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[FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond]
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MessageSujet: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Dim 23 Avr - 16:27

▬ ft. Dimma Dokkhond

Isamu Kazunaga

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Sauvetage ou suicide ?
Ambiance
Introduction
Isamu retourne à son repaire avec un nouvel allié en poche.
Si les réels raisons derrière cette alliance sont encore mystérieuses, il ne peut se permettre de se poser trop de questions. Il est désormais temps d'établir un plan pour délivrer Candice de sa prison,
la Cathédrale de l'Eglise Blanche.
Récit

De retour à son repaire, Isamu s’enferma dans son bureau, exigeant qu’on le laisse tranquille. Le comportement adopté par ce dernier inquiétait de plus en plus les partisans. En effet, depuis déjà un moment, le chef Insoumis présentait une fatigue plus prononcée qu’à l’habitude. Son visage était souvent terne, comme si la vie en était absente. Malgré les nombreuses questions qu’on lui posait, Isamu avait toujours gardé le même discours, argumentant que c’était une fatigue passagère, une mauvaise période, rien de plus. La vérité était malheureusement bien plus grave que cela mais lui-même ne pouvait réellement définir ce qui se passait. De toute manière, il n’avait pas la tête à ça, il n’avait pas le temps de se soucier de sa santé. Son esprit était occupé par une seule chose : Le sauvetage de Candice.

L’isolement d’Isamu dura un peu moins de vingt-quatre heures. Lorsqu’il sorti de son bureau, il avait mûrement réfléchi à un plan d’approche et expliqua ses intentions aux divers partisans présents. L’idée révolta certains d’entre eux mais l’autorité naturelle d’Isamu les fit plier. Le chef Insoumis demanda alors à l’un de ses compères d’écrire une missive qu’il fallait remettre au plus vite à Vinur, chef de l’Etoile Rouge, qui avait accepté d’apporter son aide à l’Insoumis.

La lettre écrite, Isamu la signa et un membre s’engagea à apporter le courrier à son destinataire.

Cher Vinur,
Je tiens à vous remercier pour l’aide que vous m’offrez et me permets donc de vous contacter sans plus attendre pour vous informer des décisions prises.
J’ai convenu, avec l’accord de mon groupe, que notre action sera menée en petit comité afin que cela ne se transforme pas en guerre. L’objectif principal reste le sauvetage d’une personne, dont je vous communiquerai l’identité le moment venu, et nous éviterons donc un maximum le conflit direct avec nos adversaires.
Demain, à midi tapante, nous nous rendrons ensemble à la grande cathédrale. Vous me livrerez comme un prisonnier à l’Eglise Blanche afin que nous puissions tout deux rentré dans le bâtiment. Pour son image, l’Eglise Blanche ne pourra pas refuser ce cadeau que vous lui faite même si notre cinéma est prévisible. Le peuple me voit encore comme un criminel et l’incompréhension serait de mise si l’Eglise ignore ma présence.
Une fois à l’intérieur, nous utiliserons la force pour neutraliser les individus présents. Nous nous devrons d’agir avec précaution pour ne blesser personne, ou le moins possible. J’ose douter que le Pontife sera présent, dans le cas contraire, nous nous séparerons et je m’occuperai de lui pendant que vous vous occuperez de la suite. Dans un meilleur scénario, nous chercheront notre cible ensemble et la libérerons avant de sortir par la grande porte à la vue de tous.
Nous garderons tout deux des hommes de confiance à l’extérieur, prêt à agir si cela est nécessaire.
Je m’excuse d’avance pour la précarité de ce plan d’action mais je manque de temps pour me permettre de mûrement réfléchir.
En espérant que vous serez présent, je vous donne donc rendez-vous demain, à midi, dans la ruelle adjacente à la Cathédrale.

Isamu Kazunaga.


La missive était écrite avec vitesse mais restait tout à fait lisible. Son lecteur pouvait néanmoins voir avec une grande facilité que le récit n’était pas écrit par la main d’Isamu. En effet, la simple signature du chef Insoumis présentait une écriture faible, la pointe du crayon à peine enfoncé dans le papier et les longues courbes de sa signature présentait bons nombres d’irrégularités, signe d’un léger tremblement.

L’approche imaginée par l’Insoumis était dangereuse, certes, mais les divers dialogues avec son alter ego lui firent comprendre qu’il ne pouvait agir autrement. Isamu ne savait plus faire la part des choses entre ses intérêts personnels et ceux des Insoumis. Il ne pouvait donc mettre en danger l’ensemble de son groupe. Même si cette action visait aussi à redorer le blason de son clan, façon de parler, il commençait à se dire que tout cela n’était qu’un mensonge qu’il se faisait à lui-même pour ne pas s’avouer vouloir sauver Candice par-dessus tout. Heureusement pour lui, quelques-uns de ses partisans, devenus même des amis, étaient prêts à le suivre quoi qu’il puisse arriver. Le reste des troupes allait donc rester en retrait et observer la suite des évènements. Si le sauvetage était réussi, Isamu aurait accompli son dessein et, au mieux, l’image des Insoumis pourrait être améliorée. Au pire, s’il échouait, Isamu ne mettrait pas en danger son groupe. Toutefois, jouer avec sa vie pareillement était assez égoïste car sa perte rendrait « orphelin » le reste des Insoumis.

La soirée fut longue, interminable même. Isamu ne faisait que penser à ce qu'il était en train d'entreprendre et de mener. Ses actions et les paroles de Vinur hantaient son esprit torturé. Trop de questions venaient mettre en doute ses décisions. Mais la culpabilité le rongeait trop pour remettre en considération le sauvetage de Candice. Il considérait encore que la perte de son père était de sa faute. C'était son devoir de la protégé, son devoir... avant tout ? Avant les Insoumis ?

La nuit passée, Isamu et deux de ses plus proches partisans avaient pris place au lieu du rendez-vous, une bonne demi-heure en avance. Le chef Insoumis n'avait pas la certitude que son allié vienne mais il avait foi en cela. Cigarette entre les lèvres, on pouvait voir une certaine anxiété sur son visage marqué de fatigue. Adossé à un mur de la ruelle, Isamu semblait perdu dans ses pensées, bien silencieux...

Fight !

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Mar 25 Avr - 12:41
 

Dimma Dökkhönd

Isamu Kazunaga

Sauvetage ou suicide ?
Isolé dans son repaire, Dimma lisait et relisait la missive d'Isamu Kazunaga, et la tenait fermement entre ses doigts comme s'il s'agissait d'une carte menant au plus beau des trésors.

Cher Vinur,

Je tiens à vous remercier pour l’aide que vous m’offrez et me permets donc de vous contacter sans plus attendre pour vous informer des décisions prises.


Au moins avait-il correctement orthographié son nom. Il redoutait qu'il l'eût déformé en un mot proche mais vide de sens, comme Venur par exemple.

J’ai convenu, avec l’accord de mon groupe, que notre action sera menée en petit comité afin que cela ne se transforme pas en guerre.

Dimma haussa un sourcil amusé. Où était passé le discours passionné sur la volonté de déstabiliser l'Église Blanche ? Qu'était-il advenu de l'envie de bouleverser l'ordre établi ?

L’objectif principal reste le sauvetage d’une personne, dont je vous communiquerai l’identité le moment venu, et nous éviterons donc un maximum le conflit direct avec nos adversaires.

Dimma avait déduit assez aisément que la personne détenue par l'Église était une femme, puisque lorsqu'il l'avait étreint avant de partir lors de leur rencontre, il avait senti la crispation et le malaise qui parcouraient le chef Révolté. Un charmant garçon, autrement.

Demain, à midi tapante, nous nous rendrons ensemble à la grande cathédrale. Vous me livrerez comme un prisonnier à l’Eglise Blanche afin que nous puissions tous deux rentrer dans le bâtiment. Pour son image, l’Eglise Blanche ne pourra pas refuser ce cadeau que vous lui faite même si notre cinéma est prévisible. Le peuple me voit encore comme un criminel et l’incompréhension serait de mise si l’Eglise ignore ma présence.

Il serait surtout étonnant de constater qu'un homme masqué fût capable de capturer le chef des Insoumis, réputé redoutable et impitoyable. Le plan ne fonctionnerait pas très longtemps.

Une fois à l’intérieur, nous utiliserons la force pour neutraliser les individus présents. Nous nous devrons d’agir avec précaution pour ne blesser personne, ou le moins possible.

Utiliser la force, mais pas trop. Avec parcimonie. Modération. Discernement. Isamu Kazunaga n'était pas dépourvu d'un certain sens de l'humour, Dimma se devait de l'admettre.

J’ose douter que le Pontife sera présent, dans le cas contraire, nous nous séparerons et je m’occuperai de lui pendant que vous vous occuperez de la suite. Dans un meilleur scénario, nous chercherons notre cible ensemble et la libérerons avant de sortir par la grande porte à la vue de tous.

Existait-il seulement une autre sortie que la porte principale ?

Nous garderons tous deux des hommes de confiance à l’extérieur, prêts à agir si cela est nécessaire.

Seulement si ?

Je m’excuse d’avance pour la précarité de ce plan d’action mais je manque de temps pour me permettre de mûrement réfléchir.

Et surtout, aucun plan de secours au cas où le premier s'avérerait un échec catastrophique. Ce qu'il serait inévitablement. La loi de Murphy s'appliquait à tout un chacun, qui qu'il fût. Isamu Kazunaga prenait de plus en plus l'allure du candidat idéal pour le retour de bâton inéluctable qui attendait au coin de la rue, tapi dans l'ombre.

En espérant que vous serez présent, je vous donne donc rendez-vous demain, à midi, dans la ruelle adjacente à la Cathédrale.

Isamu Kazunaga.


Le style calligraphique de la signature différait très nettement du style employé dans le reste du courrier. Irrégulière, tremblotante. Kazunigaud avait dû faire la dictée à un secrétaire et s'était uniquement chargé de la signature. Tant qu'il y était, il aurait pu le laisser signer à sa place, Dimma n'aurait rien remarqué. une autre possibilité était que l'Insupportable avait rédigé le contenu de la lettre mais avait usé de son pouvoir de télékinésie pour signer, ce qui, en toute honnêteté, ne tenait pas debout.

— Tu vas y aller ? s'enquit Stirbjórn.

Dimma leva les yeux de la lettre et fixa celui qui lui faisait office de premier lieutenant.

— Pourquoi n'irais-je pas ?
— Ça ne vaut pas le coup, Stjórnandi.
— Oh, vraiment ? Et qu'est-ce qui te fait dire cela, Stirbjórn mon fidèle bras droit ?
— C'est une mission suicide. Ils vont crever.
— C'est très justement la raison pour laquelle je vais y aller. Pour m'assurer qu'Isamu Kazunaga décède dans son héroïque, mais futile, tentative de sauvetage. C'est fort regrettable, mais Kazunigaud m'est plus utile mort que vivant.
— Comment ?
— Un martyr, mon ami. En trépassant, Isamu Kazunaga fédérera les habitants humains de Satkaon sous la bannière de l'Étoile Rouge. Nous récupérerons les vestiges des Insoumis et nous rivaliserons alors en puissance avec le prochain concurrent de notre prise de pouvoir : l'Ordre de Sainte Emeline.
— Mais la lutte de pouvoir, c'est pas notre boulot.
— Non, en effet. Notre “boulot” est d'atteindre la paix, Stirbjórn. La paix passe par l'extinction de la magie, et l'extinction de la magie doit nécessairement passer par l'élimination de notre concurrence politique. À Satkaon, il ne peut y avoir qu'une seule vision des choses : notre vision. Et, malencontreusement, pour consolider la paix ultime, Isamu Kazunaga devra être sacrifié sur l'échiquier tout à l'heure.


