femme sans tourner le dos aux Insoumis, la désarma et posa les mains de part et d'autre de son crâne, absorbant son énergie pour l'affaiblir, avant de la prendre par la nuque.

— Voilà qui est fait. Je vous remercie de ne pas vous être interposés, lança-t-il à l'attention des Insoumis excepté Isamu, qu'il ne regarda pas un instant. Tirez les leçons de cette soirée. Entre un chef qui n'hésite pas un instant à vous sacrifier sans réfléchir et un autre qui vient personnellement régler son conflit pour éviter que ses propres hommes ne soient blessés inutilement, je pense que vous aurez vite tiré vos conclusions. Pour vous prouver ma bonne foi, je vais discuter avec Shën de votre cas et argumenter en votre faveur. Je ne préfère pas vous faire de promesse hâtive, mais je ferai de mon mieux.

Cette conversation attendrait cependant que le problème Candice Eizen soit résolu. Il ne douterait pas que Shën prendrait une décision éclairée à ce sujet.

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Ven 31 Mar - 22:06

▬ ft. Candice Eizen

Isamu Kazunaga

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Une dette ou un service ?
Ambiance
Précédemment
Pris par surprise par le Pontife, Isamu se retrouve dans une situation critique. S'il désire plus que tout protéger Candice, cela pourrait lui coûter la confiance des Insoumis. La pérfidie de son adversaire n'a d'égale que son intelligence. Un duel au sommet semble être au programme de cette soirée...
Récit

Il était assez rare qu'Isamu perde le contrôle de la situation. A vrai dire, avec du recul, ce genre de cas de figure ne s'était montré qu'en la présence de cette ignominie de Pontife. Si aucun combat physique n'avait encore eu lieu entre ces murs, une joute était pourtant déjà en place. Prêchant la discorde et la confusion dans l'esprit des partisans, le Pontife avait su en quelques mots renverser la tendance et mettre à dos, du moins en doute, les hommes présents. Pris entre deux feux, Isamu essayait tant bien que mal de protéger la cohésion et l'unité de son groupe et, surtout, Candice qui semblait être la cible du prêcheur. Le chef Insoumis avait besoin de temps. Un temps que son adversaire n'allait aucunement daigner lui donner.

Isamu essaya alors de garder son calme. Il ne fallait rien laisser paraître à ces yeux de verres qui semblaient pouvoir lire votre âme. Montrer ne serais-ce qu'une once de faiblesse c'était se jeter en pâture dans la gueule du lion. Malheureusement, la difficulté de la chose ne s'arrêtait pas à ça. EN effet, le regard du Pontife n'était pas le seul à peser sur ses épaules. Les hommes, ses hommes, le regardaient avec incompréhension, surprise. Pourquoi ne pas accepter le marché du Pontife ? Pourquoi risquer sa vie et la leurs pour protéger une jeune demoiselle ? Le combat des Insoumis avait toujours été et était encore une quête de liberté. Cette liberté semblait offerte sur un plateau d'argent désormais. Mais Isamu le savait. Ce plateau était aussi froid que l'âme du Pontife. Rien n'y personne n'allait lui faire croire que ce monstre allait les aider. Rien. C'est pourquoi Isamu essaya dans un premier temps de reconquérir la confiance de ses troupes. Naturellement, son adversaire avait rapidement trouvé les mots lui permettant de maintenir la confusion. L'ancien Capitaine tenta alors de tromper le Pontife, essayant en vain de le faire quitter ces lieux, pensant que sa présence ici n'était qu'une perte de temps qui le retardait de minutes en minutes de sa cible. Mais comme vous vous en doutez, cela en vain. Le Pontife en profita alors pour ridiculiser Isamu, le rabaissant aux yeux de ses propres hommes.