Dimma posa la lettre sur son bureau, alla prendre place dans son siège et joignit les doigts devant son visage masqué.

— Et si c'est toi qui meurs ?
— Alors quelqu'un d'autre prendra ma place. Il y aura toujours quelqu'un, Stirbjórn. Je ne suis pas Rautt Stjarna. L'Étoile Rouge me survivra.
— Et qui serait cette personne ?
— Isamu Kazunaga.


Stirbjórn était de plus en plus confus.

— Dans l'éventualité où Kazunigaud réussirait son coup, et parviendrait à rejoindre l'ancien monde, il attirerait inévitablement l'attention des humains ici, et ceux-ci se chargeraient alors d'en finir une bonne fois pour toutes. Cela entraînera beaucoup plus de pertes que prévu, mais le résultat restera inchangé.
— Et dans le cas où aucun de vous deux ne survivrait ?
— Je subodore que le règne du Pontife a été difficile à supporter pour certains. Ces personnes-là sauront poursuivre le combat. Tout vient à point à qui sait attendre, Stirbjórn, n'oublie jamais cela.



* * *


Quand Dimma arriva aux abords de la cathédrale de l'Église Blanche, il n'eut aucun mal à repérer Isamu Kazunaga adossé à un mur dans une ruelle. Étant recherché par les séides du Pontife, il était normal qu'il cherche à se montrer le moins possible au grand jour, et le meilleur endroit pour lui mettre la main dessus était par conséquent dans une ruelle assombrie.

Ou alors à découvert vêtu de sa bure d'homme incognito qui ne l'était pas tant que cela, mais il semblait s'être révélé prudent, aujourd'hui. Exceptionnellement. Il était vrai que se faire réellement arrêter avant de simuler sa propre capture aurait été d'une ironie délicieuse.

— Vous me paraissez en moins bonne forme qu'il y a deux jours, Isamu-san. J'espère que votre détermination n'a pas faibli, car il nous en faudra assurément pour parvenir à bout de votre mission.

Stirbjórn se montra dans son dos, étrangement méfiant et réticent en dépit de sa nature amiable. Dimma dévisagea son homologue nippon et grimaça subrepticement derrière le masque. Kazunigaud était légèrement plus grand que lui, et cela l'agaçait quelque peu. De toute façon, presque tout le monde était toujours plus grand que lui, mais cette récurrence systématique lui pesait.

— Voici Stirbjórn. Je ne connais pas un homme plus fidèle ni plus dévoué que lui. Il m'a accompagné depuis de nombreuses années et à travers des situations toujours plus dangereuses. J'ai en lui une confiance absolue. Il viendra éventuellement en renfort, si nécessaire.

Dimma n'en aurait certainement pas besoin, de toute façon. Les runes islandaises gravées sur son armure le protégeaient de la magie et, surtout, le rendaient invisible au regard des inquisiteurs. C'était un avantage non négligeable

— Je suppose que vous êtes prêt à tout risquer.

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Mar 25 Avr - 17:53

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Isamu Kazunaga

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Sauvetage ou suicide ?
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Introduction
Sur le lieu du rendez-vous, Isamu parait pensif. Le reste de la journée parait bien incertain... tout comme son état de santé. A la grande joie de l'Insoumis, son allié inespéré arrive. Après de rapide préparatifs, le spectacle pourra enfin commencer.
Récit

Après quatre jours de détention, Candice allait enfin être libérée des barreaux de l’Eglise Blanche. Du moins, c’est ce qu’Isamu Kazunaga, chef de la rébellion insoumise, espérait. Cette mission de sauvetage, ou suicidaire, avait pour but de libérer la demoiselle et donner la force au peuple de se libérer de la dictature du régime actuel. A vrai dire, elle avait aussi, et surtout, pour but de libérer le chef Insoumis de son malheur. Rongé par la haine et la culpabilité, Isamu s’était perdu lui-même, ne sachant plus où il allait ni où il guidait les Insoumis. La libération de Candice était la seule chose qui comptait à ses yeux pour le moment. Il n’y avait pas de prix à cela.

Tourmenté par sa situation, Isamu avait décidé que cette mission serait menée par un petit groupe de partisans. Il ne fallait plus se mentir, il l’avait déjà trop fait, et ses intérêts ne pouvaient pas être responsables de la mort de ses hommes. C’est pourquoi il mit sur pied un plan, certes bancal, dans lequel il serait la cible principale. Isamu se posterait au front, prêt à ramasser les coups et les balles. Il avait confiance en ses hommes et si cette façon de penser était quelques peu égoïste, il savait que d’autres hommes prendraient la relève derrière lui et continueraient le combat qu’il avait entamé.

Le scénario était simple. Isamu allait être offert à l’Eglise Blanche par Vinur, chef de l’Etoile Rouge. L’Insoumis comptait sur l’homme au masque pour mystifier cette capture et la rendre le plus plausible possible. Personne à Satkaon ne connaissait le but de l’Etoile Rouge, et encore moins de personnes pouvaient se vanter de connaître leur chef ainsi que ses aptitudes. Même la relation entre le groupuscule et l’homme au masque n’était pas une chose concrète pour la populace. De ce fait, il était tout à fait possible que cet inconnu capture Isamu et le livre à l’Eglise Blanche. Tout aussi possible que d’imaginer que les Insoumis et l’Etoile Rouge avaient formé une alliance, aussi temporaire soit-elle.

Le lieu du rendez-vous était non-loin de la Cathédrale, dans une petite ruelle légèrement en retrait. Isamu était vêtu le plus simplement possible. Il ne cherchait clairement à pas se cacher et l’écart de cette ruelle allait suffire à le camoufler jusqu’au premier acte de cette mission. Ponctuel, Vinur arriva au lieu de rendez-vous accompagné d’un autre homme. L’homme au masque s’exprima alors sur la santé d’Isamu tout en employant un suffixe japonais qui surprit l’homme d’origines asiatiques. Ne pouvant cacher un sourire amusé sur le coin des lèvres, Isamu répondit alors :

« J’aimerais pouvoir juger de votre état mon cher, mais votre visage est aussi statique qu’il y a deux jours. Toutefois, je constate que votre sens de l’observation est toujours aussi affûté… Vinur-kun. »

La personne qui accompagnait l’homme au masque ne semblait pas réellement ravie d’être ici. Avait-elle été forcée ? Hm, non, le discours de Vinur qui présenta l'inconnu comme son plus fidèle bras-droit ne laissait pas supposer une telle chose. Il n’était probablement juste pas content de travailler avec les Insoumis. A son tour, Isamu présenta les deux hommes présents à ses côtés :

« Je vous présente Dyrus et Wick, deux de mes plus précieux partisans. Ils m’ont toujours suivis et se sont portés volontaires pour nous servir de soutient. ».

Isamu chercha le regard du dénommé Stirbjórn pour capter son attention et ajouta :

« Je vous remercie d’être venu apporter votre aide. J’espère que les querelles entre nos groupes ne porteront pas préjudice à notre action. »

Le chef Insoumis se détacha alors du mur et tira une dernière inspiration sur sa cigarette qui s’embrasa jusqu’à sa limite. Il l’éteignit alors en la frottant contre le mur et la laissa tomber au sol avant de s’approcher du petit groupe qui s’était formé dans la ruelle. Un longe traînée de fumée s’échappa de ses narines avant qu’il ne reprenne la parole.

« J'irais jusqu'à risquer ma vie si cela est nécessaire, mais uniquement la mienne. Vos paroles ont bercés mes réflexions et je ne vais pas mettre en danger votre groupe ou le mien pour une mission qui relève avant tout de mes intérêts personnels. C’est pourquoi j’ai décidé d’être en première ligne et de n’inclure qu’un minimum de nos troupes.  Cela ne retire en rien ce que j’espère pour la suite des événements. Mais je tenais à être franc avec vous. Jusqu'au dernier moment, vous êtes libre de vous retirer. »

Isamu se tourna alors pour faire face à la Cathédrale que l’on pouvait voir dépasser derrière les murs de la ruelle.

« Le scénario est simple. Vous me servez à l’Eglise Blanche comme un prisonnier capturé par vos soins ou votre groupe. Personne ne vous connaît et le mystère qui plane autour de vous suffira certainement à rendre ma capture assez plausible pour égayer l’intérêt de l’Eglise Blanche. »

L’Insoumis se retourna vers le groupe et continua son récit.

« Une fois à l’intérieur, nous neutraliseront les gardes qui nous accueillerons. Suite de quoi, l’improvisation sera de mise et nous devrons mettre la main sur notre cible. Nous commencerons par le sous-sol et remonteront étage par étage. »

Le visage d’Isamu se ferma alors, exprimant un certain sérieux à la limite de l’autoritaire.

« Nous agirons le plus discrètement possible et éviteront le conflit. Nous ne combattrons que par obligation et nous nous contenterons de mettre nos adversaires au sol. Aucun meurtre. L'objectif n'est pas de confirmer que nous sommes des criminels. »

Suite de quoi, le chef Insoumis se tourna vers ses partisans, lançant un bref « allons-y, ne perdons pas de temps », avant que les deux hommes ramassent les chaînes qui traînaient à leurs pieds. Ils installèrent alors la camisole métallique autour de leur chef, menottant ce dernier dans le dos, et fixèrent le tout avec un gros cadenas. Isamu remua quelques peu, trouvant bien évidemment la chose bien désagréable, voir même trop lourde, et lança un « vas-y » au plus baraqué des deux. Le partisan soupira et leva son poing mais ne fit rien de plus, s’exprimant qu’il ne pouvait pas faire ça. Le poing encore en l’air s’élança alors sur le visage d’Isamu et le frappa à l’arcade sourcilière droite puis rapidement sur le côté gauche de son nez. Le partisan sembla choqué de ce qui venait de se passer, comme s'il cela n'était pas de sa volonté, et s’excusa auprès de son chef. Isamu, le visage crispé par la douleur et sur lequel du sang commençait à couler de l'arcade, répondit :

« C’est moi qui ai forcé ou tu t’es laissé aller Wick ? »

Il rigola légèrement, comprenant bien l’innocence de son ami, et se tourna vers Vinur .

« Mettons un maximum de chance de notre côté. Nous dirons que je me suis débattu, pour plus de réalisme. En route si vous le voulez bien ? »

Un bout de la chaîne se leva pour que Vinur puisse la saisir, selon son bon vouloir, et Isamu s’adressa  cette fois-ci aux hommes de mains :

« Restez en retrait dans les environs. Si la situation dégénère, nous vous ferons signe. En attendant, profitez-en pour faire connaissance. »

Isamu se mit ensuite en route, traînant un peu le pas, non pas par fatigue mais pour qu’un maximum de personnes le voit. Lorsque les deux hommes quittèrent la petite ruelle, il ne fallut pas longtemps pour que la populace ne les remarque. « C’est Isamu ? » « Oh mon dieu, c’est ce monstre ? » « Qui est cet homme masqué ? Un sauveur ? » Les discours étaient nombreux et variés. Tant mieux.

Pendant la marche, Isamu lança quelques regards discrets à gauche, à droite, en haut, en bas… Si Vinur était venu avec un seul homme, du moins il en avait l'air, ce n’était pas le cas d’Isamu. Pas loin de dix Insoumis se trouvaient dans la périphérique de la Cathédrale. Maçon, charpentier, mendiant, balayeur... tous ces hommes avaient insisté pour être présent ce jour. Ne pouvant les en empêcher, Isamu décida qu'avoir du soutient caché pouvait être une bonne chose. Car Isamu n’était pas dupe. Aujourd’hui, il n’avait pas qu’un ennemi... et l'homme derrière vous est toujours le mieux placé pour vous planter.