C'est alors qu'une silhouette se dessina dans le cadre de la porte détruite. Pour la première fois depuis le début du dialogue, Isamu quitta le regard glacé du Pontife. Il ne rêvait pas, la silhouette qui se trouvait derrière était bien celle de Candice. Bien trop concentré à bloquer la trappe pour qu'elle ne sorte sans le laisser paraître à quiconque, Isamu avait fait preuve d'inattention et avais omis le puissant pouvoir que Candice possédait : La téléportation par portail. C'était sûrement sans réelles difficultés qu'elle avait fui sa cache pour réapparaître là, dehors. En un instant, le visage sérieux et figé d'Isamu se dénoua pour ne laisser paraître qu'inquiétude. Il avait compris. Il avait compris pourquoi elle s'était enfuie et pourquoi elle était revenue par là. Elle le protégeait. Isamu voulu alors crier pour qu'elle s'enfuit, mais il était déjà trop tard. Le Pontife avait lui aussi remarqué sa présence. Au son de sa voix, Candice sembla se figer, comme glacé par la peur. Le Pontife s'approcha alors d'elle et se positionna derrière elle. La bouche d'Isamu tremblait légèrement. Il voulait crier mais n'arrivait pas. L'adversaire posa alors ses mains sur la tête de Candice et absorba son énergie. A l'instant où les mains touchèrent le visage de la demoiselle, l'inquiétude laissa place à la colère sur le visage d'Isamu. Ses poings étaient fermés et tremblaient sous la force exprimée par sa colère.

Secondes après secondes, le visage de Candice se relâcha sous les pouvoirs du Pontife. Face à cette scène horrible, on pouvait voir une certaine honte se dessiner sur le visage des partisans présents. La honte d'avoir laisser ce monstre mettre la main sur elle. Il ne fallu pas longtemps avant que Candice soit trop faible pour tenir debout. L'homme la saisit alors par la nuque avant de remercier la foule pour son calme. Exprimant une nouvelle fois qu'il témoignerait en faveur des Insoumis envers Shên... Un bon mensonge. Isamu prit alors la parole. Sa voix était quelques peu tremblotante. L'émotion le submergeait en tout point. Son regard était empli de haine, une haine dirigé vers un seul et unique homme.

« Je ne vous laisserais pas partir avec elle... Ne comptez pas là-dessus. »

Son regard balaya la foule abasourdie par tout ce qui se passait.

« Cette fille est la descendante de Thibalt. Pour la plupart d'entre vous, vous n'avez certainement pas eu la chance de le connaître. Mais une chose est sûre, son nom ne vous ai pas inconnu. Thibalt était un membre des Insoumis, l'un des premiers. Il a combattu à mes côtés, à nos côtés, pour notre cause alors que ce n'était pas la sienne. C'était un homme juste, un homme bon. Sa force, ses exploits, ceux-ci ne vous sont pas inconnus non-plus. Si les Insoumis sont aussi forts aujourd'hui, c'est en parti grâce à cette homme. Cette homme qui est mort, assassiné par ce monstre. Je refuse que sa fille lui soit donner en pâture. Je sais que ce n'est pas votre combat, mais ce n'était pas le combat de Thibalt non-plus et il nous a aidés. C'était un homme de parole, c'était mon ami. Je juge que la vie de sa fille vaut mieux que notre liberté. Je préfère vivre dans le sang que l'offrir au Diable. Se sacrifice, je le ferai pour chacun de vous. Nous ne sommes qu'un. »

Galvanisant ses troupes comme jamais, Isamu se tourna vers le Pontife et le pointa du doigt.

« J'invite toutes les personnes ne voulant pas se battre à quitter ces lieux. Je ne vous en voudrai pas, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Nous sommes tous réunis pour des raisons différentes et je ne vous impose rien. »

Les hommes se regardèrent alors entre eux, quelques peu confus de la situation. Puis, certains sortirent du groupe pour rejoindre Isamu, se plaçant derrière lui. D'autres, souvent très jeunes ou vieux, sortirent en prenant soin d'éviter le Pontife. Tous s'excusèrent de ce qu'ils jugeaient être de la lâcheté. Après un petit instant, un groupe d'une dizaine de personnes s'était mises derrière Isamu prêt à en découdre pour protéger Candice, animé par le feu enflammé par le discours de leur chef. Isamu ferma alors son poing jusque là tendu vers le Pontife et une table se brisa avant de rejoindre la porte d'entrée et la bloquer à l'aide de longues planches. Le regard embrasé par la colère, Isamu fixa son adversaire.

« Vous ne partirez pas d'ici sans vous battre mon cher. »

KESTUVAFER ?!

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Sam 1 Avr - 16:48

Candice
Eizen

Isamu
Kazunaga

Une dette ou un service ?

— C'est promis.

Cette phrase sonne tellement faux quand ça vient de lui... Mais dans le fond ? Est-ce qu'il y a une autre alternative pour protéger Isamu ? Non, ou alors je ne le vois pas. Immobile, tremblante, je choisis alors de le croire, en espérant tout au fond de moi qu'il dit la vérité. Il lévite pour se trouver dos à moi. Sans grand mal, il me désarme quand il pose ses deux mains sur mon crâne. La tête tirée en arrière, je sens ma force m'abandonner, le froid englobe tout mon corps jusqu'à ce que mes jambes me lâche prête à tomber au sol, vidé de mon énergie. Rattrapé par la nuque, j'étais encore totalement consciente, j’entends tout, mais je possède à peine la force de bouger mes doigts. 

Alors que le Pontife s'apprête à partir avec moi sous le bras après quelque parole manipulatrice. J'entends une voix tremblante que je reconnais avec difficulté. Isamu... Je ne l'ai jamais entendu avec une tel colère. Mais alors... Non, ce n'est pas possible, pourquoi se met-il dans un état pareil ? 

« Je ne vous laisserais pas partir avec elle... Ne comptez pas là-dessus. »

Non... Isamu non arrête bon sang ! Ne rends pas mon sacrifice inutile ! Je ne suis rien pour tes hommes et cette putain de ville ! Me perdre ne changera rien sauf pour Alice et toi apparemment ! Ce qui tu fais est idiot et complètement égoïste !

« Cette fille est la descendante de Thibalt. Pour la plupart d'entre vous, vous n'avez certainement pas eu la chance de le connaître. Mais une chose est sûre, son nom ne vous ai pas inconnu. Thibalt était un membre des Insoumis, l'un des premiers. Il a combattu à mes côtés, à nos côtés, pour notre cause alors que ce n'était pas la sienne. C'était un homme juste, un homme bon. Sa force, ses exploits, ceux-ci ne vous sont pas inconnus non-plus. Si les Insoumis sont aussi forts aujourd'hui, c'est en parti grâce à cette homme. Cette homme qui est mort, assassiné par ce monstre. Je refuse que sa fille lui soit donner en pâture. Je sais que ce n'est pas votre combat, mais ce n'était pas le combat de Thibalt non-plus et il nous a aidés. C'était un homme de parole, c'était mon ami. Je juge que la vie de sa fille vaut mieux que notre liberté. Je préfère vivre dans le sang que l'offrir au Diable. Se sacrifice, je le ferai pour chacun de vous. Nous ne sommes qu'un. »  

Ces paroles concernant mon père agissant comme un choc électrique. Gros nombre de souvenirs de lui me vienne en tête. C'est alors que je redescends sur terre. Ce que je suis en train de faire... Ça rend le sacrifice de mon père inutile... Isamu n'a en aucun cas agi égoïstement bien au contraire... Bon sang, mais qu'est-ce que je peux être con... Il faut vite que je me sorte de là, pour mon père, pour Isamu. Je commence doucement à ouvrir les yeux. 

« J'invite toutes les personnes ne voulant pas se battre à quitter ces lieux. Je ne vous en voudrai pas, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Nous sommes tous réunis pour des raisons différentes et je ne vous impose rien. »  

Je profite de ce moment pour rassembler le peu de force qui me reste pour donner un coup de pied à mon sabre le glissant vers le chef des Insoumis. Je bouge mes doigts comme je peux, mais ne parviens pas à faire de portail. Désespéré, je pose doucement et avec difficulté ma main sur le poignet du Pontife et un faible coup de pied sur sa jambe. Ça peut paraître totalement pathétique, mais j'ai fait ces actes avec le plus de force possible. Je me sens déjà essoufflé, complètement affaiblie, à deux doigts de tomber dans les pommes une bonne fois pour toute. Je vois malgré tout quelque personnes partir et d'autre qui reste se mettant derrière leur chef

« Vous ne partirez pas d'ici sans vous battre mon cher. »  

Malgré la force qui me quitte de plus en plus, je continue à me débattre pour le libérer du Pontife. Je lève la tête priant intérieurement qu'Isamu s'en sorte. Je n'ai pas envie d'être emmené pour être tué, mais je n'ai pas non plus envie qu'il y passe. Je tiens à lui bien plus que je ne le pensais. C'est seulement quand on est à deux doigts de perdre quelqu'un qu'on aime beaucoup qu'on s'en rend compte... Lui et Alice sont les personnes qui comptent le plus pour moi. 