J'ai fais avancé pas mal le RP, désolé, si tu veux que j'enlève quelques choses dit moi ^^

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Mer 26 Avr - 20:58
 

Dimma Dökkhönd

Isamu Kazunaga

Sauvetage ou suicide ?
— J’aimerais pouvoir juger de votre état mon cher, mais votre visage est aussi statique qu’il y a deux jours. Toutefois, je constate que votre sens de l’observation est toujours aussi affûté… Vinur-kun.

Dimma inclina partiellement le buste pour signifier qu'il acceptait le compliment. Il jeta un regard à Stirbjórn dont les yeux s'étaient illuminés suite à la mention de Vinur-kun. Il devina sans difficulté que l'esprit de son lieutenant était reparti quelques mois en arrière, à l'époque de Noctis-sam de et Dimma-kun. Combien de fictions homosexuelles ce triste imbécile s'était-il imaginées ?

— Je vous présente Dyrus et Wick, deux de mes plus précieux partisans. Ils m’ont toujours suivis et se sont portés volontaires pour nous servir de soutient.

Dimma s'inclina à nouveau, dans la direction des deux hommes, pour les saluer.

— Je vous remercie d’être venu apporter votre aide. J’espère que les querelles entre nos groupes ne porteront pas préjudice à notre action.

Querelles ? Quelles querelles ? Il n'y avait pas de querelles, que des escarmouches en faveur de Rautt Stjarna, dont les Insoumis étaient les victimes malencontreuses. Que du hasard et de la coïncidence.

Isamollasson termina sa cigarette et en écrasa les braises contre le mur duquel il venait de se décoller.

— J'irai jusqu'à risquer ma vie si cela est nécessaire, mais uniquement la mienne. Vos paroles ont bercé mes réflexions et je ne vais pas mettre en danger votre groupe ou le mien pour une mission qui relève avant tout de mes intérêts personnels.

Il l'admettait enfin. C'était un premier pas vers la sagesse. Avec un peu de chance et beaucoup de manipulation, Kazunigaud deviendrait peut-être un dirigeant convenable plutôt qu'un terroriste qui comptait sur son charisme pour enrôler ses troupes. Il fallait bien plus que cela pour tenir un groupe sur le long terme.

— C’est pourquoi j’ai décidé d’être en première ligne et de n’inclure qu’un minimum de nos troupes.  Cela ne retire en rien ce que j’espère pour la suite des événements. Mais je tenais à être franc avec vous. Jusqu'au dernier moment, vous êtes libre de vous retirer.

Ce garçon aimait s'écouter parler.

— Le scénario est simple. Vous me servez à l’Eglise Blanche comme un prisonnier capturé par vos soins ou votre groupe. Personne ne vous connaît et le mystère qui plane autour de vous suffira certainement à rendre ma capture assez plausible pour égayer l’intérêt de l’Eglise Blanche.

Beaucoup de suppositions étaient en jeu. Cela risquait plus de ruiner les opportunités plutôt que de les pimenter. Mais cela avait l'air de faire plaisir à Isamou d'y croire, alors autant ne rien dire.

— Une fois à l’intérieur, nous neutraliserons les gardes qui nous accueilleront. Suite de quoi, l’improvisation sera de mise et nous devrons mettre la main sur notre cible. Nous commencerons par le sous-sol et remonterons étage par étage.

Suite à quoi, corrigea mentalement Dimma. Cela lui semblait un plan de plus en plus précaire à mesure que Kazunigaud le répétait. Vu son état physique actuel, il ne serait sûrement pas à même d'avancer au rythme qu'il désirait s'imposer. Il s'effondrerait après avoir parcouru la moitié du chemin et serait incapable de revenir en arrière une fois son amie secourue. Et Dimma ne pourrait pas surveiller deux personnes à la fois et se battre pour sa survie en même temps.

— Nous agirons le plus discrètement possible et éviteront le conflit. Nous ne combattrons que par obligation et nous nous contenterons de mettre nos adversaires au sol. Aucun meurtre. L'objectif n'est pas de confirmer que nous sommes des criminels.

Faire évader une suspecte des geôles de l'Église Blanche ressemblait pourtant fortement à un acte puni par la loi. Si elle avait attiré l'attention de l'Église Blanche, c'était qu'elle devait être aussi importante à leurs yeux qu'Isamou Kazunigaud. La confirmation qu'ils étaient des criminels était plus ou moins intrinsèque à la nature de la mission.

— Allons-y, ne perdons pas de temps.

Pendant que le Révolté se faisait enserrer de chaînes et passer à tabac pour donner l'illusion d'avoir lutté pour sa vie, Dimma réfléchissait. La tactique employée par Kazubaka avait ses failles. Déjà même couvert de chaînes et de menottes, rien n'indiquait que ses pouvoirs télékinétiques ne pouvaient pas les surmonter. Les séides du Pontife seraient peut-être étonné de le voir aussi docile, même après avoir été battu.

Ensuite, il y avait la première partie du plan qui consistait, en résumé, à se faufiler et fracasser ceux qui se trouvaient au milieu. Brillant de simplicité et surprenant de suicide programmé. Pourquoi… ne pas tout simplement livrer Kazunouille et laisser les gardes le conduire à la prison ? Il y avait fort à parier que c'était là que sa tendre amie était retenue, aussi poursuivre la mascarade jusque-là avait plus d'intérêt que de combattre. De plus, cela économiserait les forces, a priori vacillantes, d'Isamu.

Alors que les pensées de Dimma serpentaient dans son cerveau, l'Imbattable avait terminé ses préparatifs. Il faisait peine à voir, ainsi défiguré et ligoté.

— Mettons un maximum de chance de notre côté. Nous dirons que je me suis débattu, pour plus de réalisme. En route si vous le voulez bien ?

Dimma ne répondit pas mais vit le bout de chaîne qui se levait à son niveau. Cela confirmait ses doutes. Le prisonnier pouvait encore user de sa télékinésie. Les gardes ne croiraient pas un instant que Kazunaga se serait laissé battre si aisément ou songeraient à un traquenard.

Néanmoins, il se saisit de la chaîne.

— Restez en retrait dans les environs. Si la situation dégénère, nous vous ferons signe. En attendant, profitez-en pour faire connaissance.

Stirbjórn ne manqua pas l'occasion.

— Wesh les potos, fit-il en les prenant par les épaules. Ça vous dit je vous fais lire mes fanfictions ? J'en ai commencé une sur votre patron et le mien.

Dimma tira Isamu avec lui d'un pas pressé. Il appréciait que Stirbjórn s'occupât, il appréciait moins que ce fût à ses dépens.

Le duo remonta l'avenue. Dimma traînait son fardeau, qui faisait durer le plaisir en se montrant ouvertement à la foule. D'un côté, il devait adorer se faire considérer comme un terroriste. Après tout, pour quelle autre raison serait-il sur la liste noire du Pontife ? On ne pouvait s'en prendre qu'à ce que dont on connaissait l'existence. Puisqu'il voulait de la mascarade, Dimma allait lui en donner.

Il l'agrippa par les cheveux à la base de la nuque, le tira contre lui et lui chuchota à l'oreille :

— Vous êtes un garçon intelligent, Isamu-san, mais je crains que vous confondiez intelligence et prévoyance. Je vais prendre le relai et légèrement modifier votre plan initial. Faites-moi confiance, tout se passera bien.

Il relâcha son compagnon au moment où ils atteignirent la porte de la cathédrale. Les deux gardes qui la surveillaient leur barrèrent le passage. Heureusement, ce n'étaient pas des inquisiteurs.

— Je souhaite voir le Pontife, déclara Dimma. J'ai ceci à lui livrer.

Il était temps de corriger la première faille du plan. Dimma posa la main sur la nuque d'Isamu Nagazuka et manipula les signaux électriques de son corps pour le paralyser entièrement. ll n'eut alors qu'à le pousser pour qu'il tombe par terre.

— Isamu Kazunaga.

L'un des gardes approcha la main du captif, mais Dimma l'attrapa au poignet.

— Uniquement avec les yeux, mon brave. Je veux une récompense, et je la veux en mains propres.

Les gardes échangèrent un regard et acquiescèrent. Ils frappèrent à la lourde et gigantesque porte et hélèrent l'un de leurs collègues à l'intérieur. Quelques secondes plus tard, le battant de droite s'entrouvrit, permettant à Dimma de passer.

— Oh, oui, vous pouvez le toucher maintenant. Je ne peux pas le porter tout seul.

Les deux gardes échangèrent un nouveau regard, et poussèrent Isamu à l'intérieur, signifiant à Dimma qu'ils n'iraient pas plus loin et qu'il devrait se débrouiller seul pour la suite.

Dimma inclina la tête pour les remercier, et souleva son colis dans les bras comme s'il s'agissait de sa nouvelle épouse qu'il menait à la chambre à coucher.

Un disciple en bure s'approcha alors de lui.

— Par ici, Messire…
— Vinur. Où est le Pontife ? Je veux ma récompense, maintenant.
— Nous devons d'abord sécuriser le criminel. Vous comprenez que nous ne pouvons pas laisser Sa Souveraineté approcher ce criminel sans risquer un incident.
— Je comprends. Eh bien, aux geôles, j'imagine, alors.
— C'est la meilleure solution, Messire Vinur. Permettez que je vous montre le chemin.


Dimma acquiesça en silence et invita le disciple à ouvrir la marche. Il traversa la nef, atteignit une porte dans une alcôve, l'ouvrit et descendit un escalier en colimaçon. Dimma supputa que les cellules se situaient en toute logique au sous-sol. Après tout, plus l'on s'élevait, plus l'on était proche de Shën. Les rebuts ne pouvaient par conséquent être enfermés que sous terre.

Ce qu'il n'avait pas prévu, en revanche, fut de descendre l'équivalent de trois étages. C'était le signe que la prison était gigantesque, et que localiser leur objectif prendrait davantage de temps. Au troisième sous-sol, le disciple ouvrit une nouvelle porte, qui donnait sur un corridor bordé de part et d'autre de cellules sinistres. La lumière du jour ne filtrait par aucun interstice, la seule source de luminosité provenait des torches placées à intervalles réguliers. Le disciple mena Dimma jusqu'à une cellule vide, au fond du couloir et ouvrit la grille.

— Je vous remercie, mon ami.

Dimma déposa Isamu sur la pierre froide avec délicatesse et, dans un même mouvement, fit volteface, attrapa le disciple par la gorge et plaqua la paume de sa main libre contre son front. Une impulsion électrique plus tard, l'homme tomba inconscient. Dimma s'agenouilla alors et libéra enfin son compagnon de sa paralysie.

— Voilà. Et sans combattre de surcroît. Je doute que le Pontife soit ici, il y a trop peu de gardes. Ou alors il s'attendait à votre visite et les renforts ne vont pas tarder. Quoi qu'il en soit, nous voilà dans l'antre du lion.

Il se releva et contempla la galerie de cellules.

— J'espère que votre amie a un physique unique, car cela va nous être difficile de la localiser rapidement…

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Jeu 27 Avr - 20:41

▬ ft. Dimma Dokkhond

Isamu Kazunaga

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Sauvetage ou suicide ?
Ambiance
Introduction
La mission sauvetage est officiellement lancée, aussi bancale soit-elle. Est-ce que le scénario imaginé par Isamu va se jouer ? Pourquoi pas. Mais c'était sans pensé au deuxième acteur principal qui semble avoir écrit son texte lui-même. Que va-t-il se passer ?
Récit

Dans les faits, ce rendez-vous avait une symbolique assez forte. C'était la première fois, et peut-être la dernière, que les deux factions rebelles de ce monde s'unissaient contre la tyrannie en place. Cette alliance pouvait être qualifiée d'historique. Restait désormais plus qu'à savoir ce que cela allait donner...