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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Sam 1 Avr - 18:16
Une dette ou un service ?

Le Pontife eut à peine le temps de caler le corps semi-inconscient de Candice Eizen sous son bras que la voix d'Isamu Kazunaga retentit.

— Je ne vous laisserai pas partir avec elle… Ne comptez pas là-dessus.

Sa voix tremblait, secouée par l'émotion. Par la colère. Par l'impuissance, certainement, aussi, même s'il ne devait pas se l'avouer.

Intrigué par le déroulement de la situation, le Pontife décida de rester sur place. Il n'avait rien à craindre, alors autant montrer sa bonne foi aux Insoumis. Qu'étaient-il d'autre que des enfants jouant dans leur bac à sable et qui se chamaillaient pour une poupée déchirée ?

— Cette fille est la descendante de Thibalt.

L'évidence-même. Isamu savait comment rallier ses troupes : en citant l'évidence. Peut-être aurait-il dû leur préciser que le feu brûlait et que cette boule dorée dans le ciel se nommait soleil.

— Pour la plupart d'entre vous, vous n'avez certainement pas eu la chance de le connaître. Mais une chose est sûre, son nom ne vous est pas inconnu.

Le Pontife ne put s'empêcher de ricaner discrètement. Il n'avait pas vérifié les registres de naissance ni d'arrivée depuis un certain temps, mais il était sûr que Thibalt n'était pas un prénom si unique.

— Thibalt était un membre des Insoumis, l'un des premiers.

L'un des premiers à avoir succombé bêtement.

— Il a combattu à mes côtés, à nos côtés, pour notre cause alors que ce n'était pas la sienne. C'était un homme juste, un homme bon.

Un homme devenu une Gardienne, surtout.

— Sa force, ses exploits, ceux-ci ne vous sont pas inconnus non-plus. Si les Insoumis sont aussi forts aujourd'hui, c'est en parti grâce à cette homme. Cet homme qui est mort, assassiné par ce monstre.

C'était injuste que d'affirmer cela. Thibalt était décédé parce qu'il n'était qu'un imbécile imprudent. Tout valeureux et juste et bon qu'il était, cela ne faisait pas de lui un garçon pourvu de bon sens. Thibalt était mort de son propre fait, pas de celui du Pontife.

— Je refuse que sa fille lui soit donnée en pâture. Je sais que ce n'est pas votre combat, mais ce n'était pas le combat de Thibalt non plus et il nous a aidés. C'était un homme de parole, c'était mon ami.

Et c'était une âme dans un cristal, surtout.

— Je juge que la vie de sa fille vaut mieux que notre liberté. Je préfère vivre dans le sang que l'offrir au Diable. Ce sacrifice, je le ferai pour chacun de vous. Nous ne sommes qu'un.

Quelles belles paroles.

Isamu tendit alors son doigt dans la direction du Pontife.

— J'invite toutes les personnes ne voulant pas se battre à quitter ces lieux. Je ne vous en voudrai pas, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Nous sommes tous réunis pour des raisons différentes et je ne vous impose rien.

Suite à ce discours ô combien charmant et ô combien naïf, quelques-uns des hommes déguerpirent de la taverne tandis que d'autres se rangèrent derrière Isamu Kazunaga.

— Vous êtes bien divertissant, Isamu Kazunaga, mais je…

Sans même regarder, il bloqua un coup de pied de la part d'une Candice Eizen qui commençait vraisemblablement à se remettre de son drainage. Il baissa la tête et observa la très jeune fille.

— Ne t'agite pas, Candice. C'est inutile.

Un fracas le prit par surprise. Il se tourna de moitié et vit que les morceaux d'une table brisée s'étaient déplacés jusqu'à l'encadrement de la porte, bouchant ainsi la seule issue possible. Il se retourna vers Isamu Kazunaga, aperçut son poing fermé, et plissa les paupières.

Un nouveau pouvoir ? Ce garçon développait ses capacités bien trop vite. Combien de temps devrait-il s'écouler avant qu'il ne devienne à son tour une véritable menace pour la sécurité de Satkaon ?

— Vous ne partirez pas d'ici sans vous battre mon cher.

Le Pontife observa la petite armée qui lui faisait face.

—Je viens de promettre à Candice que je ne vous ferai aucun mal. Je pense avoir suffisamment d'honneur pour respecter ma parole une fois que je l'ai donnée. Il est hors de question de livrer un combat ici. Cela dériverait inévitablement à l'extérieur et nous ferions du mal à des innocents. Non. Je refuse. Mais je vous connais assez pour savoir que cela n'est qu'une considération secondaire pour vous.

Il ferma les yeux. Un grondement sourd retentit à l'extérieur. Le Pontife déploya son bouclier magique. Une bulle semi-opaque l'entoura avec Candice. Le vent, furieux, indomptable, rugissant, fit soudain exploser la barricade de fortune, envoyant les débris voleter dans tous les sens.

Sans attendre davantage ni tourner le dos à ses opposants, le Pontife sortit de la taverne et s'éleva dans les airs, à une distance d'où il savait qu'aucun des Insoumis ne pourrait l'atteindre, même avec leurs pouvoirs divers et variés.

— Considérez ceci comme votre dernière chance, Isamu Kazunaga ! lança-t-il avec toute la puissance de sa voix. Ne commettez pas d'acte stupide et restez-en là ! Autrement, je n'aurai d'autre choix que de vous éliminer !

Ceci étant dit, il prit alors la direction de la cathédrale, là il savait que sa prisonnière serait en sécurité le temps que Shën établisse quel serait le châtiment le plus à lui réserver.

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MessageSujet: Re: Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen] Mar 4 Avr - 17:32

▬ ft. Candice Eizen

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Une dette ou un service ?
Ambiance
Précédemment
Isamu tente en vain de cacher Candice des griffes du Pontife. Malheureusement, la situation étant bien trop critique, la jeune demoiselle décide de se rendre. Ralliant ses troupes dans un discours des plus galvanisant, Isamu se prépare à combattre avant qu'il ne puisse partir.
Récit

Peu importe le prix que cela pourrait coûter, il était impensable pour Isamu de donner Candice à son chasseur. Ce dernier, maniant les mots avec talent, avait su instaurer la confusion au sein des Insoumis et discréditer Isamu auprès d’eux. Face à cette situation critique, la proie du Pontife ne pouvait rester dans sa cache et s’était donc décidée à se rendre d’elle-même. La voir entre les mains de son ravisseur fit s’embraser le cœur d’Isamu, noyé par une colère qu’il ne pouvait plus contenir. C’est alors à son tour que le chef des Insoumis fit parler ses talents d’orateur. Rapidement, la confusion de ses hommes se transforma en honte, une profonde honte d’avoir osé imaginer vendre l’innocente. Galvanisant les troupes, Isamu réussit alors à former une petite armée prête à en découdre avec le Pontife. Même Candice, entre les griffes acérées de ce monstre, avait retrouvé assez de force pour se débattre. A l’aide d’un coup de pied, elle frappa son sabre qui virevolta jusqu’au groupe d’Insoumis. La lame s’arrêta alors à la hauteur d’Isamu et se tourna, lame contre le Pontife. Les yeux d’Isamu fixaient ce dernier avec une haine et un dégoût sans limite. On pouvait ressentir autour de lui une sorte d’aura, résultats de l’intensification de ses pouvoirs sous la colère.

Cela faisait bien des années qu’Isamu était emprisonné à Satkaon, bien trop longtemps même. Mais chaque jour passé en ces lieux semblait le renforcer. C’était devenu un autre homme qui, dans le monde réel, ne serait probablement plus reconnu par les siens. A la découverte de ses pouvoirs télékinésiques, son corps changea radicalement. Sa stature musclée de militaire s’amenuisa de jours en jours jusqu’à son gabarit actuel, celui d’un homme frêle qui semblait assez fragile pour se faire soulever par une bourrasque. Certaines personnes pensaient que cela était dû à une certaine oisiveté. C’était facile d’imaginer qu’Isamu n’utilisait plus son corps pour faire ses tâches mais ses pouvoirs. Mais cela était bien naturellement faux. Le jeune homme avait lutté tant bien que mal face à cette transformation, mais il abandonna lorsqu’il comprit que c’était en vain. Son corps était voué à changer à l’image de ses pouvoirs grandissants.