Sans broncher, le masque Rouge écouta le bref résumé d'Isamu qui laissait de plus en plus la précarité de son plan s'exposer au grand jour. Le scénario fini, le chef Insoumis s'attela aux derniers préparatifs et demanda à ses hommes de l'enchaîner avant de le frapper pour un minimum de réalisme. Après cela, il était prêt pour être offert au Pontife. Isamu resta alors silencieux pendant la bref marche dont les pas de Vinur rythmèrent la cadence. Le cinéma eut néanmoins l'effet escompté par l'Insoumis, les deux hommes ne passèrent pas inaperçu au sein de la populace, se faufilant tel Moïse lors de son passage de la Mer Rouge.

Non-loin de la Cathédrale, l'homme de carnaval saisit brusquement l'Insoumis par la nuque afin de le ramener vers lui. Comptait-il frapper Isamu en public ? Heureusement non. Il expliqua à ce dernier que le plan initialement prévu n'allait pas être suivis. Sans vraiment laisser le choix à l'homme enchaîné, Vinur accosta les gardes en place. C'est alors qu'une douleur fulgurante traversa le corps de l'Insoumis enchaîné, provoquant des picotement jusqu'au bout des doigts qui s'estompèrent avant de ne laisser plus aucune sensation à leur propriétaire. La sensation était semblable à une décharge électrique. Agissant comme un réflexe défensif, Isamu tenta de repousser l'homme qui venait de le paralyser mais son pouvoir sembla inefficace et l'individu ne bougea pas d'un pouce, comme si aucune force n’agissait contre lui. D'une certaine manière, cela surprit l'Insoumis bien plus que la démonstration des probables pouvoirs électriques de son compère. Est-ce cette tenue si particulière qui lui permettait cela ? Par quelle magie ?

Après quelques échanges chargés de politesse à en vomir, "Messir Vinur" entra dans la Cathédrale avec son butin. Dans un premier temps, il réclama le Pontife ce qui fit peur à l'Insoumis actuellement impuissant. Le plan pouvait être modifier mais tomber sur le Pontife n'était en aucun cas avantageux pour les deux hommes. Sans réellement savoir si cela était calculé par le chef de l'Etoile Rouge ou uniquement par chance, les gardes refusèrent d'amener Isamu au Pontife en l'état, expliquant qu'il avait sécurisé le criminel. Un peu plus et l'Insoumis allait prendre tout cela pour des flatteries. Vinur proposa alors aux gardes de descendre le butin dans une geôle de la bâtisse et la réponse fut positive. Suivant les gardes, le vengeur masqué porta l'Insoumis dont l'esprit était fortement agacé par cette décision. Candice était probablement faite prisonnière. Ces gardes allaient-ils vraiment amener les deux hommes vers leur cible ? Étaient-ils idiots ? Ou est-ce que cela voulait simplement dire que la belle demoiselle n'était pas dans une cellule du sous-sol mais ailleurs ? Tout était possible... Mais en l'état, Isamu n'était qu'un sac transporté et ne pouvait aucunement décidé de son sort.

Le petit groupe descendit alors trois étages avant d'arriver dans un dédale de cellules qui semblait sans fin. La lumière du jour n'était plus présente et seul les flammes fragiles des torches accrochées aux murs permettaient d'y voir plus clair. Posé au sol dans l'une des rares cages encore vides, Isamu regarda son compère s'occuper des gardes. Une nouvelle fois, il pu voir que les pouvoirs de ce dernier était effectivement en relation avec l'électricité ou quoi que ce soit qui pouvait interférer avec le système nerveux du corps humain. Les gardes neutralisés, le chef d'orchestre de cette magnifique descente en enfer s'approcha de l'Insoumis pour le libérer de son entrave. A l'instant où Isamu ressentit la sensation de ses membres, la chaîne l'entourant se brisa à intervalle régulier, libérant ainsi l'homme qui se releva ensuite avant de s'étirer.

« Quelle improvisation très cher. J'étais loin d'imaginer qu'on nous conduise directement dans la prison de la Cathédrale. M'enfin, nous avons visiblement du travail sur la planche et j'ai bien peur que notre cible ne soit pas ici. »

Isamu chercha dans sa poche droite son paquet de cigarette et en sorti une. Il se dirigea ensuite vers l'une des torches et alluma sa précieuse avant d'en inspirer les bien-faits toxiques. Il fit quelques pas pour rejoindre son compère et répondit à sa question.

« Une demoiselle dans la vingtaine, cheveux noirs courts, yeux bleus, teint pâle, plutôt jolie... Il ne doit pas y avoir beaucoup dans ces cages, croyez-moi. »

Isamu arrêta alors sa marche à deux mètres de l'homme au masque et se tourna pour lui faire face. Scrutant de la tête aux pieds son alter ego, l'Insoumis ajouta :

« Contrôle de l'électricité ? Je suppose hm... Et cette tenue hm... Visiblement, elle ne sert pas qu'à vous donner un style si... particulier. Intéressant, intéressant. Heureusement que je ne vous ai pas encore tout dévoilé.  »

Un rapide sourire, presque sarcastique, se dessina sur le visage de l'Isamu avant qu'il ne se retourne à nouveau.

« Bon, nous avons du pain sur la planche et je ne souhaite pas m'éterniser ici. Allons-y. »

L'Insoumis tira une dernière fois sur sa cigarette et la jeta avant de se mettre en route. Le rythme employé par Isamu était soutenue mais cela restait une marche. Si on se référait à l'état de santé que renvoyait le chef de l'opposition, cette simple activité pouvait laisser penser qu'il allait s'écrouler. Bien évidemment, une force inébranlable guidait les pas d'Isamu. Candice.

Ce que l'Insoumis voyait l'horrifiait en tout point. Des centaines d'hommes et femmes semblaient être enfermés en ce lieu... était-ce comme ça sur trois étages ? Voir plus ? Comment un endroit pareil pouvait exister ? La populace était-elle au courant de ce que les sous-sol de la Cathédrale cachaient ? Isamu en doutait fortement. Le jeune homme tenta de faire abstraction des individus qui l'accostaient dans sa marche, se contentant de vérifier que Candice ne se trouvait pas dans la cellule. Tous réclamaient de l'aide, évidemment. Ils avaient tous l'air au bout du rouleau... probablement nourrit juste suffisamment... C'était avec une certaine peine que l'Insoumis tentait de les ignorer. Il ne pouvait pas les libérer. Trop dangereux. Et pourquoi en libérer et pas tous au final ? Non, il ne pouvait faire cela. Toutefois, le chef Insoumis se jura de ne pas oublier les hommes et femmes enfermés ici.

Après environ cinq minutes, Isamu se stoppa net au son d'une voix qui semblait familière. C'était la voix d'un homme âgé dont la fatigue était palpable. L'Insoumis s'arrêta devant la cellule et s'approcha pour voir qui se trouvait dans la pénombre. Un homme avança alors doucement pour se montrer à la lumière de la torche. Il était âgé, avait le crâne chauve et une barbe blanche négligée. Pendant quelques secondes, Isamu cru voir le vieillard qui l'avait recueillit lors de son arrivé dans ce monde. Le prisonnier attrapa les barreaux avec ses mains faiblardes, s'en servant pour tenir debout.

« C'est vous l'homme dont ils parlent ?... Vous êtes celui qui veut fuir Satkaon ?... »
« J'imagine que oui, je suis Isamu Kazunaga. Qui êtes-vous ? » demanda l'Insoumis.
« Oh... Je ne suis personne... Que faites-vous dans ce lieu sinistre...? »
« Je.. Je cherche quelqu'un. Une jeune femme. » Répondit Isamu.

Lors de l'échange, on pouvait sentir la gorge d'Isamu noué par les émotions qui le submergeaient de plus en plus. La tristesse de ses souvenirs, la colère liée à l'existence de ce lieu...

« Hm... Personne n'est descendue ici depuis des semaines... Votre amie n'a probablement pas été enfermée ici... »
« Je... Merci. » s'exprima Isamu.

Isamu passa sa main vers le verrou de la cellule et une force fit grincer les barreaux. Malheureusement, cela ne suffit pas à ouvrir la cage du vieillard.

« Oh... ! Ne perdez pas vos forces... Les cellules sont scellées par la magie... Vous ne pouvez les ouvrir... »
« Désolé... » dit Isamu avec une profonde tristesse.

Le vieillard attrapa la main d'Isamu.

« Si vous voulez m'aider... Mettez fin à mon calvaire... S'il vous plaît... »

Isamu releva le visage, choqué par la demande et se recula quelques peu.

« Non, je ne peux pas faire ça... »
« Cela fait bien trop longtemps que je suis enfermé ici... Je souffre chaque jour... On me nourrit à peine... Pitié... »

Voyant la détresse du prisonnier, Isamu s'approcha à nouveau et prit les mains de ce dernier dans les siennes. Ses mouvements étaient tremblants et hésitants. Le chef Insoumis se baissa pour se retrouver accroupi face à la cage alors que le vieillard c'était affalé contre les barreaux, à bout de ses forces. Isamu rassembla les mains du prisonnier ensemble et les entoura par les siennes.

« Je... Cela va se bien se passer... »

Le vieillard, les yeux fermés, arborait un sourire libérateur sur son visage. L'instant dura quelques secondes avant qu'un craquement ne résonne dans la cellule. La nuque du vieillard était brisée et ce dernier décéda sans souffrir. Isamu lacha alors les mains du prisonnier mort et l'allongea sur le sol avant de se relever doucement. Il resta dos à l'homme masqué quelques secondes, ses épaules tremblants légèrement et se tourna pour avoir son visage de profil. Il ramena son index droit jusqu'à son nez et attrapa une goutte de sang qui perlait au coin de sa narine. Ses yeux scintillaient à la lumière, noyés par des larmes qu'il tentait de contenir.

« Rejoignons les escaliers. Elle n'est pas ici. »

Isamu reprit la direction des escaliers empruntés par les gardes précédemment. Sa marche semblait déterminé... S'il fallait mettre fin à ses atrocités, c'est aussi l'état de Candice qui l'inquiétait... Comment était-elle après quatre jours en ces lieux... ?

...

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Jeu 27 Avr - 21:46
Sauvetage ou suicide? Je dirais suicide.
Les cellules ne sont pas bien pleines, l'ordre dans Satkaon peu à peu, mais il y aura toujours deux trois insectes, d’insupportable éléments perturbateur qui perde leur temps et énergie à vouloir s'opposer à notre maître bien-aimé. Mais pourquoi, pourquoi est-ce qu'ils ne veulent pas comprendre que l'ordre et ses décisions sont pour le seul bien de tous ? Pourquoi est-ce qu'ils ne veulent pas voir que leurs actions peuvent causer la perte de tous ? Comme cette fille... Cette fille qui s’obstine à nous haïr alors que nous avons que chercher à la sauver elle et sont stupide père. Nous avons majoritairement tout l'esprit tranquille à l'idée qu'elle soit sous contrôle. Elle nous apporte bien des difficultés au départ, mais elle finit enfin par être un peu plus raisonnable. Le Pontife se trouve avec Shën notre déesse pour décider de son sort qui sera des plus justes. 

Alors que la journée s'annonçait calme et paisible des murmures vogue dans les couloirs, un homme masqué nous aurait généreusement offert Kazunaga, chef du clan terroriste appelé Insoumis. Une curiosité me pique, est-ce vrai ? Tout cela me paraît bien étrange. Lentement, je me dirige alors vers la porte d'entrer et regarde de loin la scène, je vois en effet ce terroriste, complètement immobile dans les bras d'un homme masqué que je n'ai jamais vu. Pourquoi ce masque ? Pourquoi cette armure qui m’empêche... De voir sa magie ? Non... Non tout cela est bien trop étrange, pourquoi prendre tant de précautions s'il partait dans l'optique de nous rendre service ? Je dois surveiller ça de plus près...

Je laisse donc mon compère descendre au sous-sol avec les deux invités et attend sont retour afin de lui poser des questions à lui, mais surtout à l'homme masqué qui n'a pas daigné de se présenter. J’attends... Mais personne ne vient, je soupire alors de lassitude. Je le savais... Je le savais que quelque chose clochait dans cet événement. Préférant ne pas sous-estimer le chef terroriste et l'homme masqué, je préviens une grande majorité de mes compagnons et descends avec eux dans le sous-sol de la cellule prenant soin de verrouiller la porte derrière nous avec une clef, mais aussi un seau magique effectué par mon compagnon de droite.

Silencieux, nous commençons par errer dans chaque couloir des prisons, nous nous séparons en quatre groupes de deux personnes chacun. Je passe rapidement devant la cellule de Candice, elle est dans un bien piteux état, les poignets en sang, maigre à vu d’œil, d'énorme cerne, salle, ça lui apprendra... Cependant, je suis sûr qu'ils sont là pour cette peste. Tsss, ils me dégoûtent, j'y poste deux gardes et continue ma route à la recherche des deux fugitifs. Je ne connais pas l'homme masqué, mais Kazunaga... C'est un grand sensible... Il se la joue bon homme voulant le bien de tous tout en étant un assassin un terroriste. Fin stratège intelligent... mais lorsqu'on agit sous la colère, on fait toujours des erreurs.

Par chance, c'est moi qui finis par tomber sur eux, 3eme sous sol... Et je vois le pauvre petit japonais limite pleurer un prisonnier qu'il vient de tuer. Ah.... La sensibilité. Un bien vilain défaut. Alors qu'il annonce que la personne qu'ils recherchent n'était pas à cet étage, je me mets à rire.

« Parce que vous pensiez qu'on l'aurait laissé en vie pendant 4 jours ? »

Je lance des projectiles magiques sur eux, mais constate que l 'armure de l'homme masqué en est immunisée. Cet homme est dangereux, bien plus qu'on ne pourrait le croire pour un inconnue. Mais heureusement, mes projectiles touchent aussi le chef des Insoumis.

« Et bien, il faut croire que les personnes de votre espèce n'arrivent pas à voir quelles sont leurs vraies places... »

Alors que Isamu subit les pulsions électriques, je tire de nouveau dans la cellule de l'homme décédé afin de les grilles ce cogne contre l'homme masqué au point de le cogner violemment contre un mur.

« Tu ne te souviens déjà pas de sa dernière rencontre avec notre maître ? Elle en a pourtant gardé une cicatrice, si tu veux la trouver se sera dans le ventre du Musaboru à présent. »

Je me mets à rire.

« La meilleure chose à faire maintenant, c'est de retourner dans votre cellule. »

Je regarde l'homme masqué.

« Il y a largement la place pour vous aussi rassurez-vous. »

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Lun 1 Mai - 15:35
 

Dimma Dökkhönd

Isamu Kazunaga

Sauvetage ou suicide ?
— Quelle improvisation très cher. J'étais loin d'imaginer qu'on nous conduise directement dans la prison de la Cathédrale.

C'était la raison pour laquelle les Insoumis finiraient par échouer. Isamu était loin d'imaginer quoi que ce fût.

— M'enfin, nous avons visiblement du travail sur la planche et j'ai bien peur que notre cible ne soit pas ici.

Kazubalourd dégaina une cigarette et l'alluma auprès d'une torche. Peut-être sa télékinésie ne fonctionnait-elle pas sur les éléments, car s'ensuivit un court moment gênant où Isamu dut venir reprendre sa place pour répondre enfin à Dimma.

— Une demoiselle dans la vingtaine, cheveux noirs courts, yeux bleus, teint pâle, plutôt jolie... Il ne doit pas y avoir beaucoup dans ces cages, croyez-moi.

Dimma fronça les sourcils. Cela correspondait à peu de choses près à la description de Sélène Rascorb… ou plutôt de sa fille, Candice Rascorb, même si Candice, tout comme sa très chère maman, était loin, loin, très très loin de figurer dans la catégorie “plutôt jolie”. Et c'était sans compter toutes les millions d'autres demoiselles dans la vingtaine, cheveux noirs courts, yeux bleus, teint pâle, plutôt jolies, cependant Dimma avait le pressentiment que mère et fille partageaient cet attribut unique qu'était la poisse permanente.

Perdu dans ses pensées, il n'avait pas remarqué qu'Isamu le dévisageait, et se ressaisit au moment où celui-ci prit la parole, pour une énième fois :

— Contrôle de l'électricité ? Je suppose hm... Et cette tenue hm... Visiblement, elle ne sert pas qu'à vous donner un style si... particulier. Intéressant, intéressant. Heureusement que je ne vous ai pas encore tout dévoilé.

Volontairement, voulait-il sûrement préciser.

— Malheureusement, la vérité me concernant est bien plus simple et décevante.

Dimma disait cela non pas pour semer le doute sur ses réelles compétences, mais plutôt pour juste énerver Isabourde en lui donnant conscience qu'il le prenait pour le sombre imbécile qu'il était réellement.

— Bon, nous avons du pain sur la planche et je ne souhaite pas m'éterniser ici. Allons-y.

Kazubaka termina sa cigarette et entreprit de remonter l'allée, Dimma non loin derrière lui. Les prisonniers les interpellaient, les suppliaient de les sortir de leurs geôles. Certains d'entre eux étaient entravés, enchaînés aux murs, tandis que d'autres gisaient au sol, trop faibles pour entreprendre quoi que ce fût.

Il s'arrêta finalement devant la cellule d'un homme plus costaud que les autres, et par conséquent moins affecté par le régime drastique tous devaient subir ici. Dimma inspecta rapidement la porte de la cellule. Elle était trop lourde pour qu'il puisse la forcer par lui-même. Il dégaina une dague et l'inséra dans l'interstice de la porte et de la grille, et la fit glisser jusqu'à sentir le verrou. À partir de là, il commença à faire pression de tout son poids sur la porte, tout en exécutant un mouvement de haut en bas avec la lame, à la manière d'une scie. Au bout de deux minutes, le verrou se souleva et il parvint à ouvrir la porte. Le poignard était désormais inutilisable, et Dimma était essoufflé, mais la tâche avait été menée à bien. Il s'approcha du prisonnier dans la pénombre et lui posa la main sur la mâchoire.

— Tu es libre, mon fils. L'Étoile Rouge est venue pour toi. Je viens de te donner toute la force nécessaire pour rompre tes liens. Il te faudra un peu de temps, mais tu y parviendras. Sers-toi de cette nouvelle puissance pour libérer tes frères.

Dimma ressortit et referma la cellule derrière lui. Le verrou avait sauté, de toute façon, alors autant conserver les apparences si un garde s'aventurait dans les parages.

Il vit alors Isamu Kazunaga en pleine discussion avec un prisonnier. Dimma s'approcha, curieux de connaître l'objet de leur conversation, bien qu'il s'en doutait déjà. La voix du prisonnier était trop faible pour être entendue, mais celle d'Isamu résonnait dans le couloir.

— J'imagine que oui, je suis Isamu Kazunaga. Qui êtes-vous ?

Il y eut un murmure à peine perceptible.

— Je.. Je cherche quelqu'un. Une jeune femme.

Un nouveau murmure.

— Je... Merci.

Dimma s'approcha un peu plus. Isamu essayait de faire quelque chose à la porte, et au vu de sa position, cela ressemblait davantage à un viol agressif qu'à une ouverture consentante.

— Désolé...

Troisième murmure, accompagnée d'une main rachitique qui saisit celle d'Isamu.

— Non, je ne peux pas faire ça...

Dimma fronça les sourcils. Faire quoi ? Isamu s'accroupit et passa les bras à travers les barreaux de la cellule.

— Je... Cela va se bien se passer...

Dimma réalisa soudain avec horreur les intentions de l'Insoumis. Il commença à se précipiter sur lui pour l'empêcher de commettre l'irréparable, mais un craquement aussi sordide que sonore retentit alors dans le couloir.

— NON !

Isamu se releva et tourna le dos à Dimma, qui eut le temps de réduire la distance entre eux et de se mettre à genoux devant le cadavre. C'était un vieillard, décrépit et manifestement condamné à trépasser de toute façon, mais c'était trop tôt. C'était dangereux, stupide et complètement irrationnel.

Kazunaga se tourna finalement pour montrer son profil et du sang qui s'écoulait de son nez.

— Rejoignons les escaliers. Elle n'est pas ici.

Il partit alors en direction de l'escalier.

— Espèce de sombre imbécile…

Dimma marcha d'un pas pressé pour le rattraper. Il lui posa la main sur l'épaule, le fit pivoter face à lui, et lui décocha un direct du droit en pleine figure car si Isamu n'avait pas l'air de réaliser l'ampleur des conséquences de son acte, Dimma lui en était pleinement conscient. Ce n'était désormais qu'une question de minutes, voire de secondes, avant que l'âme de ce vieillard rejoigne le cristal et que son corps ne se transforme en Gardienne.

— Espèce de crétin ! Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous venez de faire ?! VOUS VENEZ DE NOUS CONDAMNER ! Il faut déguerpir maintenant et trouver un autre plan si on veut espérer trouver votre amie ! Sinon nous…
— Parce que vous pensiez qu'on l'aurait laissée en vie pendant 4 jours ?


Dimma fit volte-face et se décomposa. Un inquisiteur, engoncé dans son masque d'or et dans sa bure blanche, se tenait non loin d'eux.

— Bon sang…

Sans s'expliquer davantage, l'inquisiteur projeta une volée de tirs magiques. Deux d'entre eux atteignirent Isamu, tandis que deux autres touchèrent Dimma. Ce dernier recula à cause de l'impact, mais la nature runique de son armure le protégea suffisamment d'éventuels dégâts supplémentaires. Il eut tout de même le souffle coupé et tomba à genoux, cependant il réussit à se relever relativement vite.

— Et bien, il faut croire que les personnes de votre espèce n'arrivent pas à voir quelles sont leurs vraies places...

Adoptant une nouvelle tactique, l'inquisiteur visa la cellule et tira. La décharge magique fut suffisante pour exploser une partie du mur et projeter la grille de la cellule sur Dimma, qui s'envola et heurta brutalement le mur derrière lui. Il laissa échapper un râle de douleur et s'écroula au sol, complètement anéanti.

— Tu ne te souviens déjà pas de sa dernière rencontre avec notre maître ? Elle en a pourtant gardé une cicatrice, si tu veux la trouver ce sera dans le ventre du Musaboru à présent.

Excellente nouvelle ! Ils pouvaient maintenant s'enfuir sans demander leur reste, si tant était que Dimma fût capable de se remettre sur pieds. Le poids de la porte grillée le maintenait au sol, et il était certain d'avoir le bras droit cassé. Quelle que fût l'issue de la confrontation, il n'irait pas bien loin.

L'inquisiteur ricana.

— La meilleure chose à faire maintenant, c'est de retourner dans votre cellule.

Il s'adressa alors à Dimma.

— Il y a largement la place pour vous aussi, rassurez-vous.

Soudain, l'homme que Dimma avait aidé un peu plus tôt surgit derrière l'inquisiteur et lui bondit dessus. Grâce à ses pouvoirs, Dimma lui avait donné le moyen de ne plus ressentir ni la douleur ni la fatigue, mais il avait espéré qu'il s'en servît pour aider ses compagnons à s'évader. Cependant, ce brusque retournement de situation n'était pas pour lui déplaire. De ses deux jambes, il décala la porte de cellule et se glissa sur le côté pour s'extirper de sa position inconfortable.