Le chef de la milice avait verrouillé la sortie à l’aide d’une table dont il utilisa les planches comme barrières. Défiant le Pontife avec assurance, il était prêt à combattre au prix de sa vie. Malheureusement, son adversaire, lui, n’envisageait pas de combattre. Prétextant la bonne foi de sa promesse et sa bienveillance protectrice pour Satkaon, du venin craché aux yeux d’Isamu, le Pontife déclina l’invitation au combat et fit spectacle de ses pouvoirs.

Au fil de ses quelques combats, Isamu avait longuement analysé les aptitudes du Pontife. Il le savait capable de contrôler le vent, d’absorber l’énergie de ses mains et pouvait matérialiser une sorte de bouclier. Il était pratiquement impossible à surprendre, de quelques manières qui soient, et semblait toujours avoir un coup d’avance. C’était un redoutable adversaire. Un

Une puissante onde d’énergie se dégagea du corps en lévitation avant qu’un bulle protectrice de l’entoure. Rapidement, le verrou de fortune fut briser et le Pontife sortit de la taverne sans tourner le dos à ses adversaires. La milice sortit alors au pas de course et leva les yeux au ciel pour y voir le prêcheur s’envoler. Tel un ultimatum, il annonça alors laisser une dernière chance à ses adversaires et s’apprêta à partir, sa proie entre ses griffes. Quelques hommes se mirent autour d’Isamu et le propulsèrent à l’aide de plusieurs pouvoirs dans les airs. Isamu, défiant la gravité, serra son poing droit qu’il recula avant de le tendre en direction de son ennemi dans un hurlement de rage. Le sabre qui n’avait cessé de rester autour du courageux chef parti comme une flèche, à toute vitesse, en direction du Pontife avant de frapper la puissante protection de ce dernier. La gravité rappelant Isamu à l’ordre, son ascension se stoppa alors qu’il était encore bien loin du Pontife qui, lui, semblait se diriger vers la cathédrale. Isamu commença alors à chuter, sans quitter pour autant son ennemi qui devenait de plus en plus petit pour ne former plus qu’un point dans le ciel. Il ferma alors ensuite les yeux, détachant par la même occasion quelques larmes qui s’étaient emmagasinées dans le coin de ses paupières, et se laissa tomber. Au sol, les Insoumis mirent en place de quoi arrêter la chute de leur chef. Lorsqu’Isamu ouvrit les yeux, il était dans une sorte de fil tissé par l’un de ses soldats. Il regarda le ciel pour voir un éclat de lumière descendre à toute vitesse. Il tendit alors brusquement son bras gauche et le sabre qui chutait s’arrêta net juste avant le sol. La lame s’approcha alors d’Isamu et découpa le filet qui le maintenait en l’air. Un autre Insoumis le rattrapa dans sa courte chute et le posa au sol avant que les autres ne le rejoignent. Les innocents aux alentours regardèrent la scène avec perplexité. Isamu se tourna vers cette populace et s’exprima avec force :

« Comment pouvez-vous continuer de croire que vous êtes ici en sécurité après un tel spectacle ? Ne voyez-vous pas que vous êtes là en captivité ? J’espère que cela vous fera réfléchir. Avoir des dons ne vous empêche pas d’avoir un cœur, du moins je crois… »

Sur ces mots, il prit le sabre de Candice par le manche et parti dans les ruelles de la cité, suivit de ses troupes. L’un d’eux le questionna alors sur la suite des évènements.

« La guerre est déclarée. Ils n’ont pas voulu me laisser partir, ils me supplieront bientôt de le faire. Mais avant ça… j’aurai leurs peaux. »

A ces  mots, un cri de guerre commun retentit dans la ruelle ou l’attroupement passait. Isamu se tourna alors vers un des militants et demanda à ce dernier :

« Que l’on m’organise une rencontre avec lui, au plus vite. »

Fin du RP ?

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Une dette ou un service ? [ft. Candice Eizen]
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