Il se remit debout et examina rapidement la situation. Le prisonnier n'occuperait pas l'inquisiteur bien longtemps, le cadavre pouvait se transformer d'une minute à l'autre, et Isamu était toujours en vie. La situation ne pouvait pas être pire. Néanmoins, s'il y avait une chose dont il était sûr, c'était que l'inquisiteur mentait.

Si effectivement l'amie d'Isamu (son Isamie, en somme) était déjà morte, l'inquisiteur aurait pris son temps pour établir un plan d'attaque plutôt que de simplement venir se moquer et d'afficher sa supériorité évidente.

Ou alors il disait la vérité en s'attendant à ce que Dimma interprète cela comme un mensonge, bien que cela n'en soit pas un.

Ou alors il mentait en s'attendant à ce que Dimma croie qu'il dise la vérité pour qu'il l'interprète comme mensonge, et qu'il se perde tout seul dans des conjectures à n'en plus finir.

Pour l'instant, le meilleur plan consistait à distraire l'inquisiteur en attendant de voir si la Gardienne allait s'éveiller et, le cas échéant, s'en prendre à l'un d'eux.

Il s'approcha d'Isamu Kazunaga et, de sa main encore valide, lui toucha le front, manipulant ses impulsions nerveuses afin qu'il ne ressente plus ni douleur ni fatigue. Cela permettrait à l'Indompté de se relever et de reprendre le combat… jusqu'à ce que mort s'ensuive puisqu'il ne contrôlerait plus ses limites et ne saurait quand mettre un terme à l'affrontement.

— Vous avez plus de force de frappe que moi. Occupez-le, je vais chercher votre amie. Je pense savoir où elle se trouve. Vous me rejoindrez dès que vous aurez terminé.

Ayant dit cela, Dimma s'engouffra dans l'escalier et commença à le remonter, comprimant son bras cassé contre son torse. Il n'avait en vérité aucune idée de l'endroit où était retenue l'Isamie, mais il était de plus en plus évident qu'elle n'était pas détenue dans les geôles. En chemin, il réfléchissait. Si elle se trouvait encore ici en attendant son jugement, en admettant que l'inquisiteur mentait, elle devait se trouver non loin d'une salle de prière… donc à l'étage. C'était actuellement sa meilleure piste, et il ne lui faudrait de toute façon pas longtemps pour la confirmer et l'infirmer.

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Lun 8 Mai - 21:36

Sauvetage ou suicide? Je dirais suicide.
Ils sont mignons... Je ne peux pas m’empêcher de les voir comme deux petits chiots perdus. À se demander s'ils sont vraiment sûrs d'eux, dans ce qu'ils font et dans leur intention. Jouer la comédie est inutile avec moi. Je sais très bien qu'ils espèrent avoir de la chance et que tout ce passe comme ils le souhaitent. Et ma simple venu les met en panique, cependant, ils n'ont pas l'air de vouloir abandonner pour autant, surtout l'homme masqué avec la collaboration du chef des Insoumis. Alors que je viens à peine de lui balancer le grillage du défunt prisonnier, un homme surgit derrière moi. Un sauvage pur et dur, stupide et irréfléchie à la situation n'agissant qu'avec ses sentiments. Ce genre de mentalité ne peut mener qu’anarchie et destruction. Il grimpe sur mon dos, me ruant de coup sans vraiment s'assurer qu'ils puissent être utiles en quoi que se soit. Alors que je me débarrasse de lui une première fois en lançant des projectiles magiques contre son torse, il revint à la charge. Ce qui me perturbe en premier, c'est son absence de douleur suite à mon attaque avec pourtant la blessure totalement apparente. Je tente de l'esquiver une première fois, puis une seconde et lui lance un second missile. Rien de change, à l'évidence, il ne ressent aucun douleur, mais les blessures apparentes témoignent qu'il les subit quand même. C'est alors que je tente une autre approche, un missile électrique en visant son front, il ne sentira toujours rien, mais le choc sera assez puissant pour l’assommer. Heureusement, ce que j'ai prédit ce passe le prisonnier reçoit la décharge et tombe au sol comme subitement endormis. 

Je me tourne enfin vers le duo, ou plutôt... Le soliste. L'homme masqué n'est plus dans mon champ de vision, par contre Kazunaga était là debout, comme immunisé lui aussi de la douleur comme celui que je viens d’assommer. Cependant, je n'ai pas eu le droit à un combat hors du commun comme il l'a toujours fait, non. Le pauvre petit est soudainement tétanisé, il ne bouge plus d'un pouce au point que si je le pousse, il tomberait comme une statue de pierre. La peur sans doute ? Ça, nous ne le saurons jamais. Mais je ne me gênerai absolument pas de profiter de cette absence pour lui faire, perdre connaissance et l'enfermer dans une cellule, mains menottées contre le mur pied lié et yeux bandés. Un combat extrêmement décevant venant du chef des Insoumis. Moi qui m'attendais à quelque chose d'épique suivi d'un long et écœurant discourt comme il a eu toujours tendance à faire. Alors que j'entends des craquements en direction du vieillard euthanasié, j'enferme le chef des Insoumis et d'un air serein, je rejoins en marchant l'homme masqué qui est très certainement monté à l'étage. Il ne peut de toute façon pas aller loin, la porte de sortie est verrouiller et l'un de mes confrères risques fortement de le croiser. 

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Mar 9 Mai - 11:16
 

Dimma Dökkhönd

Inquisiteur

Sauvetage ou suicide ?
Dimma se retrouva devant la porte du donjon. Fermée. Il tenta de pousser dessus avec son épaule encore valide, mais elle ne bougea pas d'un centimètre. L'inquisiteur avait dû la fermer avant de venir les traquer.

Il entendit du chahut au bas de l'escalier et fronça les sourcils. L'inquisiteur s'était-il déjà occupé du cas d'Isamu Kazunaga ? C'était trop rapide. Beaucoup trop rapide. Ceci étant, cela arrangeait ses plans de faire du Kazubaka un martyr. Encore fallait-il maintenant qu'il survive pour s'en accommoder.

N'ayant pas d'alternatives, Dimma s'engouffra dans le corridor des geôles à sa droite. Avec un peu de chance, il pourrait s'y cacher assez longtemps pour échapper à son poursuivant et deviser d'un plan pour s'échapper. Le sauvetage s'était révélé un fiasco presque immédiat. L'imprudence systématique de l'Insupportable les avait plongés jusqu'au cou dans une situation périlleuse.

Les dizaines cellules bordaient le couloir comme autant de décorations macabres. Tout en marchant à pas pressé, Dimma réfléchissait à une solution. Peut-être pouvait-t-il tenter de libérer un nouveau prisonnier. Il s'arrêta et dégaina sa dague. Elle était tordue, émoussée et ébréchée sur le côté. Dépité, il la jeta par terre.

Même s'il parvenait à crocheter ou forcer une cellule, il n'aurait pas le temps d'influencer son locataire suffisamment vite pour lui servir de distraction et se sortir d'affaire, d'autant que l'inquisiteur n'avait pas eu l'air tant gêné par le précédent appât.

Un projectile magique le frôla de peu. Dimma reprit ses esprits et leva la tête. Un autre inquisiteur se trouvait à quelques mètres de lui. Le tintement de la dague au sol avait dû l'attirer. C'était très mauvais. Il ne survivrait déjà pas avec un seul inquisiteur, alors pris en tenaille entre deux d'entre eux, c'était un suicide multi-générationnel.

Dimma encaissa le deuxième projectile malgré lui et recula d'un mètre en arrière. Cet inquisiteur avait l'air d'être moins vif d'esprit que son collègue du troisième sous-sol, mais il était en tout cas moins prompt à la moquerie, ce qui était avantageux pour se concentrer.

Dimma ressentit les picotements de l'attaque magique sur son corps au travers de son armure qui le l'isolait pourtant du mieux qu'elle le pouvait. Ces picotements, désagréables, il les connaissait : c'était de l'électricité. Et si c'était de l'électricité, il était par conséquent en mesure de s'en servir pour riposter.

L'inquisiteur attaqua une troisième fois, mais cette fois-ci, Dimma était prêt. Le projectile fusa dans sa direction à toute vitesse. Dimma se campa sur ses jambes et tendit sa main valide en avant, conservant son bras droit en écharpe contre le buste.

Le projectile s'arrêta à quelques centimètres de la paume et du bout des doigts. Il pouvait sentir l'énergie crépiter, pulser, l'appeler. Dans une vive volte-face, il renvoya le projectile sur son expéditeur qui, pris au dépourvu, le reçut de plein fouet et s'envola contre une cellule, en enfonçant la porte de tout son poids.

Dimma poussa un soupir de soulagement. Au moins était-il paré à affronter l'autre inquisiteur quand il arriverait, même si cela ne serait qu'une solution temporaire.

Il avança en direction de son assaillant pour vérifier qu'il était bel et bien hors-jeu. Il n'y avait aucun doute là-dessus, l'inquisiteur tressaillait mais les quelques volutes de fumée blanchâtres qui s'élevaient depuis son corps indiquaient qu'il n'était pas près de se relever de sitôt. Cependant, ce fut autre chose qui capta l'attention de Dimma : la jeune femme enchaînée au mur de la cellule. De sa main valide, il fit glisser le corps inconscient de l'inquisiteur par terre, et la porte céda toute seule, s'ouvrant dans un grincement bien trop bruyant.

Il s'approcha de la femme, et fronça les sourcils. Les yeux de la prisonnière étaient recouverts. Il lui ôta le bandeau et ses doutes encore présents furent confirmés. Elle était à peine reconnaissable dans de tels haillons, et dans un tel état physique.

— Candice, murmura-t-il. C'était bien toi qu'Isamu Kazunaga était venu chercher.

Sélène Rascorb et Thibalt Eizen avaient beaucoup d'amis de toutes sortes, et il s'agissait comme par hasard qui fonçaient tête la première dans les ennuis, sans prendre la peine de réfléchir ou encore de juste évaluer la situation. La bêtise était visiblement héréditaire…

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Mar 9 Mai - 23:44

Candice
Eizen

Dimma
Dokkond

Sauvetage ou suiccide ?
Je ne serais pas capable de vous dire depuis combien de temps je suis dans cette cellule. Et je saurais encore moins vous dire pourquoi est-ce qu'ils me maintiennent encore en vie. Ma dernière rencontre avec le Pontife était pourtant claire, il a essayé de me tuer et j'en ai gardé une cicatrice que j'ai toujours tenté de cacher. Le premier jour, sans doute par pitié, on a voulu me donner à manger. Tout en gardant les yeux bandés, en panique et encore folle de rage, et profitant d'avoir retrouvé mes forces, je me suis débattue. Même en étant attaché aux mains et aux pieds, je parvenais à donner des coups. Je me souviens que c'était tellement rude, que mes coups et leur tentative de me maintenir contre le mur est parvenu à déchirer mon haut. L'air frais qui passe sur la poitrine et surtout la cicatrice n'était pas facilement supportable. À cause de mon acte, une personne finit par venir qu'une seule fois par jours pour me nourrir. Comprenant que me confronter me fera juste perdre l'occasion d'avoir ma bouché de pain, j'ai arrêté de bouger. Malgré la bouché de pain, la fatigue m'englobe de plus en plus sans pour autant m'atteindre. Contre le mur, les mains attachées, impossible de m'endormir sans me faire mal au poignet. Il m'arrive de m'endormir une heure ou deux. Mais les picotements désagréables que poignet ainsi que la gouttelette qui longue mes bras témoignent qu'elles sont en sang. Sans doute à cause de mes agissements et du poids qu'elles subissent quand je tombe vers l'avant pour m'endormir.

Là en ce moment même, je me sens épuisé, c'est à peine si je peux bouger mes doigts. Trouvant mon emprisonnement interminable, je finis par m'endormir malgré la douleur. Ce sommeil profond m'a empêché d'entendre ce qui a pu se passer avant que je puisse ouvrir les yeux. Contrairement à ce que j'endure, mes rêves étaient doux. Je rêvais d'une vie meilleure avec ma sœur, mais il y avait aussi mon père,ma mère comme je me le suis imaginé et Isamu. On était ensemble, on se sentait bien, et le chef actuel des Insoumis avait même l'air plus en forme que d'habitude. Je me sentais si bien, j'aimerai même ne plus jamais me réveiller pour continuer de vivre dans ce monde ou les malheurs et tragédie n'existe plus. Alors que mon rêve dure aussi longtemps que je le souhaite, doucement, je sens un contact, un contact apaisant comme bienveillant. Papa ? Non ça ne peut pas être lui... Alice ? Ou alors... Isamu ? Il est venu me chercher ? Je ne sens plus le tissu qui couvrait ma vue.

— ...venu chercher.

Non... Ce murmure... Ça n'a pas l'air d'être la voie d'Isamu et encore moins celle du Pontife ou d'un Inquisiteur et pourtant, elle m'a l'air totalement familier. Difficilement, je finis par ouvrir les yeux, m'étant habitué au noir complet durant ces derniers jours, je grimace et lâche un faible râle par les lumières des torches qui suffisent à m'éblouir. Je tente de regarder qui s'adresse à moi et il m'a fallu un temps avant de bien voir de qui il s'agit. Parce qu'il faisait quand même sombre dans cette prison. Mais le masque sur le visage m'aide à deviner. Prise d'une surprise énorme, je fronce les sourcils et lui adresse la parole dans un soupir que je ne parviens pas à émettre plus fort.

« V... Vinur ? »

Mais pourquoi est-il ici ? Pourquoi est-ce qu'il est venu à mon secours. Je lui ai pourtant dit que c'était stupide ! Mais attend... Qui me dit qu'il est vraiment venu me sauver ? C'est peut-être la personne en charge pour me tuer. Je grimace de douleur quand j'essaye de bouger mes muscles encore endormis et les sangs coule de nouveau au niveau de mes poignets par le simple mouvement. Je voulais lui dire de partir de ne pas rester ici, mais je n'en ai pas la force. Et puis... Lui dire de partir alors qu'il a dû se donner tant de mal pour arriver jusqu'ici, du moins, si son but et bien de me libérer. Dans tous les cas, je ne me suis vraiment pas attendue que se soit lui la première personne que je verrais dans cette cellule.


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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Sam 13 Mai - 19:40

SAUVETAGE OU SUICIDE? JE DIRAIS SUICIDE.

Normalement tout doit se passer correctement. J'ai éparpillé des hommes un peu partout, et même si admettons l'homme masqué trouve la cellule de la petite sotte, deux gardes lui barrerons le passage le temps que j'arrive. C'est alors que je vis les deux gardes en questions se diriger vers moi.



C'est une plaisanterie ? 

Très clairement, je grimace à la vue des gardes qui n'ont pas tenu leurs postes comme je leur avais demandé. Ne voulant clairement pas perdre mon temps à savoir pourquoi ces abrutis on décidés de déserter leur poste, j'avance beaucoup plus rapidement vers la cellule. Très en colère d'être entouré pour cette fois d'une bande d'idiots, je constate avec colère que mes craintes son justifier. L'homme masque est non seulement déjà dans la cellule, mais en plus, il lui a retiré le bandeau et pour finir celle-ci se réveiller doucement de son sommeil. Shën merci, elle est encore attachée contre le mur, préférant ne pas lui laisser le loisir de la libérer l'air de rien. Je lance un projectile électrique en direction du masque pour avoir son attention. Une fois chose faite, je tire un second sur Candice et un troisième entre les deux dans le but de les séparer. 

« Ce n'est pas parce que vous m'avez livré le chef des Insoumis sur un plateau d'argent que je vous épargnerez pour autant. »

Je me mets devant la porte de la cellule avec les gardes à mon dos qui me suivent comme de vulgaires moutons. 

« Et encore moins vous laisser partir avec Mlle Eizen, qui est à votre bon savoir un danger bien trop important pour l'ordre et la sécurité de Satkaon. »

Presque autant que monsieur Kazunaga. Il faudra d'ailleurs renforcer la sécurité par sa capture. Je ne serai absolument pas étonné de surprendre des partisans en train d'essayer de le sortir d'ici. 

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Mer 17 Mai - 21:16
 

Dimma Dökkhönd

Inquisiteur

Sauvetage ou suicide ?
— V… Vinur ?

Dimma lui posa instinctivement la main sur la joue.

— Chut. Ne parle pas. Conserve tes forces. Je vais tâcher de te…

Un projectile magique s'écrasant contre le mur fit virevolter Dimma. L'inquisiteur était déjà là. Ce garçon était d'une vitesse incroyable. Parmi tous les cafards de la Terre, il avait fallu que celui-ci en particulier soit le plus persistant. N'avait-il pas à autre chose à faire, une autre activité qui réclame la pleine attention de son agaçante intégrité ?

Une infestation de rats, par exemple ?

L'inquisiteur tira un deuxième projectile, en plein sur Candice Rascorb et un troisième juste aux pieds de Dimma, ce qui le força à exécuter un petit bond en arrière pour s'écarter, l'éloignant de la jeune prisonnière.

— Ce n'est pas parce que vous m'avez livré le chef des Insoumis sur un plateau d'argent que je vous épargnerai pour autant.

Un chaton coincé dans un arbre, peut-être ?

L'inquisiteur se posta devant la porte ouverte de la cellule, deux gardes flanqués derrière lui. Il ne doutait de rien, le bougre.

— Et encore moins vous laisser partir avec Mlle Eizen, qui est à votre bon savoir un danger bien trop important pour l'ordre et la sécurité de Satkaon.

Une grand-mère qui souhaitait traverser la route, éventuellement ?

En vérité, cet inquisiteur commençait à exaspérer Dimma à un niveau qu'il pensait ne jamais découvrir. Beaucoup de gens l'avaient agacé dans la vie, à commencer par les défunts parents de Candice (Sélène, notamment, s'était montrée par moments singulièrement crispante), mais aussi Isamou Kazunigaud, Stirbjórn plus qu'il ne le devrait, la soupe Katzroy, le chimpanzé Rock, les défunts parents de Candice, le p'tit poulet, ce bourricot de Lev, et, surtout et avant tout, les défunts parents de Candice.

Néanmoins, et à la grande surprise de Dimma, l'inquisiteur se propulsait sans effort à la place numéro un de casse-pieds de service.

— Tu as fini de faire le malin, sale gosse ? finit-il par rétorquer. Si tu veux une fessée, je vais te la donner. Je pense que tes parents t'ont trop gâté.

Il fit quelques pas en direction de l'inquisiteur.

Combien de d'excès de vitesse étaient en train de se produire en son absence ?

— N'as-tu rien d'autre à faire de ta vie pour me traquer ainsi et te comporter comme crétin prétentieux le reste du temps ? Quand tu rentres chez toi le soir, tu comptabilises le nombre de personnes que tu as royalement ennuyées dans la journée ? Tu te vantes d'avoir éradiqué une espèce rare de castors ?

Il fit encore quelques pas en avant.

— Tu aimes terrifier les jeunes filles et brutaliser les hommes à terre impuissants, n'est-ce pas ? Il est vrai que ce sont des actes d'une telle dignité qu'ils t'obtiendront une promotion immédiate auprès du Pontife. Mais, dis-moi une chose, une seule petite chose, gamin…

Dimma s'arrêta devant l'inquisiteur.

— Comment espères-tu recevoir ta médaille si je te brise les mains ?

Sans prévenir, Dimma décocha un crochet du gauche en plein dans la mâchoire de l'inquisiteur et profita de son élan pour envoyer un revers du pied retourné qui happa le poignet de son adversaire et la fracassa contre le rebord de la cellule dans un craquement dont l'écho sordide résonna dans tout le corridor.

Dimma ne s'arrêta pas là. Il repoussa l'inquisiteur en arrière d'un chassé au milieu de la poitrine, ce qui l'envoya contre ses soldats. Dimma profita de la distraction pour poser la main sur la tempe du garde de droite et lui donner une impulsion électrique qui le força à asséner un formidable coup de tête à son collègue, les plongeant tous deux dans l'inconscience.

— Bien…

Dimma mit fin à son immunité à la douleur et laissa échapper un gémissement. Son bras le faisait à nouveau terriblement souffrir, d'autant que sa démonstration de force l'avait encore davantage endolori, et sa main valide, écorchée à cause du coup de poing, le lançait par intervalles.

Il attrapa l'inquisiteur par le col et l'amena près de son visage.

— Maintenant, fils, siffla-t-il entre ses dents serrées, tu vas libérer cette jeune femme, ou je te promets, sur Shën s'il le faut, que décevoir ton maître le Pontife sera le cadet de tes soucis. Ai-je été assez clair, ou dois-je me faire comprendre de manière plus démonstrative ?

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Sam 27 Mai - 18:47
feat Dimma et l'Inquisiteur
Bon sang...
Par ma plus grande surprise, je sens une caresse sur ma joue. Cette caresse me fait frémir, je n'ai plus tellement l'habitude de recevoir ce genre de geste... Il paraît si amical voir paternelle... Pourquoi Vinur ce comporte t-il ainsi ? Lui et moi nous nous sommes rencontrés que brièvement il y a que quelques jours... On peut prendre en hypothèse que c'est au fait qu'il connaissait mes parents mais... Pourquoi si soudainement ? Ça me paraît... Tellement étrange ! Malheureusement, je me sens beaucoup trop faible pour y réfléchir plus que ça et encore moins de contester ce geste qui dans le fond me rassure plus qu'autre chose. 

— Chut. Ne parle pas. Conserve tes forces. Je vais tâcher de te…

Soudainement, un projectile magique touche Vinur pour qu'ensuite, un second nous sépare l’empêchant de finir sa phrase. Un peu paniqué et trouvant de nouveau l'espoir, je me débats de nouveau et regarde hâtivement autour de moi trouvant un moyen pour essayer de l'aider. L'idéal serait que je face un portail pour fuir, cependant, c'est tellement risqué... Et en plus, ça ne changera pas ma situation, je suis toujours collé au mur avec ces menottes, et même avec un portail, je ne pourrais clairement pas partir. Alors que j'étais en pleine réflexion avec pour but d'aider Vinur une vive douleur me fait lâcher un cri. L'inquisiteur ne s'est clairement pas gêné de me lancer un projectile magique. Heureusement, ma concentration pour me maintenir éveiller à porté ses fruits.

« Ce n'est pas parce que vous m'avez livré le chef des Insoumis sur un plateau d'argent que je vous épargnerai pour autant. »

En entendant ces dires, j'écarquille les yeux et regarde Vinur en quête de réponse et surtout d'explication. Isamu est enfermé ici lui aussi, très certainement par ma faute. Et imbécile a essayé de me sauver à tous les coups, mais pourquoi est-ce que c'est enfin de compte Vinur qui est ici ? Et surtout pourquoi l'inquisiteur annonce que c'est lui qui a livré mon ami. Il a tout intérêt à mentir, mais aussi tout intérêts à dire la vérité. Impossible donc de savoir si ce qu'il dit est vrai. 

« Et encore moins vous laisser partir avec Mlle Eizen, qui est à votre bon savoir un danger bien trop important pour l'ordre et la sécurité de Satkaon. »

En panique pour Isamu je tente pour la millième fois de me libérer des chaînes et regarde en direction d’où vient l'inquisiteur. Si ce que cette ordure dite est vraie Isamu doit se trouver en bas. La respiration rapide, j'inspire tout de même un grand coup pour hurler.

« ISAMU ! »

Mais bordel, bon sang, merde, mais pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Pourquoi est-ce qu'il est allé prendre ce risque stupide de vouloir me sauver. Ma gorge se serre, je ne peux pas le laisser ici, mais je peux faire téléporter que deux personnes. Je regarde vers le haut cherchant une fois de plus à me libérer, je veux sortir Isamu de là et aussi Vinur. Même si la tache paraît impossible, il est encore plus évident qu'elle l'est si je reste attaché. Vinur tant qu'a lui se dirige vers l'inquisiteur. En vu de la douleur que m'a procurer le projectile lui n'a pas l'air d'avoir ressenti quoi que se soit, pas de crie... Ni même un hoquet de surprise ? Bon sang, mais c'est quoi ce mec ? 

— Tu as fini de faire le malin, sale gosse ? Si tu veux une fessée, je vais te la donner. Je pense que tes parents t'ont trop gâté.  

Je fronce les sourcils, à quoi il joue ? Ça lui servira à quoi de parler de cette manière à l'inquisiteur ? Il cherche à l'énerver ? Ou... Ouais non, c'est lui qui est énervé à coup sûr. 

— N'as-tu rien d'autre à faire de ta vie pour me traquer ainsi et te comporter comme crétin prétentieux le reste du temps ? Quand tu rentres chez toi le soir, tu comptabilises le nombre de personnes que tu as royalement ennuyées dans la journée ? Tu te vantes d'avoir éradiqué une espèce rare de castors ?

Ouuuui, c'est lui qui a les nerfs à bloc, j'en donnerai ma main à couper. Il continue à s’avancer vers lui alors qu'il bloque la sortie. 

— Tu aimes terrifier les jeunes filles et brutaliser les hommes à terre impuissants, n'est-ce pas ? Il est vrai que ce sont des actes d'une telle dignité qu'ils t'obtiendront une promotion immédiate auprès du Pontife. Mais, dis-moi une chose, une seule petite chose, gamin…  

Je crois que je ne vais pas demander à qui il fait allusion... Parce qu'étrangement, je ne veux pas le savoir. Puis c'est qu'il parle beaucoup... Beaucoup plus que lorsqu'on s'est rencontré. 

— Comment espères-tu recevoir ta médaille si je te brise les mains ?

C'est après ces mots que Vinur lui déboîte la mâchoire d'un coup de pied pour ensuite le cogner, je ne sais comment, contre les barreaux pour ensuite le faire voler contre les gardes qui se trouvaient derrière lui. Surprise, je reste figé muette pour me mettre une note à moi-même... Ne pas énerver ou voir même agacer Vinur... Sauuuuuf si soudainement, je deviens masochiste ou voudrai subitement souffrir. Et comme si ça ne suffisait pas, il assomme les deux gardes en... Un simple touché ? 

— Bien…  

Il attrape l'inquisiteur sauf qu'après tout ça, je ne serais pas capable de dire s'il est encore conscient ou non.

— Maintenant, fils, tu vas libérer cette jeune femme, ou je te promets, sur Shën s'il le faut, que décevoir ton maître le Pontife sera le cadet de tes soucis. Ai-je été assez clair, ou dois-je me faire comprendre de manière plus démonstrative ?  

Fils... Drôle de manière de s'adresser à lui, je trouve... Mais je ne ferais aucun commentaire. Vinur ce débrouille très bien donc il faut que je me libère et que je trouve Isamu... Je tente de bouger mes jambes, mais constate avec effrois que je me sens encore tout aussi faible au point que de les avoir bougées m'a demandé un effort bien plus important que ce que j'aurais voulu. J'en râle déjà dans un murmure.

« Merde... »

Pour ensuite serrer des dents.

« Isamu... Fait chier... »
Est-ce qu'il va vraiment réussir à me faire sortir d'ici ?

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Sam 10 Juin - 23:08
SAUVETAGE OU SUICIDE? JE DIRAIS SUICIDE.

Dans ce genre de moment va y pour contenir ta colère noire envers ceux qui t'entoure. Aucun et je dis bien aucun d'entre eux ont été capable d'être correct et vu l'individu que j'ai en face de moi, il me sera impossible de pouvoir me débrouiller tout seul sans encombre. Et la preuve, comme des idiots les gardes restent derrière moi alors que l'homme masqué s'avance vers moi déterminé agacé bref rien qui ne veuille dire quelque chose de positif. Sachant que le corps-à-corps est mon grand point faible, je ne prends pas en compte tout ce qu'il raconte et lui lance le plus de projectile magique possible dans l'espoir de lui stopper la course. Rien à faire il avance encore je ne saurais pas dire si c'était la panique ou le fait qu'il esquive ou si c'est à cause de son armure magique... Mais il est maintenant tout prêt, je lève une main au ciel dans l'espoir de pouvoir tirer et faire tomber le plafond sur lui en dernier recours. Sauf que je n'en ai pas eu le temps.

Une ruée de coup que je n'ai jamais reçu de toute ma vie s’enchaîne, les gardes sont assommés tandis que moi, je découvre ce qu'est la douleur physique. Il finit par me soulever à l'aide du col et emmène mon visage près du sien. Il me demande de libérer Eizen sous peine de souffrir bien plus encore. Je ne pourrais clairement pas supporter la douleur plus longtemps et je ne peux pas trahir le Pontife et Shën. Deux choix donc impossibles pour moi, je me mets alors à rire.

« Comment est-ce que je pourrais la libérer... »

Je porte ma main contre mon torse plus exactement vers mon cœur.

« Si je suis mort ? »

Sans prévenir, je me lance à moi-même un projectile me tuant sur le coup. Il ne reste donc maintenant plus qu'une solution pour lui, fuir ou prendre le risque de fouiller tous les hommes et moi-même et trouver la bonne clef et la bonne formule pour libérer la fille. Mais rien ne lui garantira qu'il aura le temps. Un boucan, ce fait en bas le premier mort et déjà en gardienne et mon corps ne tardera pas à en faire autant, je sens mon esprit aller vers le cristal de Shën et mon corps craque déjà doucement pour la transformation, espérons juste qu'il va prendre peur et m'attaquer... Car c'est une des seules conditions qu'une gardienne à de faire du mal aux personnes qui l'entoure et très peu de personnes le savent. 

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Dim 25 Juin - 1:00
 

Dimma Dökkhönd

Inquisiteur

Sauvetage ou suicide ?
— Comment est-ce que je pourrais la libérer…

Dimma fronça les sourcils. Qu'avait-il encore prévu, cet asticot prétentieux ? La peignée qu'il venait de se prendre ne lui avait-elle donc pas suffi ? Il commença à se dire que le bluff resterait sa meilleure arme, car il n'était très clairement plus en position de force. Il reposait exclusivement sur l'empreinte psychologique qui émanait de sa fureur pour impressionner l'inquisiteur.

— Si je suis mort ?

Pardon ? Comment cela ? Il n'oserait tout de même pas…

Dimma se maudit à l'instant où, oui, l'inquisiteur osa. Il porta la main devant sa poitrine, et produisit un attaque magique. À bout portant, il se tua sur le coup. Dimma resta bouche bée un instant. Il se traitait d'imbécile et d'inconscient pour ne pas avoir anticipé cette action, lui qui se targuait pourtant d'être en général le plus prévoyant parmi les prévoyants.

Son esprit réactif reprit le dessus. Il réalisa presque immédiatement que l'Inquisiteur allait se transformer en Gardienne d'un moment à l'autre, et que cela les mettait en danger, lui et Sélène.

Candice.

Lui et Candice.

Les habitudes avaient la vie dure. Même en un temps de détresse, elles ne disparaissaient pas si facilement.

Dimma se demanda sincèrement quoi faire. Il ne pouvait pas imaginer la situation empirer davantage. Il était parvenu à éviter, de justesse, l'apparition d'une Gardienne, cependant l'univers paraissait avoir décidé de lui pourrir majestueuse la journée jusqu'au bout. Et qui était-il pour lutter face au destin ?

Dimma calcula qu'il ne serait pas en mesure de déplacer le corps de l'inquisiteur avant qu'il se modifie, et devait donc agir en conséquence. Sa seule solution pour s'en sortir résidait dans le pouvoir de téléportation de Sélène.

Candice.

Candice était son salut. Peut-être que les gardes possédaient la clé de ce salut. Dimma les fouilla l'un après l'autre, succinctement afin de ne pas se trouver sur le chemin de la Gardienne quand celle-ci s'éveillerait. Son intuition s'avéra. Il s'empara d'une grosse clé, et, le bras replié contre son buste, se précipita vers Candice.

Il inséra la clé dans la serrure des menottes qui entravaient les poignets de la jeune femme, et les déverrouilla successivement, et l'aida à se reposer sur son épaule.

— Candice… C'est une question de vie ou de mort… utilise ton pouvoir. Ou nous allons nous faire anéantir par une Gardienne. Je t'en prie, dépêche-toi.

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MessageSujet: Re: [FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond] Mer 19 Juil - 20:31
feat Dimma et l'Inquisiteur
Bon sang...
En ce moment même je me sens complètement anéantie par la simple idée qu'Isamu soit capturé par ma faute. Quand je m'étais présenté au Pontife c'était dans le seul but de lui sauver la mise à lui et la faction dont il est leader. Pas pour qu'il se retrouve à son tour emprisonnéparce qu'il a désespérément tenté de me sortir d'ici. C'était stupide irréfléchi et surtout stupide de sa part. Pourquoi faire ça pour moi bon sang ?! Je ne suis même pas une membre des Insoumis ! Et Vinur, pourquoi est-ce qu'il est ici lui aussi ?! Je l'ai pourtant dit que vouloir me protéger était stupide, pourquoi ces deux personnes s'entêtent à vouloir m'aider au point de mettre leur propre vie en danger ?! 

La mort de l'inquisiteur me fait reprendre mes esprits, entendant dans les escaliers une gardienne arriver vers nous. Deux gardiennes ?! Bon sang on est mal, tellement mal... Vinur finit par se diriger vers moi en tenant son bras. Mais pourquoi ? Il avait pourtant déjà l'air plus en forme quand il est arrivé. Pourquoi cette fatigue soudaine ? Luttant moi-même contre la fatigue non, l'épuisement. Je tombe limite par terre lorsqu'il me détache enfin, tousmes muscles tremblent et mes poignets brûlent par les frottements des chaînes qu'elles ont subies.

— Candice… C'est une question de vie ou de mort… utilise ton pouvoir. Ou nous allons nous faire anéantir par une Gardienne. Je t'en prie, dépêche-toi.

La première gardienne est là, le regard vide tourné vers nous tel qu'une machine tandis que celui de l'inquisiteur se transforme à son tour dans un craquement glacial. Je regarde autour de moi de nouveau, en temps normal je ne peux pas vraiment me téléporter au lieu souhaité quand je me trouve dans un endroit que je ne connais pas. Mais la situation est grave et il ne fallait pas attendre. Je m'accroche à Vinur et me concentre avec grande difficulté en tendant la main en face de nous. À peine le portail s'ouvre que je perds connaissance en tombant dans le portail avec l'homme masqué. Nous voilà donc sort de la cathédrale de l'église Blanche... Mais à quel prix ? Et surtout dans quelle condition aussi catastrophique soit-elle ?

Est-ce qu'il va vraiment réussir à me faire sortir d'ici ?

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[FINI] Sauvetage ou suicide ? [ft. Dimma Dokkhond]
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